Isaac Neilson dévoile « Getting Better »

Isaac Neilson dévoile « Getting Better »

L’auteur-compositeur britannique Isaac Neilson poursuit son incroyable défi de jouer 365 concerts en 365 jours avec la sortie de « Getting Better », un nouveau single aussi intime qu’ambitieux. Disponible depuis le 19 juin, le morceau marque le 170ᵉ jour de cette aventure unique et s’impose comme l’un des titres les plus personnels de son jeune parcours.

Originaire de Buxton, dans le centre de l’Angleterre, Isaac Neilson a fait le pari audacieux de construire sa carrière sans label ni soutien de l’industrie musicale. Depuis le 1er janvier 2026, il monte sur scène chaque jour, documentant sur les réseaux sociaux les kilomètres parcourus, les rencontres, les moments de doute, les petites victoires et les défis quotidiens d’un artiste indépendant. Une expérience qui pose une question essentielle : un musicien issu d’un milieu modeste peut-il encore se faire une place grâce au seul travail acharné ?

« Getting Better » apparaît aujourd’hui comme la bande-son de cette aventure. Produit par Tayte Nickols (Pale Waves, Bodywater) et enregistré aux ARC Studios avec Matt Taylor (Frank Turner, KT Tunstall), le titre mêle un rock indépendant fédérateur à une écriture particulièrement sincère. Porté par un piano atmosphérique, des guitares et une montée en puissance progressive, le morceau laisse toute la place à une interprétation vocale d’une rare vulnérabilité.

Isaac Neilson dévoile « Getting Better »
Crédit photo: Luke Brennan©

Isaac Neilson explique d’ailleurs qu’il s’agit du morceau le plus intimidant qu’il ait jamais publié. Sa voix y est plus exposée que jamais, sans artifices, révélant une fragilité assumée qui renforce encore l’impact émotionnel de la chanson.

À l’origine, « Getting Better » racontait une rencontre amoureuse éphémère qui n’avait jamais réellement eu de lendemain. Mais au fil des mois, le morceau a pris une tout autre dimension. Aujourd’hui, il reflète l’état d’esprit de l’artiste, partagé entre les succès inattendus que lui apporte son défi et le doute permanent qui continue de l’accompagner. Cette dualité, entre optimisme naissant et incertitude persistante, traverse chaque couplet et donne au morceau une authenticité particulièrement touchante.

Le projet d’Isaac Neilson dépasse désormais le simple cadre musical. Son défi a attiré l’attention des médias britanniques, reçu le soutien du Youth Music Next Gen Fund et même été salué à la Chambre des Lords. En parallèle, il poursuit la sortie d’un nouveau single toutes les huit semaines tout en enchaînant les concerts aux quatre coins du Royaume-Uni, une démonstration impressionnante de persévérance et de détermination.

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Big Scaries : la douce échappée de Lucy in the Lighthouse

Big Scaries

Il y a des disques qui s’écoutent, et d’autres qui se traversent comme des souvenirs. Avec Lucy in the Lighthouse, Big Scaries signent un EP court mais habité, une parenthèse suspendue entre adolescence rêvée et nostalgie douce-amère.

Le duo originaire des États-Unis, composé de Dean Chittenden et Gavin Kendrick Brown, n’a pourtant rien d’évident. Leur rencontre tient presque du paradoxe : l’un venait de l’indie rock, l’autre d’un folk sombre et tous deux semblaient d’accord sur un point… ne pas faire de folk. Raté. Ou plutôt, réussite inattendue. Car c’est précisément dans cette zone floue, entre leurs influences respectives, que leur musique trouve aujourd’hui sa justesse.

Au cœur de cet EP, il y a Lucy. Pas une personne réelle, mais une présence familière, comme une amie dont on aurait oublié le visage mais gardé les sensations. Lucy, c’est celle qui fuit, qui aime, qui doute  et surtout celle qui regarde le monde avec une intensité propre aux premières fois.

À travers elle, Big Scaries racontent moins une histoire qu’un état : celui d’un moment de vie où tout semble possible, où l’on construit son identité dans les marges, entre rébellion discrète et rêves trop grands.

Big Scaries Lucy in the Lighthouse

Le morceau-titre, Lucy in the Lighthouse, ouvre l’EP comme on entrouvre une fenêtre sur la nuit. On y croise des escapades clandestines, des toits surplombant la ville, des films projetés à la volée… et ce phare, surtout, figure centrale et presque mythologique. Refuge, repère, promesse d’ailleurs : il incarne ce besoin d’évasion qui brûle doucement à cet âge-là.

Avec Lucy is Sentimental, le ton se fait plus introspectif. La chanson capte ce moment étrange où l’on commence à comprendre que les choses passent — et que l’on s’y attache d’autant plus. Les objets, les lieux, les gens deviennent des points d’ancrage fragiles, mais essentiels.

Enfin, Lucy Loves Anarchy vient bousculer cette douceur avec une énergie plus libre, presque insouciante. On y retrouve le goût de l’interdit, les journées volées à l’école, les routes sans destination. Mais sous cette légèreté affleure une envie sincère : celle de choisir sa vie, à deux, loin des cadres imposés.

Ce qui frappe dans Lucy in the Lighthouse, c’est sa manière d’évoquer un monde d’avant, non pas avec mélancolie pesante, mais avec une forme de tendresse lucide. Un temps où les souvenirs ne passaient pas par un écran, où les liens se construisaient dans la présence, dans le silence parfois, dans l’intensité souvent.

Big Scaries ne cherchent pas à recréer cette époque : ils la réinventent, à travers une écriture sensible et une atmosphère enveloppante. Leur musique agit comme un déclencheur, une madeleine sonore qui laisse à chacun la place d’y projeter ses propres images.

L’histoire ne s’arrête pas là. Le duo travaille déjà sur un nouveau chapitre centré sur un autre personnage : Margot. Si Lucy incarnait une lumière douce, presque nostalgique, Margot s’annonce plus étrange, peut-être plus trouble.

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