Arshid Azarine nous emmène dans les transes de l’album Trio + Guests Live

Arshid Azarine - Abann (Official Video)

Arshid Azarine : Le Cœur au Chœur du Jazz

Arshid Azarine est un des pianistes de jazz les plus étonnants qui soient. Dans l’univers d’Arshid Azarine, la musique n’est pas une simple succession de notes, mais une question de flux. Pianiste franco-iranien de renom, il mène une double vie fascinante : radiologue cardio-vasculaire le jour, explorateur des âmes la nuit. Son nouvel album, Arshid Azarine Trio + Guests Live (Ohrwurm Records), enregistré à Paris au 360 Paris Music Factory et au Sunside Jazz Club, est le point de convergence de ces deux mondes.

Une ouverture incandescente

L’album s’ouvre sur l’énergie de « Tcheltcheleh ». Ce morceau, porté par un groove afro-iranien et des superpositions de cycles rythmiques, pose d’emblée les jalons d’une musique de passage. On y entend les voix de Nuria Rovira Salat et de Golsa, chanteuse de jazz interdite de scène dans son pays. Sa présence exceptionnelle lors de cet enregistrement au Sunside transforme le titre en une apparition vibrante, un cri de liberté qui lance l’œuvre avec une intensité de feu.

La science du mouvement

En deuxième position, « Vorticity » vient explorer une autre facette du mouvement. Spécialiste de l’imagerie cardiaque, Arshid Azarine observe les turbulences invisibles qui animent l’organe vital. Inspiré par ces flux, le morceau déploie une transe douce, portée par les motifs répétitifs de la basse d’Hervé de Ratuld. La voix de Golshifteh Farahani y déclame un poème où le chaos devient un « vortex d’amour », illustrant cette tension entre rigueur conceptuelle et liberté expressive.

Un trio au carrefour des mondes

Pour cette aventure live, le pianiste s’entoure de musiciens d’exception. Le percussionniste Habib Meftah insuffle au trio les mémoires polyrythmiques du sud iranien, créant un dialogue constant avec le piano aérien d’Azarine. L’album traverse des paysages intérieurs variés, de la quête mystique de « 7 Djan » au récit de voyage mélancolique « Erevan-Tabriz-Téhéran », témoignant de frontières aujourd’hui plus difficiles à franchir.

La fin d’un voyage : l’amour en suspens

L’album se clôt sur la mélancolie suspendue de « Amour Impossible ». Inspiré par Dante, ce titre déploie des harmonies fragiles où les voix se frôlent sans jamais se posséder. Dans la version digitale, ce final s’étire vers « Talab », prolongeant la quête de plénitude.

Dédié à ceux qui se battent en Iran, ce disque capte l’instant où le jazz devient un acte de résistance. Arshid Azarine nous rappelle que la vie n’existe qu’en mouvement, et que le cœur, dans toute sa complexité, reste le seul guide possible.


Sortie Vinyle et Digital : 24 Avril 2026

Arshid Azarine sur Instagram

Arshid Azarine : piano, mélodica, voix Habib Meftah : percussions, voix Hervé de Ratuld : basse, contrebasse
Arshid Azarine : piano, mélodica, voix
Habib Meftah : percussions, voix
Hervé de Ratuld : basse, contrebasse

Yanni Iliadis signe une bouleversante « Une Lettre d’Adieu »

Avec « Une Lettre d’Adieu », Yanni Iliadis livre un titre à part. Une chanson qui ne cherche pas à en faire trop, mais qui touche juste, là où les mots deviennent parfois difficiles à dire.

Yanni Iliadis livre une émotion à fleur de peau

Originaire de Bruxelles, l’artiste belgo-grec de 28 ans se dévoile ici sans filtre. Derrière cette chanson, il y a une histoire intime : celle de sa grand-mère Ioanna, une femme au parcours marqué par les épreuves, de son enfance dans les plantations de tabac en Grèce à son départ pour la Belgique, avec une vie entière faite de courage, de sacrifices et d’amour.

Yanni Iliadis - Une Lettre d'Adieu

Plutôt qu’un simple hommage, « Une Lettre d’Adieu » prend la forme d’un dialogue suspendu. Une lettre que l’on écrit sans attendre de réponse, mais avec tout ce qu’on n’a pas toujours su dire à temps. « Elle a été, et restera, ma super-héroïne », confie l’artiste, qui porte aujourd’hui son héritage autant dans sa musique que dans son identité.

La force narrative d’une lettre intime

Le morceau parle de manque, bien sûr, mais aussi de ce qui reste. Des gestes, des souvenirs, des phrases qui continuent de résonner. Il évoque ces liens invisibles qui persistent, même après l’absence. Et surtout, il glisse une idée simple, presque évidente : ne pas attendre pour dire les choses importantes.

Visuellement, le clip prolonge cette sensation d’entre-deux. On y découvre un piano suspendu à plus de 90 mètres de hauteur, comme hors du temps. Une image forte, presque irréelle, qui accompagne cette envie de rester connecté à ceux qui ne sont plus là, quelque part entre ciel et mémoire.

Pourquoi Yanni Iliadis marque avec Une Lettre d’Adieu

Avec ce titre, Yanni Iliadis continue d’affirmer une écriture sincère, portée par des influences comme Christophe Maé ou Pantelis Pantelidis, tout en gardant une voix bien à lui.

« Une Lettre d’Adieu » n’impose rien. Elle s’écoute, elle se ressent, et chacun y met un peu de son histoire.

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