Can

Can est un groupe allemand de Krautrock, rock expérimental, rock progressif, rock psychédélique, ambient, électro et post-rock rock créé en 1968 à Cologne par Malcolm Mooney, Holger Czukay, Jaki Liebezeit, Irmin Schmidt et Michael Karoli.

Pionniers de la scène Krautrock, les musiciens ont toujours rejeté les influences américaines et incorporé des éléments de musique minimaliste et de World-Music dans leurs compositions toujours très progressives.

Can en bref

Holger Czukay et Irmin Schmidt furent tout deux élèves de Karlheinz Stockhausen et Can a naturellement hérité de cette influence. Michael Karoli fut élève de Holger Czukay et a apporté l’influence de la musique tzigane à travers ses études ésotériques. Le batteur Jaki Liebezeit quant à lui est issu d’une solide formation jazz. Le groupe devait à l’origine s’orienter vers la musique ethnique par conséquent lorsque Can a décidé de se diriger vers le Garage-Rock, David Johnson s’en est allé.

Cette tendance World-Music réapparaîtra sur des albums comme Ege Bamyasi, Future Days et Saw Delight, ainsi que par l’apport de nouveaux membres de différentes nationalités au sein de la formation.

Les premières influences rock du groupe incluent The Beatles et The Velvet Underground ainsi que Jimi Hendrix, Sly Stone et Frank Zappa. Les membres du groupe reconnaissent qu’aux débuts de Can certaines de leurs compositions comme par exemple « Father Can not Yell » ont été largement inspirées par le Velvet.

La voix de Malcolm Mooney a été comparé à celle de James Brown (idole des membres du groupe) et leur premier style musical bien enraciné le rock psychédélique a suscité des comparaisons avec Pink Floyd.

A l’instar de leurs homologues de la scène Krautrock de la fin des années 1960 et au début des années 1970, c’est bien le rock-progressif anglais qui les inspirait.

La musique de Can est construite autour d’improvisations très libres, retravaillées en studio par la suite, qu’Holger Czukay, bassiste du groupe, qualifie lui-même de « compositions instantanées ».

Le groupe a connu quelques succès occasionnels, notamment avec les chansons Spoon et I Want More, toutes deux entrées dans les charts allemands.

En outre, à travers ses albums Tago Mago publié en 1971 et Ege Bamyasi sorti en 1972, Can a exercé une influence considérable sur la musique d’avant-garde, le rock expérimental, l’ambient, la new wave et la musique électronique.

En effet, de nombreux groupes post-punk comme The Fall, Public Image Ltd., Siouxsie and the Banshees, Joy Division, Suicide, This Heat mais également David Bowie, Talking Heads, The Stone Roses, Talk TalkRadiohead et Primal Scream citent volontiers Can parmi leurs influences.

Brian Eno a réalisé un court-métrage en hommage à Can avec la participartion de John Frusciante des Red Hot Chili Peppers dans lequel Can se voit décerner le prix de meilleur groupe d’Allemagne.

John Lydon, ancien membre des Sex Pistols, fonde Public Image Ltd. sur le même modèle que le groupe allemand et réalise un certain nombre de collaborations avec les membres de Can.

Radiohead reprend le titre Thief et The Jesus and Mary Chain joue régulièrement une reprise de Mushroom lors de ses concerts.

À noter que deux albums de Can, Tago Mago (1971) et Future Days (1973) figurent dans les Les 1001 albums qu’il faut avoir écoutés dans sa vie.

 Le groupe Can se sépare définitivement en 1991.

Personnellement certains des morceaux de Can me rappellent un peu ce qu’on faisait au sein de mon groupe Œil de Bluff à la fin des années 70, de longues (pour ne pas dire interminables) improvisations guitare, basse, batterie … Ne cherchez pas il n’existe aucun enregistrement officiel… 😉

Membres principaux de Can

Holger Czukay – basse
Michael Karoli – guitare, chants, violon
Jaki Liebezeit – batterie, percussions
Irmin Schmidt – claviers, chant

Autres membres de Can

Malcolm Mooney – chant
Damo Suzuki – chant
Rosko Gee – basse, chant
Rebop Kwaku Baah – percussions

Discographie de Can

1969 – Monster Movie
1970 – Soundtracks
1971 – Tago Mago
1972 – Ege Bamyasi
1973 – Future Days
1974 – Soon Over Babaluma
1975 – Landed
1976 – Flow Motion
1976 – Unlimited edition
1977 – Saw Delight
1978 – Out of reach
1979 – Can
1981 – Delay 1968
1985 – Inner Space
1989 – Rite Time
2012 – The Lost Tapes (Compilation)
2017 – The Singles (Compilation)

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Uriah Heep


Uriah HeepUriah Heep est un groupe britannique de hard rock, de progressive rock et de heavy metal créé en décembre 1969 à Londres par David Byron, Mick Box, Ken Hensley, Paul Newton et Alex Napier.

Il fut à ses début une véritable « tête de turc » objet d’un acharnement médiatique incroyablement hostile la part des critiques « spécialisés »…

Huriah Heep en bref

Uriah Heep a initialement débuté sous le nom de The Stalkers puis Spice entre 1965 et 69, puis le groupe tire son nom définitif d’un personnage de David Copperfield, roman de Charles Dickens publié en 1849.

Uriah Heep est un groupe qui dès le début a suscité la polémique. La presse spécialisée hard rock et rock progressif les a copieusement dégommé mais cela ne les a pas empêché d’être de tout temps un gros vendeur de disques en Europe (toutefois bien moins aux États Unis). Uriah Heep à par ailleurs su fidéliser des fans de toutes générations.

La particularité et l’originalité d’Uriah Heep est de produire une sorte de fusion entre le prog-rock, le hard-rock et le rock psychédélique grâce à son guitariste, chanteur exceptionnel, musicien polyvalent (particulièrement au claviers) et auteur-compositeur inspiré qui va être à la base des plus grands succès de la formation comme Look at Yourself, Lady in Black, Easy Livin’, Stealin’ et Free Me.

La publication du premier album d’Uriah Heep, l’énigmatique Very ‘Eavy…Very ‘Umble, qui s’illustre par une pochette hideuse et effrayante (où l’on voit le visage de David Byron pris dans une toile d’araignée, la bouche grande ouverte comme s’il cherchait sa respiration et les yeux absents), provoque des réactions hostiles de la part de la presse musicale. Le magazine Rolling Stone par exemple va jusqu’à déclarer de manière quelque peu excessive : « Ce disque est un supplice à écouter, si ce groupe fait carrière, je me suicide ».

https://youtu.be/N0H48bpJziQ

Le groupe anglais a dû faire face à l’adversité et un véritable lynchage médiatique pour démarrer sa carrière alors qu’objectivement il ne méritait pas d’être traité de la sorte…

Se qui revient le plus souvent chez les critiques c’est « manque d’originalité, redondance, prétention, plagiat, lourdingue… »  et les comparaisons dans le contexte rock ambiant naissant du début des seventies, dominé par Led Zeppelin, Deep Purple ou Black Sabbath vont bon train…

Le deuxième album Salisbury publié en février 71 panache un son heavy metal et rock progressif et leur compositions sont plus convaincantes grâce à l’implication pour la première fois de Ken Hensley. Son influence sur le groupe s’en ressent notamment sur le titre épique de 16 minutes, né d’une créativité collégiale et Uriah Heep trouve une nouvelle identité sur cet album.

Uriah Heep trouve son style mais Salisbury restera en deçà de sa meilleure production discographique qui suit avec Look At Yourself et Demons And Wizards.

En effet Look At Yourself est le troisième opus qui sort le 15 octobre 1971. Celui-ci marque une progression technique, collective et au niveau de l’inspiration. Avec un hard-rock plus violent, Uriah heep devient cette fois un véritable groupe qui réussit à faire taire ses détracteurs.

Pour continuer de progresser David Byron, Mich Box et Ken Hensley, le noyau fondateur d’Uriah Heep refondent refondent le groupe en intégrant le batteur Lee Kerslake, le bassiste Gary Thain qui prennent par à l’enregistrement du quatrième opus Demons and Wizards en mai 1972 sur lequel figure le tube Easy Leavin’ qui permet enfin à Uriah Heep de prendre place parmi les meilleurs groupe de hard rock.

En novembre de la même année sort The Magician’s Birthday est quant à lui plus progressif et deux singles en sont tirés, Blind Eye et Sweet Lorraine et les très réussis Sunrise et Echoes In The Dark.

Ce cinquième opus est suivi du premier live de Huriah Heep, Live 1973, enregistré en janvier 1973 à l’occasion de l’étape de Birmingham de sa tournée anglaise, puis d’un nouveau LP studio, au contenu mitigé et plus aventureux Sweet Freedom qui s’en sort malgré tout encore bien.

Ce ne sera plus le cas avec le suivant Wonderworld publié en juin 1974 qui ressemble à Sweet Freedom mais en moins inspiré. A partir de là Uriah Heep entre dans une spirale négative et l’accident (électrisation) de son bassiste Gary Thain  lors d’un concert à Dallas et entraîne l’annulation prématurée de la tournée américaine. Gary Thain peine à se remettre de ce choc électrique et le 14 décembre 1974 il joue pour la dernière fois avec Uriah Heep (remplacé par John Wetton de King Crimson) avec lequel les relations sont conflictuelles dès le début 1975. A la fin de l’année, il meurt d’une overdose d’héroïne.

Jusqu’à la fin de la décennie, tout en restant relativement populaire, Uriah Heep publie encore quatre albums décevants : Return To Fantasy (1975), High And Mighty (1976), Firefly et Innocent Victim (1977), Fallen Angel (1978).

Puis Uriah Heep perd son chanteur David Byron, la grande période du groupe est déjà révolue depuis un bon moment mais il reste toujours actif grâce à Mick Box, lequel est aujourd’hui entouré de Bernie Shaw (chant), Phil Lanzon (claviers), Russell Gilbrook (batterie) et du bassiste Davey Rimmer.

En 2016 le groupe effectue quelques concerts au Japon à l’occasion du Legends Rock Cruise et débute l’enregistrement d’un nouvel album.

https://youtu.be/RdfHizhN2FE

Membres d’Uriah Heep

En 1971, Alex Napier quitte le groupe, trois batteurs lui succéderont dont  Lee Kerslake (de 1971 à 1979 puis de 1981 à 2007) et Chris Slade (ex Manfred Mann’s Earth Band) qui assure l’intérim.

La même année marque aussi le départ de Paul Newton remplacé par Gary Thain qui décédera le 08/12/1975. Il sera remplacé par John Wetton (ex Mogul Thrash) qui ne reste qu’une seule année. Le poste vacant est alors occupé par Trevor Bolder.

En 1976, David Byron quitte Uriah Heep pour se se consacrer à sa carrière  solo. Il participera à l’aventure Rough Diamond en 1977.

C’est John Lawton (ex Lucifer’s Friend) qui prend la relève jusqu’en 1979 lorsque le chanteur John Sloman se charge de prendre sa place pendant deux ans. Suivent Peter Goalby et Steff Fontaine avant l’arrivée de Bernie Shaw (ex Legend, Praying Mantis et Grand Prix) en 1986.

https://youtu.be/Q7iZhcBNiT0

Formation actuelle d’Uriah Heep

Bernie Shaw – voix
Mick Box – guitare
Phil Lanzon – claviers
Trevor Bolder – guitare basse
Russell Gilbrook – batterie

Membres d’Uriah Heep de 1972 à 74

Gary Thain – guitare basse
David Byron – voix
Mick Box – guitare
Ken Hensley – claviers
Lee Kerslake – batterie

Discographie d’Uriah Heep

1970 : Very ‘eavy… Very ‘umble
1971 : SalisburyLook at Yourself
1972 Demons and WizardsThe Magician’s Birthday
1973 : Sweet Freedom Uriah Heep Live
1974 : Wonderworld
1975 : Return to Fantasy
1976 : High and Mighty The Best of Uriah Heep
1977 : FireflyInnocent Victim
1978 : Fallen Angel
1979 : Anthology
1980 : Conquest
1982 : Abominog
1983 : Head First (en)
1985 : Equator
1986 : Live at Shepperton ’74Live in Europe
1988 : Live in Moscow
1989 : Raging Silence
1991 : Different World
1994 : Lady in BlackThe Lansdowne TapesA Time of Relevation
1995 : Sea of Light
1996 : Spellbinder Live
1997 : King Biscuit Flower Hour Presents In Concert
1998 : Sonic Origami
2008 : Wake the Sleeper
2009 : Celebration
2011 : Into the Wild
2014 : Outsider
2015 : Totally Driven

Site de référence : www.uriah-heep.fr

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