Les Terres du Cézallier : WAZOO explore une Auvergne plus contemplative

Un an après avoir célébré les 25 ans du groupe avec l’album Un veau qui tête bien n’a pas besoin de foin, WAZOO revient avec Les Terres du Cézallier, un single inédit qui dévoile une facette plus atmosphérique et profondément enracinée dans les paysages du Massif central. Là où le précédent disque mettait surtout en avant l’esprit festif, le monde paysan et la convivialité chère au groupe auvergnat, cette nouvelle chanson choisit davantage l’évocation sensible et les grands espaces.

Disponible depuis le 29 avril, ce morceau s’inspire directement des hauts plateaux du Cézallier, territoire volcanique situé entre le Cantal et le Puy-de-Dôme. WAZOO y célèbre une Auvergne sauvage, faite de burons isolés, de pâturages d’altitude et de silence balayé par le vent. Une sorte de western pastoral à la française, porté par une instrumentation acoustique chaleureuse et des accents de bluegrass rural.

Les Terres du Cezallier - Wazoo

Les Terres du Cézallier : un hommage aux paysages d’altitude

Avec Les Terres du Cézallier, WAZOO s’éloigne légèrement de la dimension purement festive associée à La Manivelle ou à certains hymnes populaires du groupe. Le titre conserve cette identité folk immédiatement reconnaissable, mais adopte une approche plus contemplative, presque cinématographique par moments.

Le morceau évoque la mémoire des estives, les sentiers d’enfance et les paysages qui façonnent une identité rurale profondément ancrée. Le refrain agit comme une déclaration affective à cette terre d’altitude :

« Jamais je n’oublierai les parfums de nos étés… »

Sans tomber dans la nostalgie forcée, WAZOO réussit à transmettre une émotion sincère autour de la transmission et de l’attachement au territoire. Cette capacité à parler des campagnes françaises avec simplicité et humanité reste l’une des grandes forces du groupe depuis ses débuts.

Les Terres du Cézallier confirme l’évolution musicale de WAZOO

Depuis plusieurs années, WAZOO ne se limite plus au seul registre du folk festif. Le groupe continue bien sûr de faire danser les fêtes populaires et les festivals ruraux, mais enrichit progressivement son univers avec des morceaux plus narratifs et évocateurs.

Déjà en 2024, l’album anniversaire du groupe abordait des thèmes liés au terroir, au monde agricole et à la ruralité contemporaine. Avec Les Terres du Cézallier, la formation auvergnate poursuit cette démarche en mettant davantage l’accent sur l’atmosphère et les paysages.

L’identité sonore reste pourtant intacte : violon entraînant, instruments acoustiques, refrains fédérateurs et cette manière très particulière de transformer les traditions populaires en chansons accessibles à tous. WAZOO continue ainsi de défendre une musique profondément enracinée sans jamais donner l’impression de recycler le folklore régional.

Les Terres du Cézallier accompagnera la tournée 2026

Ce nouveau single servira également de fil conducteur à la tournée 2026 du groupe. Fidèle à son ancrage populaire, WAZOO reprendra la route des festivals, fêtes de village et scènes estivales partout en France.

Parmi les dates annoncées figurent notamment Bobital, Béziers, Chambéry, Barfleur ou encore Bourbon-l’Archambault. Une tournée qui devrait permettre au public de découvrir sur scène cette nouvelle chanson déjà pensée comme une ode aux grands horizons auvergnats.

Après plus de vingt-cinq ans de carrière, WAZOO démontre qu’il est encore capable de surprendre sans renier son identité. Les Terres du Cézallier apporte une respiration nouvelle à son répertoire tout en restant fidèle à cette philosophie simple : célébrer les territoires, les souvenirs et les gens qui les font vivre.

Membres de Wazoo

Kévin Quicke : Chant, guitare
Jeff Chalaffre : Chant, composition

Discographie de Wazoo

Albums studio
1999 – Déroute arverne
2001 – Pas de problèmes
2013 – Les Forains
2015 – Mefia Te
2017 – L’amour sera toujours dans nos prés
2020 – Agriculteurs
2024 – Un veau qui tête bien n’a pas besoin de foin

Compilation
2019 – On a pris Cher

Singles
2011 – Vogue la vie
2016 – Au village
2023 – Ovalie
2026 – Les Terres du Cézallier

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NiKoV dévoile l’album M’AIME PAS EN RÊVE

Avec M’AIME PAS EN RÊVE, NiKoV signe un premier album acoustique d’une intensité presque nue, pensé comme une traversée entre deux abîmes : la fin d’un amour et la recherche de sens qui lui succède. Huit titres sans détour, sans artifice, où tout repose sur la voix, les mots et le poids du silence.

Dès les premières minutes, le disque impose une esthétique du dépouillement. Guitare, piano et cordes dessinent un espace fragile, volontairement épuré, où chaque émotion est laissée visible. Rien n’est dissimulé, rien n’est adouci. La force du projet naît précisément de cette frontalité.

NiKoV

L’album se structure en deux mouvements qui prolongent une même descente intérieure. Le premier explore les ruines du sentiment amoureux. Le manque, la trahison, la culpabilité et l’effondrement de soi y apparaissent comme des étapes successives, portées par une écriture qui refuse le spectaculaire pour privilégier la justesse.

Le morceau-titre, “M’AIME PAS EN RÊVE”, ouvre cette trajectoire dans un moment suspendu, celui où le désir persiste alors que la rupture est déjà installée. “LA MÉTAMORPHOSE” poursuit cette dérive intérieure, où la douleur se transforme en colère, puis en tension plus diffuse, comme si l’identité elle-même se fissurait. “MIETTES DE CŒUR” vient ensuite ramasser les fragments, sans chercher à les reconstituer, mais en les laissant exister tels quels, brisés mais encore chargés de mémoire.

“SANS TOI” donne une forme plus intime à la séparation, marquée par le remords et une forme de vertige intérieur. “TOXICO DE LA TRISTESSE” interroge ensuite la place étrange de la mélancolie, à la fois refuge et poison, zone trouble où la douleur devient presque familière.

Le second mouvement élargit progressivement le cadre émotionnel. “SEX 43” introduit une réflexion sur le regard social, le désir et les tensions entre liberté et jugement. “ET SI…” ouvre une parenthèse plus suspendue, presque métaphysique, où le doute et la perception du réel prennent le dessus. Enfin, “DEVENIR DIEU” clôt l’album sur une forme de bascule plus sombre encore, où l’amour blessé se transforme en volonté de contrôle, de puissance et de maîtrise.

Ce cheminement donne à M’AIME PAS EN RÊVE une cohérence rare. L’album ne raconte pas seulement une rupture, il en explore les strates successives, jusqu’à ce qu’il ne reste plus que des questions ouvertes : que faire du vide, de l’absence et de ce qui continue de vibrer après la fin ?

La voix de NiKoV accompagne cette traversée avec une justesse constante. Habitée sans être surjouée, proche sans être démonstrative, elle donne au disque une dimension presque confessionnelle. Chaque chanson semble surgir d’un besoin plus que d’une intention esthétique.

Dans cette approche, NiKoV s’inscrit dans une écriture de l’intime où l’émotion n’est jamais décorative. La chanson devient ici un espace de descente en soi, où la fragilité n’est pas dissimulée mais transformée en langage.

M’AIME PAS EN RÊVE s’impose ainsi comme une œuvre de dépouillement, dense et silencieuse, où la faille devient matière première. Un album qui ne cherche pas à séduire, mais à dire au plus près, quitte à laisser résonner longtemps ce qui ne se résout pas.

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