1993 : Les Rita Mitsouko > Y’a d’la haine




1993 : Les Rita Mitsouko - "Y’a d’la haine" extrait de l'album "Système D." - MazikPour terminer la semaine comme elle a peut-être commencé, je vous laisse avec « Y’a d’la haine » tiré du quatrième album studio des Rita Système D. Avec ce style toujours unique qui les caractérise, entre swing, blues et rap, cet album connaîtra le succès avec ce single notamment.

A la recherche d’un nouveau son, Catherine Ringer et Frédéric Chichin ont préféré produire eux même ce disque afin d’avoir les coudées franches. C’est plutôt réussi, puisque nombre de fans considèrent que c’est là l’un de leur meilleur album. Délibérément hors tendance avec des styles très variés, la musique et les arrangements nous détournent des chemins habituels aux premières écoutes.

En effet, sur des rythmes chicaniers, les arpèges volent naturellement dans le décor afin de ne nous laisser qu’une seule alternative, demander au lecteur CD un replay pour essayer de mieux connaître cette voie. Cette dose d’imprévisibilité est le secret de ce duo sacré et c’est ce qui fait leur charme.

Les paroles corrosives et névrotiques des chansons comme « Y’a d’la haine », « Chères petites », « La Belle Vie » laisse place à un duo avec Iggy Pop « My Love Is Bad » et de deux reprises, ce qui n’est pas courant dans le répertoire des Rita, « Hôtel Particulier » de Gainsbourg et « La Steppe » extrait de leur premier album, Don’t Forget The Nite.

Bon je vais pas vous embêter plus longtemps et vous laisse redécouvrir le clip de « Y’a d’la haine » qui a été récompensé comme clip de l’année aux MTV Europe Music Awards.

Paroles de «Y’a d’la haine » de Les Rita Mitsouko (album «Système D.)

On n’a pas que de l’amour
ça non !
On n’a pas que de l’amour à revendre
ça oui ! Y’a d’la haine
On n’a pas que de l’amour
Ça non ! Y’a d’la haine

La haine aussi
Faut qu’elle se répande
Sans que ça freine

Y’en a même un sacré bon paquet
Eh ouais
Ouais quand même
Quand même

On n’a pas que de l’amour
ça non !
On n’a pas que de l’amour à revendre
ça oui ! Y’a d’la haine

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The Grateful Dead

The Grateful DeadThe Grateful Dead est un groupe de Rock Psychédélique qui a su fusionner différents styles comme le blues, le folk, la country et jazz pour créer un rock riche et unique. Célèbres pour ses improvisations à rallonge sur scène, le groupe a sorti des tubes comme « Sugar Magnolia », « Casey Jones » et « Scarlet Begonias ».

Ses membres principaux étaient Jerry Garcia, Bob Weir, Phil Lesh et Mickey Hart auxquels un grand nombre de musiciens ce sont joints plus ou moins régulièrement au fils des albums ou des concerts.

The Grateful Dead en bef

Les années 1960 on vu apparaître le mouvement psychédélique, qui a culminé dans les contre-cultures aux États-Unis et en Europe, accompagné par des flots de substances hallucinogènes (légales au début), par sa musique expérimentale et planante. L’un des groupes les plus représentatifs de ce mouvement est sans nul doute The Grateful Dead. Formé en 1965 à Palo Alto en Californie, ce groupe est resté fidèle aux valeurs de la musique psychédélique tout au long de sa carrière qui s’est prolongée jusqu’en 2015.

Dirigé par le patriarche hirsute, Jerry Garcia, le Grateful Dead a toujours donné la priorité aux improvisations en s’inspirant de styles divers comme le Bluegrass, la Country, le Folk, le Rythm’n’Blues, le Raga indien, le Free-Jazz le tout s’inscrivant dans la mouvance Freak, Beatnik et Hippie de la fin des sixties qui s’est poursuivie et amplifiée dans les années 70

Jerry Garcia a très jeune appris la guitare de façon assez personnelle car privé de son majeur à la main droite, sectionné lorsqu’il avait 4 ans par son frère qui manipulait une hache… ça ne s’invente pas !

Âgé d’une vingtaine d’années, alors qu’il travaille dans un magasin d’instruments de musique et qu’il donne des leçons de guitare folk, il fait la connaissance de Robert Hunter et ensemble ils passent d’un groupe à l’autre au gré de leurs envie pour jouer dans des bars.

En 1965, après avoir rencontré Bob Weir et Ron Pigpen (ami de Janis Joplin) puis Pil Chapmann (alias Phil Lesch) ils électrifient leur son et montent le groupe Warlocks mais comme d’autres formations portent déjà ce nom, Jerry Garcia ouvre une encyclopédie et tombe par hasard sur l’expression « Grateful Dead » (Le Mort Reconnaissant), leur nom est trouvé !

Chose incroyable de nos jours, des chercheurs de l’Université de Stanford recrutent le groupe comme cobaye pour tester les effets du LSD lors de prises collectives dites « acid tests » et Jerry Garcia, affublé d’un haut de forme bariolé qui lui vaudra le surnom de « Captain Trips »,  devient naturellement le maître de cérémonie des ces séances délirantes  lors desquelles le Grateful Dead part dans des improvisations débridées qui se poursuivent jusqu’au petit jour. Bien entendu ils attirent autour d’eux toute la communauté hippie du secteur et au-delà…(dead/au-delà… il fallait que je la fasse…) ;).

Ils enregistrent un premier 45T en 1966 suivi d’un album sans titre constitué de reprises de blues, un peu trop formaté, qui déçoit terriblement ceux qui s’attendaient à y trouver des improvisations interminables de Jerry Garcia.

En 1967 le groupe participe au festival de Monterey et passent, « morts de trac » (dead/morts, bon ok j’arrête !), entre les Who et Jimi Hendrix. Leur prestation est tellement mauvaise qu’ils refusent de figurer dans le documentaire qui s’en suit.

Fin de cette même année le groupe se rapproche de Marty Balin et son Jefferson Airplane de pour gérer ensemble le Caroussel Ballroom où ils donnent régulièrement des concerts de Rock Psychédélique devant des hippies conquis et contemplatifs et néanmoins complètement défoncés.

Le Grateful Dead enregistre deux albums qui ne se vendent pas bien, résultat le groupe est gravement endetté.

Ils participent au festival de Woodstock puis à celui d’Altamont puis en 1970 sort l’album Live / Dead (captations de concerts à San Francisco où le groupe enregistre Aoxomoxoa) qui suscitera un certain mysticisme et connait un véritable engouement grâce à la longue impro sur Dark Star qui occupe toute une face de l’album.

Cet album est suivi par leur deux meilleurs albums Workingman’s Dead et American Beauty qui sortent aussi en 1970 qui ont une connotation plus Country-Rock dans le style de Crosby-Stills-Nash and Young.

Si ces deux albums studio sont considérés comme l’apogée artistique du Grateful Dead, ce Life / Dead compte parmi les plus représentatifs du genre et constitue un modèle de la puissance de très longue impros qui servira de référence à de nombreux groupes par la suite.

En 1972 le groupe part pour une tournée européenne à partir de laquelle ils connaîtront un succès international voir même une sorte de vénération, il y aura un véritable culte mystique pour le Grateful Dead.

Avec près de 20.000 concerts le « Dead », comme l’appellent ses fans (les Deadheads), reste l’un des groupes live les plus populaires de l’histoire du rock, il a suscité une forme de dévotion massive sans équivalent.

Jerry Garcia et son groupe ou toujours encouragé les spectateurs à enregistrer leurs concerts de fait, avec l’arrivé des K7 audio enregistrables, il existe un nombre incalculable d’enregistrements « pirates » de leurs concerts, bootlegs de plus ou moins bonne qualité (souvent plutôt moins, il faut le reconnaître…).

L’ultime concert réunissant les derniers membres survivants de la formation d’origine s’est déroulé début juillet 2015 puisque le groupe a donné 5 concerts pour célébrer les 50 ans du Dead.

Membres du Grateful Dead

Jerry Garcia : guitare, chant
Bob Weir : guitare, chant
Phil Lesh : basse, chant
Bill Kreutzmann : batterie
Ron « Pigpen » McKernan : claviers, chant, harmonica, percussions
Mickey Hart : batterie
Tom Constanten : claviers
Keith Godchaux : claviers
Donna Jean Godchaux : chant
Brent Mydland : claviers, chant
Bruce Hornsby : claviers, chant
Vince Welnick : claviers, chant

Discographie du Grateful Dead

albums studio

1967 – The Grateful Dead
1968 – Anthem of the Sun
1969 – Aoxomoxoa
1970 – Workingman’s Dead
1970 – American Beauty
1971 – Grateful Dead (en concert)
1972 – Europe ’72 (en concert)
1973 – History of the Grateful Dead Volume One (Bear’s Choice) (en concert)
1973 – Wake of the Flood
1974 – Grateful Dead from the Mars Hotel
1975 – Blues for Allah
1976 – Steal Your Face (en concert)
1977 – Terrapin Station
1978 – Shakedown Street
1980 – Go to Heaven
1981 – Reckoning (en concert)
1981 – Dead Set (en concert)
1987 – In the Dark
1989 – Dylan and the Dead (avec Bob Dylan)
1989 – Built to Last
1990 – Without a Net

Compilations

1974 – Skeletons from the Closet: The Best of Grateful Dead
1977 – What a Long Strange Trip It’s Been’
1987 – Dead Zone: The Grateful Dead CD Collection (1977-1987)
1996 – The Arista Years
1997 – Selections From the Arista Years
1999 – So Many Roads (1965-1995)
2001 – The Golden Road (1965-1973)
2003 – The Very Best of the Grateful Dead
2004 – Beyond Description (1973-1989)
2010 – The Warner Bros. Studio Albums

Il existe d’innombrables archives d’enregistrements live du Grateful Dead mais s’il vous en faut un prenez Live / Dead

Site de référence : www.dead.net

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