2005 : dEUS > Bad timing





2005 : dEUS > Bad timing extrait de l'album Pocket RévolutionOublier « dEUS » pour Noël serait un péché ! Il est donc temps de réparer mon oubli Anvers ces belges, qui avec ce quatrième album de rock progressif « Pocket Révolution » savent toujours autant nous captiver avec leur rock indépendant, alternatif et par moment expérimental.

Leur précédent album, le magnifique « Ideal Crash » sorti en 1999, était déjà une référence sur la scène rock indépendante européenne. Avec une formation à nouveau renouvelée, mis à part le pilier Tom Barman, « Pocket Révolution » se joue du rock avec une efficacité très pop et donc plus classique.

dÈS le premier titre « Bad Timing », dEUS soigne son entrée en matière avec une énergie dissimulée sous de somptueuses guitares qui montent en puissance. La voix si particulière de Tom Barman se mêle au violon et à une guitare lancinante pour exploser dans un final de superbe manière.

La pop doucereuse de « 7 days, 7 weeks » est une petite merveille de pop song à déguster facilement jour après jour, mais pas pendant sept semaines…

On ré-attaque avec un bon vieux rock déstructuré à la sauce électro sur le saturé « Stop-Start Nature ». Très belle construction musicale, entre riffs de guitares distordus, basse solide, batterie lourde et bien sur la voix rageuse de Tom. Superbe titre.

Puis avec le superbe rock nerveux de « If you don’t get what you want », Tom Barman se joue de nous, entre séduction et rage sur un rock énergique boosté par les distorsions des guitares.

L’ électro pop « What we talk about (when we talk about love) » nous parle d’amour mais pas plus que çà !

Heureusement la magnifique ballade mélancolique de « Include me out » nous plonge dans un doux rêve.

La voix de Tom nous susurre une révolution de poche sur « Pocket revolution », belle instrumentation à tiroir.

On revient à l’éclectisme des débuts avec l’entraînant rock « Nightshopping », entre tendance garage, punk, alternative, on en reste groggy.



L’anisée ballade « The Real Sugar » est comme un sucre d’orge qui coule dans notre gorge, paradisiaque.

Avec le rock tendu de « Sun Ra », l’angoisse coule à nouveau dans les veines.

Pour finir la ballade mélancolique de « Nothing Really Ends » tend à nous rassurer sur l’avenir de dEUS, puisque rien ne fini vraiment.

Ouf, dEUS existe !

Laissez-vous emporter par ce superbe live de « Bad timing » à l’heure qu’il vous conviendra…

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Can




Can : Ege BamyasiCan est un groupe allemand de Krautrock, rock expérimental, rock progressif, rock psychédélique, ambient, électro et post-rock rock créé en 1968 à Cologne par Malcolm Mooney, Holger Czukay, Jaki Liebezeit, Irmin Schmidt et Michael Karoli.

Pionniers de la scène Krautrock, les musiciens ont toujours rejeté les influences américaines et incorporé des éléments de musique minimaliste et de World-Music dans leurs compositions toujours très progressives.

Holger Czukay et Irmin Schmidt furent tout deux élèves de Karlheinz Stockhausen et Can a naturellement hérité de cette influence. Michael Karoli fut élève de Holger Czukay et a apporté l’influence de la musique tzigane à travers ses études ésotériques. Le batteur Jaki Liebezeit quant à lui est issu d’une solide formation jazz. Le groupe devait à l’origine s’orienter vers la musique ethnique par conséquent lorsque Can a décidé de se diriger vers le Garage-Rock, David Johnson s’en est allé.

Cette tendance World-Music réapparaîtra sur des albums comme Ege Bamyasi, Future Days et Saw Delight, ainsi que par l’apport de nouveaux membres de différentes nationalités au sein de la formation.

Les premières influences rock du groupe incluent The Beatles et The Velvet Underground ainsi que Jimi Hendrix, Sly Stone et Frank Zappa. Les membres du groupe reconnaissent qu’aux débuts de Can certaines de leurs compositions comme par exemple « Father Can not Yell » ont été largement inspirées par le Velvet.

La voix de Malcolm Mooney a été comparé à celle de James Brown (idole des membres du groupe) et leur premier style musical bien enraciné le rock psychédélique a suscité des comparaisons avec Pink Floyd.

A l’instar de leurs homologues de la scène Krautrock de la fin des années 1960 et au début des années 1970, c’est bien le rock-progressif anglais qui les inspirait.

La musique de Can est construite autour d’improvisations très libres, retravaillées en studio par la suite, qu’Holger Czukay, bassiste du groupe, qualifie lui-même de « compositions instantanées ».

Le groupe a connu quelques succès occasionnels, notamment avec les chansons Spoon et I Want More, toutes deux entrées dans les charts allemands.

En outre, à travers ses albums Tago Mago publié en 1971 et Ege Bamyasi sorti en 1972, Can a exercé une influence considérable sur la musique d’avant-garde, le rock expérimental, l’ambient, la new wave et la musique électronique.

En effet, de nombreux groupes post-punk comme The Fall, Public Image Ltd., Siouxsie and the Banshees, Joy Division, Suicide, This Heat mais également David Bowie, Talking Heads, The Stone Roses, Talk Talk, Radiohead et Primal Scream citent volontiers Can parmi leurs influences.

Brian Eno a réalisé un court-métrage en hommage à Can avec la participartion de John Frusciante des Red Hot Chili Peppers dans lequel Can se voit décerner le prix de meilleur groupe d’Allemagne.

John Lydon, ancien membre des Sex Pistols, fonde Public Image Ltd. sur le même modèle que le groupe allemand et réalise un certain nombre de collaborations avec les membres de Can.

Radiohead reprend le titre Thief et The Jesus and Mary Chain joue régulièrement une reprise de Mushroom lors de ses concerts.

À noter que deux albums de Can, Tago Mago (1971) et Future Days (1973) figurent dans les Les 1001 albums qu’il faut avoir écoutés dans sa vie.

 Le groupe Can se sépare définitivement en 1991.

Personnellement certains des morceaux de Can me rappellent un peu ce qu’on faisait au sein de mon groupe Œil de Bluff à la fin des années 70, de longues (pour ne pas dire interminables) improvisations guitare, basse, batterie … Ne cherchez pas il n’existe aucun enregistrement officiel… 😉



Membres principaux de Can

Holger Czukay – basse
Michael Karoli – guitare, chants, violon
Jaki Liebezeit – batterie, percussions
Irmin Schmidt – claviers, chant

Autres membres de Can

Malcolm Mooney – chant
Damo Suzuki – chant
Rosko Gee – basse, chant
Rebop Kwaku Baah – percussions

Discographie de Can

1969 – Monster Movie
1970 – Soundtracks
1971 – Tago Mago
1972 – Ege Bamyasi
1973 – Future Days
1974 – Soon Over Babaluma
1975 – Landed
1976 – Flow Motion
1976 – Unlimited edition
1977 – Saw Delight
1978 – Out of reach
1979 – Can
1981 – Delay 1968
1985 – Inner Space
1989 – Rite Time
2012 – The Lost Tapes (Compilation)
2017 – The Singles (Compilation)

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Site de référence : www.spoonrecords.com

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