RoseDog font passer un message avec « Man Of My Own »

Avec Man of My Own, le duo bruxellois RoseDog signe une entrée en matière aussi frontale qu’élégante et offre proposition artistique cohérente qui intrigue autant qu’elle séduit.

Premier extrait de leur EP Threshold, le morceau pose immédiatement les bases d’un univers hybride, quelque part en électro-rock et pop addictive.

Difficile de ne pas penser à une certaine filiation avec Daft Punk, notamment dans cette manière de mêler textures électroniques et efficacité pop. Mais RoseDog ne s’arrête pas là : une touche new wave très années 80 plane sur l’ensemble, apportant une nostalgie froide qui contraste avec la chaleur du propos. Car oui, Man of My Own n’est pas qu’un titre accrocheur, c’est aussi une vraie prise de position, particulièrement importante dans la société actuelle.

Portrait du duo RoseDog

Au centre, la voix d’Emil, nuancée et expressive, devient le fil conducteur du message de la chanson. L’idée est de remettre en question une masculinité archaïque qui étouffe toutes les émotions. Il y a dans son interprétation une forme de retenue qui rend le propos encore plus percutant, comme une tension constante entre contrôle et lâcher-prise.

Le refrain, lui, fait mouche dès la première écoute. Entraînant, facile à reprendre, il s’impose presque malgré nous et reste en tête bien après la fin du titre.

On sent aussi l’influence du parcours des deux artistes : le théâtre pour Emil, qui donne une dimension narrative à l’interprétation, et la musique de film pour Victor, dont les arrangements contribuent à donner une véritable ambiance cinématographique. Leurs univers se marient parfaitement bien et ensemble, ils créent une tension dramatique qui donne au morceau une certaine originalité. 

Avec Man of My Own, RoseDog interpellent, questionnent, et surtout, ils donnent envie d’en entendre plus. Une première carte de visite solide et prometteuse, qui laisse présager un bel avenir pour le duo dans le monde de la musique.

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Set The Tone dévoile « Fourteen » et nous replonge dans les 90s

Avec Fourteen, le groupe gallois Set The Tone signe un single qui joue habilement sur la corde sensible de la nostalgie sans tomber dans le cliché facile. 

Dès l’intro, les textures installent une ambiance familière, mais pas figée. On sent bien l’influence des 90s et 2000s, oui, mais elle est digérée, retravaillée, et jamais copiée-collée. Le morceau avance avec une forme de retenue, comme s’il refusait d’exploser complètement pour mieux laisser respirer le message.

Le groupe Set The Tone

La sincérité du propos est le point fort de ce single. Liam Richards, au chant, livre une réflexion simple mais qui parlera à tout le monde : grandir, oui, mais sans jamais totalement se détacher de ce qui nous a construit. Les rêves d’adolescent, les morceaux qu’on écoutait en boucle, ces petits fragments d’identité qui résistent au temps… Fourteen capte tout ça avec une justesse désarmante. On devine que le titre est né d’une base très intime, avant d’être enrichi par les arrangements et la production.

Finalement, il ne s’agit pas ici de regretter ses 14 ans, mais plutôt de constater que certaines choses – les goûts, les rêves, les obsessions – s’accrochent plus longtemps qu’on ne l’aurait cru.

Musicalement, la collaboration fonctionne parfaitement. Daniel Hayman, à la production, donne de l’ampleur au morceau, tandis que les guitares de Nate Jones et la basse de Rob Williams apportent cette touche rétro si familière. L’ensemble reste fluide et jamais fade. Il y a même un côté légèrement mélancolique qui s’installe, comme une douce piqûre de rappel du temps qui passe.

Là où Set The Tone réussit particulièrement bien, c’est dans cet équilibre entre hommage et modernité. Fourteen ne cherche pas à réinventer le genre, mais à le faire vivre avec honnêteté. Et ça marche !

En somme, Fourteen est un morceau qui s’écoute presque comme une conversation intérieure. C’est efficace, touchant, et suffisamment accrocheur pour rester en tête. De quoi donner envie de Set The Tone suivre de près !

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