1998 : Jacques Higelin > Paradis Païen




1998 : Jacques Higelin > Paradis PaïenEn cette triste journée, Jacques Higelin nous chante la rencontre d’un homme et d’une femme dans le « Paradis Paien ».

C’est après un tour du monde en solitaire et de ressourcements que Jacques Higelin publie Paradis Païen, album méconnu et pourtant admirable. En effet, ce disque musicalement très riche, combine instruments du monde et sons à tendance électro. Peu facile d’accès et parfois proche des tous premiers albums d’Higelin, il n’offre aucun tube, mais de grandes chansons.

La première moitié est plutôt traditionnelle, mais variée avec :
– Le violon tsigane de la « Chambre Sous Les Toits » qui instaure une atmosphère étrange.
– Les percussions exotiques d’ »Une Tranche De Vie » et de « Broyer Du Noir ».
– Les mélanges électroniques et acoustiques pour « La Vie Est Folle ».
– L’exubérance du titi parisien sur « L’Accordéon Désaccordé ».
Puis, une deuxième partie plus inégale par moment, avec notamment :
– « Luxe, Calme Et Volupté », rythmée au pas d’une diction à la Gainsbourg.
– L’étrange « Héritière De Crao ».
– La ballade mortellement amoureuse de « Paradis Païen ».

Comme d’habitude, les textes touchent à l’universel autour de ses thèmes de prédilection : la naissance, la vie, l’amour physique, l’amour spirituel et la mort.
Un disque qui peut sembler surprenant à la première écoute, mais qui prendra tout son intérêt avec le temps. Une atmosphère insolite, intimiste et soignée avec la production avant-gardiste de son pote de régiment, Areski. Une bonne cuvée qui se bonifie écoute après écoute avec une interprétation parfaite du grand frère Jacques.

Paradis Païen est peut être le meilleur album d’Higelin depuis « Champagne pour tout le monde » en 79… en attendant la suite.

Paroles de « Paradis Paien » sur l’album du même nom en duo ce soir avec la jeune Jeanne Cherhal et moins jeune Jacques Higelin.

Tu es celle que je cherche
Je suis celle que tu trouves quand tu ne cherches plus
Tu es celle que je veux
Je suis celle que tu peux avoir sans même jamais l’avoir voulu
Nous sommes qui nous sommes
Une femme, un homme
Deux arbres nus dans le verger du paradis retrouvé ou perdu
Nous sommes qui nous sommes
Un dragon, une lionne
Enlacés, nus, dans le jardin du paradis païen
Je suis ton ciel et ton enfer
L’élève et ton maître
Je suis ta source et ton désert
Ton mal et ton bien-être
Je suis
La lumière et ton ombre
La rose et le chardon
Unique parmi le nombre
Le remède et le poison
Je suis
La nuit qui doute
L’aube qui rassure
Je suis la clé de voûte
L’au-delà des murs
Tu es l’étoile et moi l’errant
Qui ne la perd jamais de vue
Je suis le vent et toi la voile tendue
Nous sommes qui nous sommes
Une femme, un homme
Deux arbres nus dans le verger du paradis retrouvé ou perdu
Nous sommes qui nous sommes
Un dragon, une lionne
Enlacés, nus, dans le jardin du paradis païen
Tu es celle que je veux
Je suis celle que tu peux avoir sans même l’avoir voulu
Tu es celle que je cherche
Je suis celle que tu trouves quand tu ne cherches plus


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