Musique à bord de la mission Apollo 11


Le 16 juillet 2019 marque le 50ème anniversaire du lancement d’Apollo 11, mission qui devait amener les premiers astronautes sur la Lune, objectif incroyable et challenge audacieux fixé par le président John F. Kennedy le 25 mai 1961, en pleine guerre froide.

Le voyage de Neil Armstrong, commandant de la mission, de Buzz Aldrin et de Michael Collins, a duré huit jours, trois heures, 18 minutes et 35 secondes… (de quoi trouver parfois un peu le temps long surtout sans musique).

L’atterrissage ou plus exactement l’alunissage du 20 juillet 1969 et le premier pas d’un homme sur la lune ont été retransmis en direct à la télé et suivi par plus de 530 millions de téléspectateurs à travers le monde (dont moi, j’avais 10 ans…) ;).

La chanson « Fly Me to the Moon » de Frank Sinatra en 1964 qui avait déjà été associé au programme spatial Apollo de la NASA fut diffusée lors de la mission précédente, Apollo 10, qui consistait à mettre la capsule en orbite autour de la lune et à tester le LEM (Lunar Excursion Module).

Lors de la mission suivante, Apollo 11, ce titre est devenu le premier morceau joué sur notre satellite naturel lorsque Buzz Aldrin qui a marché sur la surface lunaire après Neil Armonstrong,  l’a passé sur son lecteur de cassette à bord du LEM posé sur la mer de la Tranquillité.

Mais ce n’est pas la seule musique écoutée au cours de la mission Apollo 11.

Mickey Kapp, un jeune producteur hollywoodien qui travaillait pour Kapp Records, le label indépendant que son père avait fondé en 1954, était également ami de certains membres de la NASA.

Après s’être enquis de leurs goût musicaux, il avait compilé des chansons pour les trois astronautes afin d’égayer leur vol de quatre jours en direction de la lune (et autant pour le retour).

À partir d’Apollo 7, la NASA avait en effet équipé chaque astronaute d’un enregistreur à cassettes compact Sony TC-50, une sorte de proto-Walkman. Son but initial n’était pas de passer de la musique mais de permettre aux astronautes de dicter leurs notes de mission au lieu de le faire par écrit avec un stylo et du papier.

Alors que le vaisseau spatial se trouvait à environ 275.000 km de la Terre, Neil Armstrong, le commandant de bord, annonce au contrôle de vol à Houston « Voici l’un de mes vieux albums préférés enregistré il y a environ 20 ans, il s’intitule Music Out of the Moon«  et appuie sur le bouton Play de son cassettophone.

Le premier titre « Lunar Rhapsody »  enregistrée en 1947 sur le label Capitol, a été composé par Harry Revel, dirigé et arrangé par Les Baxter qui y a inclus des effets sonores spéciaux (et spatiaux) grâce à un instrument très particulier, le Thérémine, manipulé par Dr. Samuel J. Hoffman dont l’ultime enregistrement eu lieu en 1965 sur Safe as Milk de Captain Beefheart & His Magic Band. Cet instrument de musique électronique sera utilisé plus tard par les Beach Boys sur « Good Vibrations ».

 

Après que la lecture du morceau sur son lecteur de mini K7 eut envahi l’habitacle de la capsule et les oreilles des contrôleurs au sol, Houston a remercié Armstrong de l’avoir finalement… éteint !

Selon l’astronaute Michael Collins, coéquipier d’Apollo 11, lui est ses camarades de vol ont également écouté « Everyone’s Gone to the Moon » sans toutefois préciser de quelle version il s’agissait, probablement l’original de Jonathan King publié en 1965.

Sur les cassettes à bord d’Apollo 11 figuraient également :

Lunar Rhapsody a plus récemment été intégré comme bande son du film  First Man le biopic de Damien Chazelle consacré à Neil Armstrong.

Quelques semaines après leur retour sur terre, alors que l’équipage était encore confiné en quarantaine, débutait le célébrissime festival de Woodstock qui s’est déroulé du  15 au 17 août 1969…

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Beryce


Sylvain Grosjean, alias Beryce, est un artiste né à Châteauroux qui vit aujourd’hui à Nantes.

Après avoir passé deux ans aux États-Unis et au Canada anglophone où il a travaillé, le chanteur, guitariste et compositeur aux accents pop/rock/folk s’en est retourné en France avec des chansons plein sa besace.

Beryce en bref

Lorsqu’on l’écoute chanter en anglais de sa voix puissante et chaleureuse (qui me rappelle par moment la tessiture vocale de Stephan Eicher) accompagné de sa guitare, on a du mal à croire qu’il est français. Beryce puise ses influences musicales dans le travail d’artistes tels que Mumford and Sons, James Bay et The Lumineers sans oublier Neil Young ou Tom Petty.

Certaines de ses compositions sont teintées d’une grande mélancolie liée probablement à son histoire personnelle, celle d’une  passion pour la musique, de son groupe Heaven Spleen dont l’ascension est interrompue tragiquement suite au grave accident de la route dont a été victime Benoît, le bassiste de l’époque.

Beryce déclare que son goût des grandes scènes est toujours en lui, ce qu’il a prouvé devant un large public dans le cadre du Printemps de Bourges.

Il s’est aussi produit au Café Rouge Mécanique ou il a interprété douze morceaux folk/rock en trio avec Lionel Bezier à la batterie et Morvan Prat à la basse et au violoncelle.

Suite à sa sélection d’un tremplin RTL2 Nantes en Juin 2018 Beryce a initié le projet de sortir un EP dans lequel il intègre également du banjo, des cuivres et des claviers.

Son premier single Show me lui permet de remporter la victoire du tremplin pop/rock ainsi que l’opportunité de jouer sur une scène découverte du Festival « Printemps de Bourges 2019 ».

Un artiste à suivre sans nul doute… Et nous attendons son album 🙂

Pour écouter plus de Beryce, je vous invite à suivre ces liens Spotify,  DeezerSoundcloud et Youtube.

Quatre de ses chansons (« stronger », « in your smile », « show me » et « light ») sont désormais en rotation dans notre playlist Mazik1.

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