2008 : Bernard Lavilliers > Samedi à Beyrouth




2008 : Bernard Lavilliers > Samedi à Beyrouth - MazikAprès le succès de « Carnet de bord », Bernard Lavilliers fait une escale le « Samedi à Beyrouth » pour nous offrir une soul du Tenessee qui s’échoue sur les rivages de la Jamaïque tout en surfant sur la french touch de la poésie.

Avec ce mélange des genres et des cultures, notre ambassadeur national de l’échangisme musical ouvre son chant du monde au côté de l’orfèvre de la soul, Willie Mitchell, entre cuivres de Memphis et cordes voluptueuses, ainsi qu’au Marseillais Jehro sur deux titres frondeurs.

On ouvre avec « Rafales » qui pousse les vents d’un reggae soft pour nous délivrer un premier titre magnifique.

Avec le plus rythmé « Solitaire », on bourlingue merveilleusement sur un sublime reggae

La délicate soul de « Ma Belle » aux doux violons m’enivre avant de …

…revenir aux premiers amours de Bernard qui nous explique gentiment ce qu’il n’a pas toujours fait avec « Bosse ».

On revient au reggae avec la belle et inspirée « Maria Bonita », créature de rêve à la danse envoutante…

Le plus beau titre éponyme du nom de l’album, pour un « Samedi Soir A Beyrouth », tableau oriental d’une femme bercée entre romantisme et anarchisme.

Entre rêve et évasion brésilienne, on se laisse bercer par « Distingué », même si la méfiance est de rigueur.

Encore une histoire d’une merveilleuse femme avec « Je Te Reconnaîtrai », j’attends encore et toujours ou pas, plus…



Allez c’est reparti pour une révolte soft contre l’« Ordre Nouveau », même pas peur des bobards ce bernard qui nous chante avec des paroles qui tuent, une interprétation virile.

Effectivement ce titre « Attendu », l’était. Faut pas lui la faire ni à nous d’ailleurs.

Hey, un bon vieux rock sur « Killer » pour le tuer dans l’oeuf.

L’humoristique ragga de « Balèze » qui rime ou pas avec Hugo Chavez et qui s’en prend plein la gueule pour pas d’pez.

Au final, cet album à la sauce soul-reggae est remarquablement interprété par un Lavilliers épanoui et dont le travail sur les textes, la force des mélodies et la douceur de sa voix reflètent bien son regard actuel sur le monde, toujours contestataire même si plus assagi… C’est donc avec des textes de fer sur une voix de velours que Bernard nous chante la guerre, la paix et l’amour.

Je ne vous met pas seulement la chanson « Samedi à Beyrouth » mais un beau concert, bien filmé, bien enregistré, bien interprété et bien accompagné par vous ce soir ou une autre fois…

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