Chris Spedding : le virtuose discret de la guitare rock

Un parcours atypique dans le rock anglais

Chris Spedding occupe une place singulière dans l’histoire du rock britannique. Guitariste d’une rare polyvalence, il s’est imposé dès la fin des années 1960 comme l’un des musiciens les plus fiables et les plus inventifs de sa génération. Né en 1944 en Angleterre, il développe très tôt une approche ouverte de la guitare, refusant de s’enfermer dans un seul style. Cette liberté artistique deviendra sa marque de fabrique.

Dès ses débuts, Spedding navigue entre rock, jazz et musiques plus expérimentales. Il se fait rapidement remarquer pour sa précision, son sens du groove et sa capacité à servir une chanson sans jamais la surcharger. Cette qualité essentielle lui ouvre les portes des studios, où il devient un musicien de session extrêmement recherché.

Chris Spedding

Chris Spedding, musicien de l’ombre devenu référence

Au fil des années, Chris Spedding participe à un nombre impressionnant d’enregistrements majeurs. Sa guitare accompagne aussi bien des figures du rock que des artistes issus de la pop, du glam, du jazz ou de la scène alternative. Son jeu, toujours juste et élégant, s’adapte aux contextes les plus variés.

Il joue également un rôle discret mais important dans l’émergence du punk britannique, en participant à la production de premiers enregistrements devenus historiques. Cette capacité à comprendre l’air du temps, sans jamais renier son identité musicale, contribue à faire de lui un acteur clé de plusieurs périodes charnières du rock.

La carrière solo de Chris Spedding trop souvent sous-estimée

Parallèlement à son travail en studio, Chris Spedding développe une discographie personnelle riche et cohérente. Dès ses premiers albums, il affirme un goût prononcé pour les mélodies soignées, les arrangements précis et une écriture directe. Son morceau le plus célèbre, devenu un classique au Royaume-Uni, lui offre une reconnaissance plus large sans pour autant l’éloigner de ses choix artistiques exigeants.

Ses albums solos révèlent un musicien curieux, capable d’explorer le rock, la pop, le jazz ou le blues avec la même sincérité. Loin des effets de mode, Spedding privilégie la musicalité et l’efficacité, construisant une œuvre discrète mais durable.

Chris Spedding

Une influence toujours vivante

Toujours actif à 81 ans, Chris Spedding continue d’enregistrer et de se produire sur scène. Son parcours inspire de nombreux guitaristes qui voient en lui un modèle d’équilibre entre virtuosité, humilité et longévité artistique. Figure respectée par ses pairs, il reste l’exemple parfait du musicien essentiel, parfois en retrait, mais toujours déterminant.

Discographie de Chris Spedding

Albums studio
1970 – Songs Without Words
1971 – Backwood Progression
1973 – The Only Lick I Know
1975 – Chris Spedding
1977 – Hurt
1980 – I’m Not Like Everybody Else
1981 – Friday the 13th
1985 – Mean and Moody
1986 – Enemy Within
1990 – Cafe Days
2002 – One Step Ahead of the Blues
2005 – Click Clack
2011 – Pearls
2015 – Joyland

Album live
1976 – Live in Nottingham

Compilation
1989 – The Very Best of Chris Spedding

Collaborations de Chris Spedding

Joan Armatrading : Guitare sur Me Myself I (1980)
John Cale : Guitare sur Slow Dazzle (1975), Helen of Troy (1975), Music for a New Society (1982)
Roger Daltrey : Guitare sur Parting Should Be Painless (1984)
Willy DeVille : Guitare sur Loup Garou (1995)
Diamond Dogs : Guitare sur Macon Georgia Giant (2025)
Donovan : Guitare sur Cosmic Wheels (1973)
Cass Elliot : Guitare sur The Road Is No Place for a Lady (1972)
David Essex : Guitare sur David Essex (1974), All the Fun of the Fair (1975), Imperial Wizard (1979), The Whisper (1983)
Bryan Ferry : Guitare sur Let’s Stick Together (1976), In Your Mind (1977), Frantic (2002), Dylanesque (2007), Olympia (2010), Avonmore (2014)
Art Garfunkel : Guitare sur Fate for Breakfast (1979), Scissors Cut (1981)
Nina Hagen : Guitare sur NunSexMonkRock (1982)
Elton John : Guitare sur Madman Across the Water (1971)
John Lodge : Guitare sur Natural Avenue (1977), 10,000 Light Years Ago (2015)
Paul McCartney : Guitare sur Pipes of Peace (1983)
Katie Melua : Guitare sur Call Off the Search (2003), Piece by Piece (2005), Pictures (2007), Ketevan (2013)
Frankie Miller : Guitare sur Full House (1977), Standing on the Edge (1982), Dancing in the Rain (1986)
Harry Nilsson : Guitare sur Nilsson Schmilsson (1971), Son of Schmilsson (1972)
Paolo Nutini : Guitare sur Caustic Love (2014)
Annette Peacock : Guitare sur X-Dreams (1978)
John Phillips : Guitare sur Pay Pack & Follow (2001)
Rodriguez : Guitare sur Coming from Reality (1971)
Tom Waits : Guitare sur Rain Dogs (1985)

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The Boomtown Rats : Une révolution pop-rock venue d’Irlande

The Boomtown Rats

Formé en 1975 à Dún Laoghaire, près de Dublin, The Boomtown Rats s’impose rapidement comme l’un des fers de lance de la scène new-wave britannique. Mené par l’infatigable Bob Geldof, le groupe allie énergie punk, mélodies pop et textes sociaux acérés, devenant l’un des symboles du renouveau musical de la fin des années 70.

The Boomtown Rats

Les débuts fulgurants

Inspirés par le gang fictif mentionné dans l’autobiographie de Woody Guthrie, The Boomtown Rats prennent leur nom et leur inspiration dans une attitude rebelle, propre à l’époque punk. Leur premier album éponyme sort en 1977 et pose les bases de leur style nerveux et engagé. L’année suivante, A Tonic for the Troops confirme leur ascension : le titre « Rat Trap » devient le premier morceau new-wave à atteindre la première place du UK Top 40, détrônant les Bee Gees.

Le triomphe mondial

En 1979, The Boomtown Rats entrent définitivement dans la légende avec « I Don’t Like Mondays », inspiré d’un fait divers tragique survenu aux États-Unis. Ce single, porté par un texte poignant et une mélodie implacable, devient un tube planétaire. L’album The Fine Art of Surfacing s’impose comme leur chef-d’œuvre, mêlant ironie, critique sociale et créativité musicale.

Déclin et séparation

Malgré la sortie d’albums solides comme Mondo Bongo (1981), V Deep (1982) et In the Long Grass (1984), la popularité du groupe décline peu à peu. En 1986, The Boomtown Rats se séparent, Bob Geldof se consacrant alors à sa carrière solo et à l’organisation du mythique Live Aid, qui marquera l’histoire de la musique.

The Boomtown Rats : Retour et héritage

En 2013, les Rats se reforment autour de Bob Geldof, Pete Briquette, Simon Crowe et Garry Roberts. Leur album Citizens of Boomtown (2020) prouve que la flamme n’a pas faibli. Mélange d’humour, de conscience sociale et de rock percutant, leur œuvre influence encore nombre de musiciens contemporains.

Membres des Boomtown Rats

Bob Geldof : Chant, harmonica
Pete Briquette : Basse, claviers
Simon Crowe : Batterie, percussions
Garry Roberts : Guitare solo
Johnnie Fingers : Claviers, piano
Gerry Cott : Guitare rythmique

Discographie

Albums studio
1977 – The Boomtown Rats
1978 – A Tonic for the Troops
1979 – The Fine Art of Surfacing
1981 – Mondo Bongo
1982 – V Deep
1984 – In the Long Grass
2020 – Citizens of Boomtown

Compilations
2013 – Back to Boomtown: ClassicratsHits
2025 – The First 50 Years: Songs of Boomtown Glory

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