Orianthi




Orianthi PanagarisOrianthi Panagaris ou Orianthi, d’origines grecque et anglaise est une guitariste de nationalités britannique et australienne née le 22 janvier 1985 à Adélaïde. Son style est souvent comparé à celui d’autres virtuoses tels Joe Satriani, Steve Vai, Eddie Van Halen ou Carlos Santana. Orianthi a été la guitariste principale de Michael Jackson lors de la préparation de sa tournée This Is It qui n’a pas eu lieu suite au décès du chanteur.

Orianthi en bref

Dès l’âge de 24 ans, Orianthi a déjà vécu ce dont rêvent la plupart des aspirants musiciens sans jamais y parvenir… Elle a joué en avant groupe pour un guitar-heroe (Steve Vai), accompagné sur scène une idole (Carrie Underwood), échangé des solos avec une légende (Carlos Santana) et partagé la scène avec le King of Pop (Michael Jackson). Que lui reste-t-il à conquérir? La scène mondiale pardi ! Les objectifs de cette jeune prodige de la guitare sont clairs et vous n’avez pas fini d’entendre parler d’elle… :).

Son histoire commence à Adélaïde, à l’extrémité sud de l’Australie, où, à l’âge de six ans, Orianthi commence à s’intéresser à la collection de disques de son père. Jimi Hendrix, Eric Clapton, Cream, Santana … bref, « que des guitaristes qui de surcroît sont de véritables auteurs-compositeurs « , déclare-t-elle.

Orianthi a grandi dans les années 80, décennie ayant produit de nombreux guitaristes virtuoses, elle a par conséquent écouté du Whitesnake, du Van Halen et du Def Leppard à cette époque. Son père, musicien dans un groupe grec, possédait de nombreux instruments à la maison et il ne fallut pas longtemps à Orianthi pour jouer son premier accord. Maîtriser la six cordes est venu naturellement.



« Quand j’avais 11 ans, Carlos Santana est venu jouer Adélaïde et ce spectacle m’a bouleversé« , raconte-t-elle. « J’ai demandé à mon père de m’acheter une guitare électrique d’occasion pour que je puisse imiter Carlos. A partir de là fini la guitare acoustique. Puis j’ai visionné toutes les VHS de Carlos que j’ai regardées en boucle pour essayer d’apprendre ses solos. J’ai complètement usé les cassettes à force de les passer… « 

À l’âge de 14 ans, elle joue dans plusieurs groupes au Royaume-Uni et en France. Elle abandonne ses études à 15 ans pour se consacrer pleinement à sa carrière musicale. Sa première apparition scénique a eu lieu lors d’un event pour Steve Vai, son véritable premier soutien.

Quelques années plus tard, lorsque Santana est retourné par Adélaïde, le frère de Carlos a organisé une rencontre scénique entre le Maître et sa jeune disciple après avoir écouté son travail. A cette occasion Orianthi a joué pendant environ 35 minutes et réalisé  un solo devant une foule locale médusée.

Arès cette performances, des  tournées et des apparitions en tant qu’invitée de  Steve Vai, de ZZ Top, d’Alice Cooper et de Prince se sont succédées. Orianthi a accompagné Eric Clapton lors du Clapton Crossroads Guitar Festival.

Sa performance scénique avec Carrie Underwood aux Grammy Awards 2009 a fait le buzz sur la blogosphère ce qui incite Michael Jackson à lui proposer de devenir sa guitariste principale pour les concerts  à l’O2 Arena de Londres.

Elle a été présente sur toutes les répétitions de la tournée This Is It. Au sujet de son engagement par Michael Jackson, Orianthi déclare : « Je ne sais pas exactement pourquoi il est venu me chercher, mais il a vu mes vidéos sur YouTube et les a aimées. Il avait le choix entre de nombreux guitaristes mais je suis arrivée et j’ai joué le solo de Beat It pour lui. Après, il était si heureux qu’il s’est levé, a saisi mon bras et a commencé à marcher le long de la scène avec moi et m’a engagé cette nuit-là.« 

En rejoignant le groupe de Michael Jackson, Orianthi succède à une liste prestigieuse de guitaristes, dont Eddie Van Halen, Santana, Slash, Steve Stevens, Jennifer Batten et Larry Carlton. Malheureusement, la tournée n’aura pas lieu pour les raisons que l’on sait. « Travailler avec Michael a été une expérience qui a changé ma vie« , affirme Orianthi,  « Je ne l’oublierai jamais » (tu m’étonne…). Elle a joué et chanté lors de la cérémonie d’adieu à Michael Jackson au Staples Center le 7 juillet 2009 et apparaît dans le film Michael Jackson’s This Is It, qui décrit les répétitions de la tournée.

Cependant Orianthi possède d’autres cordes à son arc (ou à sa guitare si vous préférez…) En effet, avant que le King of Pop ne la contacte elle avait déjà entamer l’enregistrement de son troisième album, Believe, sur lequel elle chante, écrit et dirige son propre groupe. Travailler avec Ron Fair, président d’A & R  et avec Howard Benson, producteur de Geffen Records (All American Rejects, Daughtry, My Chemical Romance, Three Days Grace) lui a permis de démontrer sa force de caractère et de s’imposer dans le petit monde masculin des guitaristes-rock-stars.

Influencées par Steve Vai, Santana, Steve Ray Vaughan, Eric Clapton, Darren Hayes et Keith Urban, Orianthi produit un son de guitare pur et puissant dans des titres comme « Suffocated » (qui apparaît dans les morceaux jouables du jeu Guitar Hero Warriors of Rock paru en 2010) et « Think Like A Man » rappelant à la fois Evanescence, Avril Lavigne, Paramore et même dans une moindre mesure, Taylor Swift.

Fin août 2011, Alice Cooper, avec qui elle avait déjà joué à l’occasion de l’émission télévisée American Idol en 2010, annonce son arrivée dans son groupe en remplacement de Damon Johnson à compter d’une tournée débutant le 22 septembre en Nouvelle-Zélande.

Alice Cooper avec Orianthi – Caffeine live 2012 :

En 2012 elle réalise un duo avec Dave Stewart (ex-membre du groupe Eurythmics) avec le single Girl in a Catsuit.

En 2014, Orianthi se joint à la tournée du guitariste Richie Sambora pour sa tournée européenne et en juin de la même année elle quitte officiellement le groupe Alice Cooper, remplacée par la guitariste Nita Strauss.

Orianthi « Pride And Joy » Nashville le 20 mars 2017 :

Discographie d’Orianthi

1999 : Under the Influence
2007 : Violet Journey
2009 : Believe
2010 : Believe Again
2013 : Heaven in this Hell

Site de référence : www.orianthimusic.com

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1998 : Hubert Felix Thiefaine > Exercice de simple provocation…




1998 : Hubert Felix Thiefaine Le bonheur de la tentationHey « Thiefaine » mais ou as-tu cherché un titre pareil ? « Exercice de simple provocation avec 33 fois le mot coupable », je sens que tu as eu « Le bonheur de la tentation » de nous narguer.

Ce pamphlet laconique et contestataire concerne tout à chacun, mais sans langue de bois aucune avec ce « J’me sens coupable »…

Ambiance pop/rock avec chœurs irrésistibles, guitares en pagaille, arrangements de cordes à faire chialer, et paroles dévastatrices. HFT règle ses comptes en 33 coupables et si le passage sur le sexe est hilarant, celui sur l’occupation et les dénonciations anonymes met mal à l’aise. C’est pour cela que cet exercice de provocation touche au sublime en bien des aspects. Cette chanson est un gémissement ombrageux du cœur sur un rythme lent, au texte parlé, égrainé comme on raconte une histoire malsaine.

Avec cette réponse au diptyque « La tentation du bonheur », Hubert Felix se dévoile tout de noir vêtu, angoissé, inquiet, en proie à ses démons. On trouve nombre de perles dans ce disque magistral, avec :

– Le violoncelle lancinant de « Empreintes sur négatif » et sur lequel la voix d’HFT vogue au gré de la mélodie avant que la guitare prenne le relais.
– La comptine folk de « La ballade d’Abdallah Geronimo Cohen » qui nous laisse flâner dans les grands espaces américains.
– Les riffs déchirants de « Eurydice nonante sept ».
– Le solo de guitare soutenu par la rythmique d’acier avec « Dans quel état terre ».
– Le slow métallisé de « Bouton de rose ».
– Le long blues rock délirant, bavard mais irrésistible, de « 27ème heure, suite faunesque », un des meilleurs morceaux de l’album.
– Le rock sudiste de « retour vers la lune noire ».
– Et pour terminer la « Méthode de dissection du pigeon à zone-la-ville » sur laquelle plane Bashung.

Voilà donc un album rare, superbe, magnifique, brillant avec un bon gros son rock (merci Patrice Marzin), illustré par une cascade de mots magnifiques dans un écrin de poèmes.

Ignoré en concert, faites-vous plaisir, regardez ce live lors du Bercy 98.

Paroles de « Exercice de simple provocation avec 33 fois le mot coupable » tiré de « Le bonheur de la tentation » de « Hubert Felix Thiefaine ».

Coupable. Cououououpable !
Je me sens coupable d’avoir assassiné mon double dans le ventre de ma mère et de l’avoir mangé.
Je me sens coupable d’avoir attenté à mon entité vitale en ayant tenté de me pendre avec mon cordon ombilical.
Je me sens coupable d’avoir offensé et souillé la lumière du jour en essayant de me débarrasser du liquide amniotique qui recouvrait mes yeux la première fois où j’ai voulu voir où j’en étais.
Je me sens coupable d’avoir méprisé tous ces petits barbares débiles insensibles, insipides et minables qui couraient en culotte courte derrière un ballon dans les cours de récréation et je me sens coupable d’avoir continué à les mépriser beaucoup plus tard encore alors qu’ils étaient déjà devenus des banquiers, des juges, des dealers, des épiciers, des fonctionnaires, des proxénètes, des évêques ou des chimpanzés névropathes
Je me sens coupable des lambeaux de leur âme déchirée par la honte et par les ricanements cyniques et confus de mes cellules nerveuses
Je me sens coupable. Cououououpable !
Je me sens coupable d’avoir été dans une vie antérieure l’une de ces charmantes petites créatures que l’on rencontre au fond des bouteilles de mescal et d’en ressentir à tout jamais un sentiment mélancolique de paradis perdu…
Je me sens coupable d’être tombé d’un tabouret de bar dans un palace pour vieilles dames déguisées en rockstar, après avoir éclusé sept bouteilles de Dom Pé 76, dans le seul but d’obtenir des notes de frais à déduire de mes impôts…
Je me sens coupable d’avoir arrêté de picoler, alors qu’il y a des milliers d’envapés qui continuent chaque année, à souffrir d’une cirrhose ou d’un cancer du foie ou des conséquences d’accidents provoqués par l’alcool …
De même que je me sens coupable d’avoir arrêté de fumer alors qu’il y a des milliers d’embrumés qui continuent chaque année, à souffrir pour les mêmes raisons à décalquer sur les poumons en suivant les pointillés …
Et je me sens aussi coupable d’être tombé de cénobite en anachorète et d’avoir arrêté de partouzer, alors qu’il y a des milliers d’obsédés qui continuent chaque année, à souffrir d’un claquage de la bite, d’un durillon du clitoris, d’un anthrax max aux roubignolles, d’une overdose de chagatte folle, d’un lent pourrissement scrofuleux du scrotum et du gland, de gono, de blenno, de tréponem, de chancres mous, d’HIV… ou de salpingite….
Je me sens coupable. Cououououpable !
Je me sens coupable d’être né français, de parent français, d’arrière arrière etc… grands parents français, dans un pays où les indigènes pendant l’occupation allemande, écrivirent un si grand nombre de lettres de dénonciation, que les nazis les plus compétents et les mieux expérimentés en matière de cruauté & de crimes contre l’humanité, en furent stupéfaits et même un peu jaloux…
Je me sens coupable de pouvoir affirmer qu’aujourd’hui, ce genre de pratique de délation typiquement française est toujours en usage et je prends à témoin certains policiers compatissants, certains douaniers écoeurés, certains fonctionnaires de certaines administrations particulièrement troublés et choqués par ce genre de pratique.
Je me sens coupable d’imaginer la tête laborieuse de certains de mes voisins, de certains de mes proches, de certaines de mes connaissances, de certains petits vieillards crapuleux, baveux, bavards envieux et dérisoires, appliqués à écrire consciencieusement ce genre de chef d’œuvre de l’anonymat…
Je me sens coupable d’avoir une gueule à être dénoncé…
Je me sens coupable. Cououououpable !
Je me sens coupable de garder mes lunettes noires de vagabond solitaire, alors que la majorité de mes très chers compatriotes ont choisi de remettre leurs vieilles lunettes roses à travers lesquelles on peut voir les pitreries masturbatoires de la sociale en train de chanter c’est la turlute finale….
Je me sens coupable de remettre de jour en jour l’idée de me retirer chez mes Nibelungen intimes et privés, dans la partie la plus sombre de mon inconscient, afin de m’y repaître de ma haine contre la race humaine et même contre certaines espèces animales particulièrement sordides serviles et domestiques que sont les chiens, les chats, les chevaux, les chèvres, les tamagoshis et les poissons rouges…….
Je me sens coupable de ne pas être mort le 30 septembre 1955, un peu après 17 h 40, au volant du Spider Porsche 550 qui percuta le coupé Ford de Monsieur Donald Turnupseed.
Je me sens coupable d’avoir commencé d’arrêter de respirer, alors qu’il y a quelques six milliards de joyeux fêtards crapoteux qui continuent de se battre entre eux, et de s’accrocher à leur triste petite part de néant cafardeux.
Je me sens coupable. Cououououpable !
Je me sens coupable. Cououououpable !
Cououououpable !
Cououououpable !

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