Paul d’Amour cultive l’émotion avec Au Jardin des Délices

Paul d’Amour

Paul d’Amour : Une trajectoire entre poésie et liberté

Avant de tracer sa route en solo, Paul d’Amour (ne pas confondre avec son homonyme, bassiste du groupe rock américain Tool) s’illustre au sein du groupe Les Garçons Trottoirs. Il amorce ensuite un virage plus personnel avec un premier EP publié en 2010, réalisé par Jean-Louis Piérot, figure reconnue pour ses collaborations avec des artistes majeurs de la scène française (Alain Bashung, Étienne Daho, Renan Luce ou Hubert-Félix Thiéfaine). Trois ans plus tard, il confirme cette orientation avec un album éponyme qui lui ouvre les portes de nombreuses premières parties prestigieuses, de Bénabar à Florent Marchet, en passant par Da Silva, Les Wampas ou encore Weepers Circus.

En 2017, La Belle Aventure marque une nouvelle étape. Défendu sur scène dans une formule épurée, entouré d’un pianiste et d’un clarinettiste, Paul d’Amour y développe un univers intimiste et profondément incarné. Une approche qui fait écho à ses influences revendiquées, de Leonard Cohen à Serge Gainsbourg, en passant par Alain Bashung ou Neil Young.

Mais plus encore que la musique, c’est dans la littérature que l’artiste puise une grande partie de son inspiration. De Verlaine à Prévert, de Nerval à Houellebecq, il inscrit ses chansons dans une tradition poétique où les mots occupent une place centrale. Désir, amour, absence : ses textes explorent les émotions humaines avec finesse, portés par des arrangements minimalistes qui privilégient la sincérité et l’authenticité.

Une parenthèse sensible au cœur du vivant

Avec « Au Jardin des Délices », sorti le 8 avril 2026, Paul d’Amour dévoile une chanson à la fois intime et lumineuse, née dans un cadre pour le moins inspirant : le jardin médicinal de Schengele (« Petit Jean » en alsacien), dans le pays de Bitche en Moselle. Loin du tumulte quotidien, l’artiste y capte un instant suspendu, presque hors du temps, où les masques tombent et où les échanges retrouvent leur sincérité première.

Portée par une douceur printanière, la chanson évoque ces moments rares où les êtres se rencontrent sans artifice. Autour d’une table, les voix s’élèvent, les confidences circulent, et l’amour s’exprime avec simplicité. Une atmosphère délicate, presque fragile, que Paul d’Amour parvient à retranscrire avec une grande justesse.

Paul d’Amour

Une réalisation collective et inspirée

Si Paul d’Amour signe à la fois la musique et le texte, il s’entoure ici de collaborateurs fidèles pour donner vie à ce titre. La réalisation musicale est confiée à Nicolas Quéré et Maxime Tisserand, qui sculptent un écrin sonore subtil et organique. Le clip, quant à lui, est réalisé par François Dourlen, prolongeant visuellement cette immersion dans un univers apaisé et authentique.

Produit par Stéphanie de Freitas et Paul d’Amour, ce premier extrait annonce un projet plus vaste : Bitcherland, un album attendu le 6 mai 2026. Ce disque s’annonce déjà comme un voyage artistique singulier, entre carnet de route musical et récit illustré, en collaboration avec Jean Chauvelot.

Paul d’Amour : Un parcours libre et ouvert sur le monde

Depuis ses débuts, Paul d’Amour trace une trajectoire atypique, loin des sentiers balisés. Des rues de Strasbourg aux scènes de Bogotá, en passant par l’Europe de l’Est et les États-Unis, il a multiplié les expériences et les rencontres. Avec dix albums et quatre EPs à son actif, il construit une œuvre riche, nourrie par une curiosité constante et un goût affirmé pour l’exploration.

En 2020, il cofonde avec Stéphanie de Freitas le label Neno&Tala, au sein duquel il développe la Collection NOS. Ce projet met en lumière des voix souvent marginalisées à travers des formats hybrides mêlant musique, littérature, arts visuels et performances. Une démarche profondément humaine, en accord avec son engagement artistique.

Bitcherland, un projet entre musique et récit

Avec Bitcherland, Paul d’Amour propose bien plus qu’un simple album. Il s’agit d’un véritable road trip artistique à travers le pays de Bitche, où paysages, souvenirs et rencontres se mêlent dans une narration sensible. Au Jardin des Délices en est la première porte d’entrée, une invitation à ralentir, écouter et ressentir.

Dans un monde souvent fragmenté, Paul d’Amour rappelle, avec douceur, la nécessité de se reconnecter à l’essentiel : l’autre, la nature, et soi-même.

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Mario Evangelista, l’art du murmure musical

Un musicien aux multiples vies sonores

Depuis plus de vingt ans, Mario Evangelista trace un parcours singulier dans le paysage musical européen. Guitariste, compositeur, arrangeur et multi-instrumentiste, cet artisan du son basé à Florence en Italie s’est imposé comme un véritable caméléon musical, capable de naviguer entre blues, folk, jazz et musiques du monde.

Actif au sein de formations telles que Pitchtorch, The Gutbuckets ou encore le Collettivo Jambona, il s’illustre aussi comme producteur et musicien de studio, collaborant avec de nombreux artistes internationaux. Son travail l’a conduit jusque dans des lieux mythiques comme les Abbey Road Studios, symbole d’une exigence sonore et artistique constante.

Parallèlement à sa carrière de musicien, Evangelista développe une activité intellectuelle autour de la musique : diplômé en musicologie, enseignant, auteur et journaliste spécialisé, il cultive une approche globale où théorie et pratique dialoguent en permanence.

Da Capo : repartir de zéro pour mieux se retrouver

Le 15 mai 2026 marque un tournant avec la sortie de Da Capo, son premier véritable album solo instrumental. Un titre évocateur – littéralement “depuis le début” – qui traduit une volonté de renaissance artistique.

Avec ce disque, Evangelista choisit l’épure. Exit les formats collectifs : place à une guitare acoustique habitée, au service de compositions pensées comme des tableaux sonores. Chaque morceau agit comme un fragment de mémoire, une trace sensible de ses expériences accumulées entre studios, scènes et voyages.

L’album se compose de huit titres aux influences multiples, puisant aussi bien dans les traditions corses et africaines que dans les musiques méditerranéennes, irlandaises ou le blues. Une diversité qui ne cherche jamais la démonstration, mais plutôt la suggestion, le détail, le souffle.

Mario Evangelista - Da Capo
crédit photo : Paolo Scarano

“Diarabi”, premier éclat d’un voyage intérieur

Disponible depuis le 27 mars 2026, le single Diarabi ouvre la porte de cet univers introspectif. Inspiré de la tradition des griots maliens, ce morceau construit autour de la kora incarne parfaitement l’esprit du projet : une musique qui murmure plus qu’elle ne s’impose.

À contre-courant d’un monde sonore saturé, Da Capo revendique une esthétique du silence et de la nuance. Evangelista y célèbre la puissance du minimalisme, où chaque note compte et où l’émotion se niche dans les interstices.

Mario Evangelista : Un parcours riche entre collectifs et collaborations

Avant cette aventure solo, Mario Evangelista s’est illustré dans plusieurs projets marquants. Avec Pitchtorch, aux côtés de Danilo Gallo et Marco Biagiotti, il signe deux albums salués pour leur originalité, dont I Can See The Light From Here (2023) avec la participation de Joachim Cooder.

Avec The Gutbuckets, il explore les racines de la musique afro-américaine, entre delta blues et jazz traditionnel, tandis que le Collettivo Jambona lui permet de revisiter l’héritage du grand Piero Ciampi à travers le projet Noi, Piero, récompensé par le Prix Ciampi 2025.

Ces expériences nourrissent aujourd’hui une écriture personnelle plus intime, mais toujours ouverte sur le monde.

Un album comme une respiration pour Mario Evangelista

Enregistré, mixé et masterisé par Antonio Castiello au Jambona Lab Studio de Livourne, Da Capo se présente comme une œuvre cohérente et profondément humaine. Evangelista y joue notamment sur des guitares Martin et National, enrichissant son univers d’instruments atypiques et de textures subtiles.

Tracklist de « Da Capo »

01 – La plage en bas 2:56
02 – Magnolia 2:48
03 – Diarabi 3:04
04 – Pitchtorch 3:49
05 – L’abandon 3:30
06 – L’acqua cheta 2:41
07 – Recercare 3:06
08 – Sunday Morning Blues 3:00

Chaque titre possède sa propre identité :
« La plage en bas » évoque la Corse et ses rivages, « Magnolia » parle de départs, « Sunday Morning Blues » détourne les codes du blues traditionnel, tandis que « Recercare » laisse place à l’improvisation pure.

Plus qu’un simple album, Da Capo est une déclaration artistique : celle d’un musicien qui choisit de ralentir, d’écouter et de redonner du sens à chaque vibration.

Discographie de Mario Evangelista

Albums studio (solo)
2026 – Da Capo

Avec Pitchtorch
2019 – Pitchtorch
2023 – I Can See The Light From Here

Avec The Gutbuckets
2014 – Kick Out The Lomax
2016 – Gasfire Rag
2022 – Made In Jambona

Avec Collettivo Jambona
2026 – Noi, Piero

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