The Enid


The Enid - MazikThe Enid est un groupe de rock progressif britannique fondé en 1973 par Robert John Godfrey, ancien collaborateur de Barclay James Harvest (dont il ne fut jamais membre). Parmi les autres musiciens fondateurs clés, on compte les guitaristes Steve Stewart et Francis Lickerish ainsi que le batteur Dave Storey. La formation actuelle ne se compose plus que du claviériste Robert John Godfrey et du guitariste Jason Ducker.

Son line-up  a en effet connu de multiples changements depuis ses débuts autour de  Robert John Godfrey à la barre. Ce dernier a connu des phases de dépression associés à des périodes de manque d’inspiration. Par ailleurs le leader de The Enid rencontre des problèmes de santé avec notamment du diabète et, en 2014, un diagnostic de la maladie d’Alzheimer…

The Enid en bref

Le groupe The Enid (ne pas confondre avec Enid un groupe de black metal symphonique allemand) commence à enregistrer à la fin des années 70, un peu à contre courant de la vague punk-rock qui inonde la scène musicale. Robert John Godfrey déclare même avec une certaine ironie que The Enid est à la musique classique ce que les Sex Pistols est au rock. Hélas, cela ne se traduit pas par une reconnaissance artistique ou commerciale malgré des passages réguliers au Friday Rock Show diffusé sur les ondes de  BBC Radio  1.

En 1981, The Enid collabore toutefois au premier album de Kim Wilde.

Le cinquième album du groupe, Something Wicked This Way Comes, sort en 1983. Il se démarque des précédents puisqu’il est le premier album d’Enid qui ne soit pas totalement instrumental. Les paroles sont écrites par le batteur de l’époque Chris North et interprétées par Robert John Godfrey, toujours dans un style opéra-rock, riche et grandiloquent.

Il s’agit d’un concept-album qui évoque de la menace de guerre nucléaire et des différentes façons dont la population y réagit.

En 2001, le groupe signe un contrat avec Inner Sanctum afin de rééditer une grande partie du catalogue du groupe sur ce label, qui en 2009 tente de prendre le contrôle du nom et des droits d’auteur du groupe en toute illégalité…

Après l’action en justice qui s’en est suivi, l’album Journey’s End sort sur le propre label du groupe Enidiworks/Operation Seraphim.

En mars 2006, Robert John Godfrey annonce sur le site web du groupe qu’il rend disponible en téléchargement gratuit de son catalogue au format mp3 de haute qualité en précisant « The Enid représente l’œuvre de ma vie et je souhaite que ma musique touche le plus de gens possible et ne disparaisse pas complètement après ma mort…« .

The Enid ne publie plus aucun album entre 1997 et 2010, date de sortie du nouvel opus Journey’s End.

The Arise and Shine de 2009 ne contenait en fait que des morceaux remixés et partiellement réenregistrés d’albums précédents, plus un extrait d’un titre de Journey’s End.

 

En décembre 2012, le treizième album du groupe Invicta se positionne en neuvième position du sondage « Readers’ albums of 2012 » effectué auprès des lecteurs du journal The Guardian, et le morceau « The One and the Many » sixième dans la catégorie « Readers’ tracks of 2012« .

En juin 2013, après que Robert John Godfrey a été diagnostiqué Alzheimer, l’obligeant à prendre une retraite anticipée, les autres membres ont affirmé leur intention de poursuivre l’aventure The Enid avec le consentement de son fondateur.

Après avoir quitté The Enid, le claviériste William Gilmour fonde le groupe Craft avec Grant McKay Gilmour et Martin Russell (ex Afro Celt Sound System). Le combo produit un mini-album éponyme en 1984 sur le thème de six signes du zodiaque : « Aries », « Taurus », « Gemini », « Cancer », « Leo », et « Virgo » qui contiennent des parties instrumentales très influencés par The Enid.

L’album complet sort quant à lui sur le label américain Kinetic Discs en 1992.  Deux bonus-tracks, « Branislana » et « And So to Sleep » y figurent encore plus fortement influencés par The Enid.

En mars 2016, Robert John Godfrey, affecté par ses problèmes de santé, se retire de la tournée. Ce sont le claviériste Zach Bullock et le chanteur Joe Payne qui assurent ses prestations sur scène. Le line-up de la tournée suivante est composé de Zach Bullock, Joe Payne, Jason Ducker, Max Read, le batteur Dave Storey et le nouveau bassiste Josh Judd.

En septembre de la même année Joe Payne quitte The Enid après avoir été son frontman pendant cinq ans. Il est suivi par Max Read et Dave Storey laissant ainsi le groupe sous forme de trio avec Zach Bullock, Jason Ducker et le batteur Dominic Tofield, ce dernier ayant fait son retour au sein de la formation.

En avril 2018, Robert John Godfrey, en meilleure forme, réintègre The Enid, le diagnostic de maladie d’Alzheimer s’étant avéré faux. À ce moment là le groupe est mal en point et ne se compose plus que de deux membres, Robert John Godfrey et Jason Ducker qui travaillent sur un nouvel album Homily, initialement prévu comme album solo de Robert John Godfrey.

À ce jour The Enid est toujours très actif, le groupe continue d’enregistrer et de se produire sur scène. En 2018, sort l’album live at the Citadelle avec Jason Ducker et Zach Bullock autour de l’infatigable Robert John Godfrey.

Membres de The Enid

Robert John Godfrey – claviers, chant
Jason Ducker – guitares, chant

Anciens membres

Steve Stewart – guitares, basse
Francis Lickerish – guitares
Peter Roberts – chant
Nick Magnus – claviers
David Williams – basse
Dave Storey – batterie, percussions
Glen Tollet – basse, claviers, tuba
Neil Kavanagh – basse
Robbie Dobson – batterie, percussions
Charlie Elston – claviers
Jeremy Tranter – basse
Terry « Thunderbags » – basse
William Gilmour – claviers
Martin Russell – claviers, basse
Tony Freer – cor anglais, Hautbois
Chris North – batterie, percussions
Robert Perry – claviers
Wayne Cox – batterie, percussions
Gary Mendel – basse
Steve Hughes – batterie et percussions
Nick May – guitares, claviers
Tobey Horsenail – effets sonores vocaux
Kes – effets sonores vocaux
Torin – effets sonores vocaux
Grant Jamieson – guitares
Alex Tsentides – basse guitare
Max Read – guitares, basse
Nicholas Willes – basse, percussions, guitare
Joe Payne – chant, claviers
Zach Bullock – chant, claviers
Dominic Tofield – batterie, percussions, basse, chant

Discographie de The Enid

Albums studio

1976 – In the Region of the Summer Stars
1977 – Aerie Faerie Nonsense
1979 – Touch Me
1980 – Six Pieces
1983 – Something Wicked This Way Comes
1985 – The Spell
1988 – The Seed and the Sower
1986 – Salome
1987 – Joined By The Heart
1994 – Tripping the Light Fantastic
1995 – Sundialer
1997 – White Goddess
2010 – Journey’s End
2012 – Invicta
2014 – First Light
2015 – The Bridge
2016 – Dust
2017 – Resurgency

Albums live

1984 – Live at Hammersmith (Vol. 1) (enregistré en 1979)
1984 – Live at Hammersmith (Vol. 2) (enregistré en 1979)
1984 – The Stand
1986 – The Enid at Hammersmith 17 October 1986 (bootleg officiel)
1987 – The Enid at Hammersmith 30 October 1987 (bootleg officiel)
1988 – Final Noise
2010 – Live at Town Hall, Birmingham
2012 – Live with The CBSO at Symphony Hall
2015 – Live and Unreleased (concert de 2015 avec des morceaux live de 2014)
2015 – The Bridge Show – Live at Union Chapel
2018 – Live at the Citadel (avec Robert John Godfrey)

Compilations

1985 – The Stand 2 (rarities compilation)
1986 – Lovers And Fools (retrospective compilation)
1986 – Liverpool (compilation)
1987 – Inner Pieces
1988 – Inner Visions
1991 – The Story of The Enid (told in words and music by Robert John Godfrey)
1996 – Anarchy on 45 (singles compilation)
1996 – Members one of Another (fanclub compilation)
1996 – Healing Hearts
1999 – Tears of the Sun

Site de référence : www.theenid.co.uk

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Musique à bord de la mission Apollo 11


Le 16 juillet 2019 marque le 50ème anniversaire du lancement d’Apollo 11, mission qui devait amener les premiers astronautes sur la Lune, objectif incroyable et challenge audacieux fixé par le président John F. Kennedy le 25 mai 1961, en pleine guerre froide.

Le voyage de Neil Armstrong, commandant de la mission, de Buzz Aldrin et de Michael Collins, a duré huit jours, trois heures, 18 minutes et 35 secondes… (de quoi trouver parfois un peu le temps long surtout sans musique).

L’atterrissage ou plus exactement l’alunissage du 20 juillet 1969 et le premier pas d’un homme sur la lune ont été retransmis en direct à la télé et suivi par plus de 530 millions de téléspectateurs à travers le monde (dont moi, j’avais 10 ans…) ;).

La chanson « Fly Me to the Moon » de Frank Sinatra en 1964 qui avait déjà été associé au programme spatial Apollo de la NASA fut diffusée lors de la mission précédente, Apollo 10, qui consistait à mettre la capsule en orbite autour de la lune et à tester le LEM (Lunar Excursion Module).

Lors de la mission suivante, Apollo 11, ce titre est devenu le premier morceau joué sur notre satellite naturel lorsque Buzz Aldrin qui a marché sur la surface lunaire après Neil Armonstrong,  l’a passé sur son lecteur de cassette à bord du LEM posé sur la mer de la Tranquillité.

Mais ce n’est pas la seule musique écoutée au cours de la mission Apollo 11.

Mickey Kapp, un jeune producteur hollywoodien qui travaillait pour Kapp Records, le label indépendant que son père avait fondé en 1954, était également ami de certains membres de la NASA.

Après s’être enquis de leurs goût musicaux, il avait compilé des chansons pour les trois astronautes afin d’égayer leur vol de quatre jours en direction de la lune (et autant pour le retour).

À partir d’Apollo 7, la NASA avait en effet équipé chaque astronaute d’un enregistreur à cassettes compact Sony TC-50, une sorte de proto-Walkman. Son but initial n’était pas de passer de la musique mais de permettre aux astronautes de dicter leurs notes de mission au lieu de le faire par écrit avec un stylo et du papier.

Alors que le vaisseau spatial se trouvait à environ 275.000 km de la Terre, Neil Armstrong, le commandant de bord, annonce au contrôle de vol à Houston « Voici l’un de mes vieux albums préférés enregistré il y a environ 20 ans, il s’intitule Music Out of the Moon«  et appuie sur le bouton Play de son cassettophone.

Le premier titre « Lunar Rhapsody »  enregistrée en 1947 sur le label Capitol, a été composé par Harry Revel, dirigé et arrangé par Les Baxter qui y a inclus des effets sonores spéciaux (et spatiaux) grâce à un instrument très particulier, le Thérémine, manipulé par Dr. Samuel J. Hoffman dont l’ultime enregistrement eu lieu en 1965 sur Safe as Milk de Captain Beefheart & His Magic Band. Cet instrument de musique électronique sera utilisé plus tard par les Beach Boys sur « Good Vibrations ».

 

Après que la lecture du morceau sur son lecteur de mini K7 eut envahi l’habitacle de la capsule et les oreilles des contrôleurs au sol, Houston a remercié Armstrong de l’avoir finalement… éteint !

Selon l’astronaute Michael Collins, coéquipier d’Apollo 11, lui est ses camarades de vol ont également écouté « Everyone’s Gone to the Moon » sans toutefois préciser de quelle version il s’agissait, probablement l’original de Jonathan King publié en 1965.

Sur les cassettes à bord d’Apollo 11 figuraient également :

Lunar Rhapsody a plus récemment été intégré comme bande son du film  First Man le biopic de Damien Chazelle consacré à Neil Armstrong.

Quelques semaines après leur retour sur terre, alors que l’équipage était encore confiné en quarantaine, débutait le célébrissime festival de Woodstock qui s’est déroulé du  15 au 17 août 1969…

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