2001 : Bernard Lavilliers > Les Mains d’Or



2001 : Bernard Lavilliers > "Les Mains d’Or" tiré de l'album Arrêt sur ImageComme c’est dimanche, on va célébrer le travail avec « les mains d’or » produit par Bernard Lavilliers du laborieux « Arrêt sur image ».

Bon, ce n’est pas le meilleur album de Lavilliers, mais les trois premiers titres (tiercé dans le désordre) permettent de le signaler sur cette chronique de rock français.

Pour commencer, du Lavilliers classique avec « l’Or des Fous » et « Iracema » deux textes chauds qui traitent des sujets idolâtrés par notre Homme : les Femmes, l’Amour et tout çà au Brésil. Et puis la chanson-phare, qui est devenue sa signature de révolté, avec « Les Mains d’Or » en hommage à son père et à la fermeture des acieries.

Après cette œuvre, c’est « Arrêt sur symbole », le chef s’essouffle à l’ouvrage pour réaliser un exercice de remix. Musiques et textes maintes fois remis sur l’ouvrage avec des histoires de bourgeois fainéants corrompus et de gros dur au cœur tendre qui aime besogner les femmes. Bref, de la philosophie à deux balles avec une expédition en terrain miné, « Les Feuilles Mortes » en mode salsa ! Heureusement que Prévert est mort…

Bon, je ne vais pas quand même pas lui mettre le solde de tout compte sans manifester de l’intérêt pour : Saudade, Délinquance et l’Empire du milieu qui sont aussi de belles chansons, même si cela sent un peu le réchauffé.

Il est temps de te remettre au taf nanard, on croit en toi, tu peux le faire, mais ne nous déçoit pas ou ce sera le bagne.

Je vous laisse à cet exercice live ou il n’est pas tout seul à bosser, épaulé par quelques centaines de petites mains… c’est dur de travailler encore !

Paroles de « les mains d’or » sur l’album « arrêt sur image »

Un grand soleil noir tourne sur la vallée
Cheminée muettes – portails verrouillés
Wagons immobiles – tours abandonné
Plus de flamme orange dans le ciel mouillé
On dirait – la nuit – de vieux châteaux forts
Bouffés par les ronces – le gel et la mort
Un grand vent glacial fait grincer les dents
Monstre de métal qui va dérivant
J’voudrais travailler encore – travailler encore
Forger l’acier rouge avec mes mains d’or
Travailler encore – travailler encore
Acier rouge et mains d’or
J’ai passé ma vie là – dans ce laminoir
Mes poumons – mon sang et mes colères noires
Horizons barrés là – les soleils très rares
Comme une tranchée rouge saignée rouge saignée sur l’espoir
On dirait – le soir – des navires de guerre
Battus par les vagues – rongés par la mer
Tombés sur le flan – giflés des marées
Vaincus par l’argent – les monstres d’acier
J’voudrais travailler encore – travailler encore
Forger l’acier rouge avec mes mains d’or
Travailler encore – travailler encore
Acier rouge et mains d’or
J’peux plus exister là
J’peux plus habiter là
Je sers plus à rien – moi
Y’a plus rien à faire
Quand je fais plus rien – moi
Je coûte moins cher – moi
Que quand je travaillais – moi
D’après les experts
J’me tuais à produire
Pour gagner des clous
C’est moi qui délire
Ou qui devient fou
J’peux plus exister là
J’peux plus habiter là
Je sers plus à rien – moi
Y’a plus rien à faire
Je voudrais travailler encore – travailler encore
Forger l’acier rouge avec mes mains d’or
Travailler encore – travailler encore
Acier rouge et mains d’or…

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