Willy DeVille

Willy DeVilleWilly DeVille, de son vrai nom William Paul Borsey Jr., est un chanteur, compositeur et acteur américain né en 1953, à New York.

Le blues, R & B et la musique cajun associé à la mouvance Punk de la fin des années 70 ont influencé le travail de Willy DeVille qui ne cessera jamais de croiser les musiques traditionnelles et l’intensité du rock.

Willy DeVille en bref

Guitariste autodidacte inspiré par les disques de Bob Dylan, Fred Neil, et Jimi Hendrix, par le blues de John Hammond Jr., Muddy Waters et John Lee Hooker, il entame une carrière en solo à Londres en 1971 puis, frustré par son manque de succès en Grande-Bretagne, il retourne aux États-Unis, s’installe temporairement à San Francisco, développe son personnage de scène, dandy punk à la voix éraillée, dans les clubs de la Bay Area  puis il fonde le groupe Billy DeSade & the Marquis, plus tard rebaptisé Mink DeVille, avec le bassiste Ruben Siguenza et le batteur TR « Manfred » Allen Jr.

Willy DeVille fait aussi des apparitions en tant qu’acteur au cinéma en 1986 et apparaît au côté de Mickey Rourke dans le film Homeboy en 1988.

Willy DeVille reste actif après l’éclatement de Mink DeVille en 1987. Son premier album solo Miracle est produit en 1987 par Mark Knopfler de Dire Straits et accueille le légendaire guitariste Chet Atkins. La chanson « Storybook Love », nominée aux Grammy Awards, est utilisée dans le film Princess Bride.

Habitant à La Nouvelle-Orléans, Willy DeVille convie les meilleurs musiciens de la place comme le légendaire Dr John (le mentor d’Eric Clapton et des Rolling Stones), Allen Toussaint et Eddie Bo, sur son album Victory Mixture publié en 1990 suivi de Backstreets of Desire en 1992 auquel collaborent une fois de plus Dr John, David Hidalgo (Los Lobos), Efrain Toro, Mariachi los Camperos, Jimmy Zavala ainsi que Zachary Richard, album sur lequel on trouve sa fameuse reprise insolite de Hey Joe en version latino ou plus exactement « Mariachi » qui rencontre un succès international.

En 1995, Willy DeVille enregistre à Los Angeles l’album Loup Garou où figure un duo avec Brenda Lee.

Les rythmes de la Nouvelle-Orléans restent présents sur l’album Big Easy Fantasy publié en 1996 toujours marqué par l’empreinte culturelle cajun.

L’album Horse Of A Different Color, enregistré à Memphis en 1999 revisite les traditions musicales du sud des États-Unis.

Le Live de 2001 pour lequel il obtient le Grand Prix du Disque de l’Académie Charles-Cros est un montage d’enregistrements des concerts de New York et Paris puis en 2003 c’est le Live in Berlin sur lequel on trouve Seth Farber (piano, chœurs), Boris Kinberg (percussions), Freddy Koella (guitare, mandoline, chant), David Keyes (basse, chœurs) et YaDonna Wise (chœurs).

En 2004 sort l’album Crow Jane Alley avec en invité David Hidalgo du groupe Los Lobos, des membres du groupe Chicano-rock Quetzal, et le batteur péruvien de jazz Alex Acuña.

Pistola est l’ultime album studio réalisé par Willy DeVille, sorti le jour de Mardi-Gras en 2008 comme un clin d’œil à ses racines musicales à la Nouvelle-Orléans…

William Paul Borsey Jr. meurt d’un cancer du pancréas le 6 août 2009 dans la ville qui l’a vu naître 58 ans plus tôt.

Discographie avec Mink DeVille

1977 – Cabretta
1978 – Return to Magenta
1980 – Le Chat Bleu
1981 – Coup de Grace
1982 – Savoir faire (compilation)
1983 – Where Angels Fear to Tread
1985 – Sportin’ Life

Discographie solo de Willy DeVille

1980 – Heat of the moment (BOF « Cruising »)
1987 – Miracle
1990 – Victory Mixture
1992 – Backstreets of Desire
1993 – Live
1995 – Loup Garou
1996 – Love § emotion
1999 – Horse of a Different Color
2005 – Crow Jane Alley
2008 – Pistola
2011 – Come a Little Bit Closer: The Best of Live

Site de référence : www.willydevillemusic.com

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1978 : Mama Béa > Les Glycines




Mama Béa Tékielski - Les Glycines Ce titre issu du magnifique album « Pour un bébé robot » de Mama Béa Tékielski commence par une comme une ballade innocente qui monte crescendo pour nous avertir de ce qui deviendra plus tard le conflit nord-sud.

Au lendemain du 11 septembre, ces paroles glacent le sang tant elles semblent visionnaires !

« …Déjà, au loin, des hordes cheminent – la nuit se peuple de visages livides – mornes colonnes poussées par la faim – viennent chercher du rêve et du pain… il est trop tard ils sont semé le vent – tu vas récolter la tempête« 

Ce qui frappe dès les premières notes de l’album « Pour un bébé Robot » qui sort en 1978, c’est le son de l’album qui dénote d’une production particulièrement soignée.

N’hésitez pas à écouter « Ballade pour un bébé robot », sorte de berceuse futuriste. Le morceau superbement construit termine en un long souffle de désespoir. Frissons garantis !

Ce petit bout de femme d’1m55 à la rage unique est dotée de l’une des voix les plus puissantes et exceptionnelle de l’univers musical français.

En marge du star système, elle a préféré suivre son chemin faisant fi des modes. Pire même, elle effrayait les médias qui l’ont boudée plutôt que de laisser s’exprimer cette bombe incontrôlable. Mais cela lui a permis de conserver sa liberté de ton, son autonomie créatrice de poète, brandissant bien haut l’étendard de la féminité révoltée et rageuse.

Avec sa voix forte, profonde, rauque et fluide à la fois, et ses textes rebelles et déchirants, Mama Bea aura marqué le rock français de la fin des années 1970.