Édition Spéciale




Édition Spéciale est un groupe de Jazz-Rock, Jazz-Fusion et Prog-Rock formé en 1975 par Martial « Mimi » Lorenzini ancien guitariste du groupe Triangle, avec la chanteuse-claviériste Ann Ballester, le bassiste Josquin Turenne des Prés et le batteur Jean-François Bouchet D’Angely.

Édition Spéciale en bref

Le style musical jazz-rock groovy du combo, relativement accessible, est comparable à celui de groupes comme Return to Ferever ou Brand X et avec Édition Spécial Martial « Mimi » Lorenzini laisse transparaître son goût pour le Jazz et plus particulièrement  pour le Jazz Rock.

Leur premier album Allée des Tilleuls publié en 1976 a été accueilli par des critiques relativement acerbes en partie à cause semble-t-il des voix dissonantes du duo Ann/Martial (chanté façon Big Bazar) qui nuisent à l’excellente musicalité des parties instrumentales.

Personnellement dans Édition Spéciale ce que je préfère ce sont en effet les plages instrumentales et je me passerais bien des chants qui selon moi altèrent l’ensemble…

Après l’arrivée du batteur virtuose Alain Gouillard au sein du groupe, sortent deux albums Aliquante et Horizon Digital qui se situent bien au dessus en terme de qualité (même s’il y a toujours des parties chantées que j’avais occulté dans mes souvenirs, je pensais qu’Édition Spécial n’avait fait que des albums instrumentaux, comme quoi la mémoire est sélective…).

Le jeu de batterie de Gouillard est si affûté qu’il aurait facilement pu rivaliser avec des Bill Bruford et autre Simon Phillips.

Les deux albums font appel à des concepts rythmiques syncopées basés sur des contre-temps et variations de tempo très complexes où l’interaction de la guitare et du violon font parfois penser à Mahavishnu Orchestra en particulier sur le morceau intitulé Aurore qui figure sur Aliquante.

En 1978, Mireille Bauer, ex Gong et ex compagne de Pierre Moerlen, de Gong également, donne au groupe un son neuf et rafraîchissant.

Aliquante et Horizon Digital sont deux excellents albums de fusion française de classe mondiale hélas oubliés. Aliquante en particulier me rappelle par moment le son d’un groupe de jazz-rock allemand To Be

Camera également sur le deuxième album est clairement influencé pop et funk avec une intro lente au synthé et guitare sur lesquels se posent des voix similaires  à celle de Jon Anderson de Yes et la suite confirme cette inspiration du Yes des 70’s.

Si vous êtes amateurs de Brand X, Mahavishnu Orchestra, Weather Report, Isotope, Gong ou Soft Machine, Yes ou Gentle Giant, Édition Spéciale vous ravira… 🙂

Le groupe a enregistré un quatrième opus mais hélas il ne verra jamais le jour.

Horizon Digital a quant à lui été réédité par Muséa, spécialiste du rock progressif en 2007.

Après la séparation d’Édition Spéciale Ann Ballester continue sa carrière en tant que pianiste de jazz dans différentes formations et collabore avec Marius Lorenzini qui lui aussi poursuit une carrière de jazzman.

Alain Gouillard rejoint Océan puis accompagne Hubert Felix Thiéfaine de 1983 à 1993.

Il joue ensuite avec Louis Bertignac durant sa tournée en Inde et on le retrouve sur deux titres du groupe PXXI (The popes of the 21st century) avec Leroy Jones et Nicolas Bravin.

Alain Gouillard collabore également avec Mickey Finn (ne pas confondre avec son cousin et homonyme le percussionniste de T. Rex) dans le groupe Mickey Finn & The Blue Men (Mickey Finn,  Alain Gouillard et Laurent Saligault).

Josquin Turenne des Près quant à lui rejoint Magma dès 1978.

Membres d’Édition Spéciale

Mimi Lorenzi : guitare, synthé, chant
Ann Ballester : claviers, chant
François Grillot : basse
Alain Gouillard : batterie
Mireille Bauer : vibraphone, Percussions
Josquin Turenne des Prés : basse
Jean-François Bouchet D’Angely : batterie

Discographie d’Édition Spéciale

1976 – Allée Des Tilleuls
1977 – Aliquante
1978 – Horizon Digital

Acheter albums the scorpions

👉Partagez cet article 👇🙂 👍🎵

The Trouble Notes




The Trouble NotesComme je l’écrivais dans ma chronique concernant Miguel Montalban « c’est toujours bien de laisser traîner une oreille curieuse, on peut faire de belles rencontres au coin de la rue !  » et c’est exactement ce que ma fille a fait devant la cathédrale de Strasbourg où elle s’est arrêtée devant un trio de musiciens de rue : The Trouble Notes.

Elle s’est empressée de me faire parvenir une petite vidéo de ce groupe qui a immédiatement interpellé mon intérêt et mon souhait de rédiger cet article pour vous les présenter…

The Trouble Notes est un trio Indie World Fusion formé à New York qui s’est installé à Berlin en 2013 après un passage à Londres attirés par la liberté culturelle et les conditions économiques de la capitale allemande.

Après avoir donné des concerts de rues un peu partout en Europe, le trio a trouvé instantanément des affinités avec l’ouverture d’esprit berlinois.

En 2015, ils y ont joué à guichets fermés au vénérable « Lido » puis ils ont participé en tant qu’artistes invités à la cérémonie des European Film Awards. Indie de Berlin lors de laquelle ils sont nominés dans la catégorie « Artists Indie de l’Année ».

Au printemps 2017, The Trouble Notes sortent leur premier album studio, un EP 4 titres intitulé Grand Masquerade produit et enregistré dans les très respectés Riverside Studios situés dans la Media Spree de Berlin où ont travaillé de nombreux pionniers de la scène musicale électronique allemande. Les Trouble Notes font désormais partie d’une nouvelle vague musicale et reflètent la transformation du « Zeitgeist » berlinois.

Le thème principal de l’inspiration de The Trouble Notes c’est en définitive leur propre histoire à savoir quitter le cocon douillet, « sécure » de son foyer, abandonner un petit travail pépère et routinier pour vivre un rêve passionné, découvrir de nouvelles cultures musicales et enrichir son répertoire.



Ce message un peu utopiste de Trouble Notes s’adresse à tout un chacun et invite l’auditeur à identifier ses véritables aspirations puis de faire face aux obstacles qui vous empêchent de vivre vos rêves et de vous en libérer.

Le nouvel album de Trouble Notes s’intitule Lose Your Ties, il raconte leurs expériences passées et le début de leur aventure en ayant pris conscience que la musique est véritablement un langage universel.

Les différences culturelles peuvent creuser un fossé entre les gens, et certains les voient comme un obstacle, mais eux considèrent la musique et la forme artistique comme un pont vers la compréhension mutuelle.

La « mission » qu’ils se sont fixé consiste à écrire des chansons transcendant les frontières, mêlant de nombreux styles différents, tant dans la prose musicale que dans le genre, dans l’espoir de raconter des histoires très profondes et complexes sur la condition humaine et l’expérience inter-culturelle.

Leurs morceaux sont essentiellement instrumentaux, dépourvus de textes, car Trouble Notes préfère que ses auditeurs se créent un propre imaginaire  pour ne pas la restreindre au carcan d’une autre langue autre que la musique elle-même.

« Leur musique s’adresse à tous et partout ».

Après avoir tourné en France en novembre 2017, le trio se produira au Molodoï à Strasbourg le 16 décembre avant de partir à Barcelone et donner plusieurs concerts en Allemagne fin 2017, début 2018.

Membres du groupe The Trouble Notes

Bennet Cerven : Violon, voix
Florian Eisenschmidt : Guitare
Oliver Maguire : Percussions

Discographie de The Trouble Notes

Grand Masquerade – EP 4 titres (Février 2017)
Soundtracks from the Street (Juillet 2017)
Lose Your Ties (Sortie officielle prévue le février 2018)

Single tirés de l’album Lose Your Ties

Back out on the Road Again – From the Vault (Otobre 2017)
Rocky Roads to Republique (septembre 2017)

Achetez les albums

Site de référence : www.thetroublenotes.com

👉Partagez cet article 👇🙂 👍🎵