Karasu Merodi réinvente sa pop avec STORIES

Après Bedroom Memories, Karasu Merodi revient avec STORIES, un EP de deux titres qui marque une évolution claire dans son univers : une pop plus affirmée, plus lumineuse, sans perdre la sensibilité introspective qui fait son identité.

Pensé comme la suite naturelle de son précédent projet, STORIES explore cette fois un territoire sonore où la narration personnelle, les textures électroniques et une production léchée se rencontrent.

L’artiste explique avoir été impliqué dans chaque étape du processus créatif, de l’écriture à la sélection des samples, en passant par la construction des mélodies et le sound design. Sa singularité artistique s’exprime dans ces fragments d’histoires personnelles, où chaque piste reflète un moment de vie, un souvenir, une émotion.

Dans ce projet, Karasu a choisi de collaborer ponctuellement avec SUNO.IA, un outil d’IA générative utilisé comme extension de sa créativité :

« Je n’ai pas de chanteur, donc SUNO m’a aidé à concrétiser certaines idées et à finaliser ma vision. Mais je suis resté maître de chaque décision, chaque version, chaque nuance du son. »

Karasu Merodi dévoile STORIES

Le résultat donne un EP hybride, où l’équilibre entre création humaine et assistance technologique est parfaitement assumé.

Certaines compositions sont entièrement créées par l’artiste, tandis que d’autres sont co-construites lorsque l’IA apportait l’étincelle nécessaire pour finaliser une idée déjà amorcée.

Avec STORIES, Karasu Merodi confirme une direction artistique singulière : avancer « main dans la main » avec l’IA sans jamais perdre l’essence humaine de sa musique. Une démarche qui ouvre des perspectives inédites pour l’artiste, tout en conservant une sincérité narrative palpable.

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RoseDog font passer un message avec « Man Of My Own »

Avec Man of My Own, le duo bruxellois RoseDog signe une entrée en matière aussi frontale qu’élégante et offre proposition artistique cohérente qui intrigue autant qu’elle séduit.

Premier extrait de leur EP Threshold, le morceau pose immédiatement les bases d’un univers hybride, quelque part en électro-rock et pop addictive.

Difficile de ne pas penser à une certaine filiation avec Daft Punk, notamment dans cette manière de mêler textures électroniques et efficacité pop. Mais RoseDog ne s’arrête pas là : une touche new wave très années 80 plane sur l’ensemble, apportant une nostalgie froide qui contraste avec la chaleur du propos. Car oui, Man of My Own n’est pas qu’un titre accrocheur, c’est aussi une vraie prise de position, particulièrement importante dans la société actuelle.

Portrait du duo RoseDog

Au centre, la voix d’Emil, nuancée et expressive, devient le fil conducteur du message de la chanson. L’idée est de remettre en question une masculinité archaïque qui étouffe toutes les émotions. Il y a dans son interprétation une forme de retenue qui rend le propos encore plus percutant, comme une tension constante entre contrôle et lâcher-prise.

Le refrain, lui, fait mouche dès la première écoute. Entraînant, facile à reprendre, il s’impose presque malgré nous et reste en tête bien après la fin du titre.

On sent aussi l’influence du parcours des deux artistes : le théâtre pour Emil, qui donne une dimension narrative à l’interprétation, et la musique de film pour Victor, dont les arrangements contribuent à donner une véritable ambiance cinématographique. Leurs univers se marient parfaitement bien et ensemble, ils créent une tension dramatique qui donne au morceau une certaine originalité. 

Avec Man of My Own, RoseDog interpellent, questionnent, et surtout, ils donnent envie d’en entendre plus. Une première carte de visite solide et prometteuse, qui laisse présager un bel avenir pour le duo dans le monde de la musique.

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