The Transatlantics : Transgression, le rock sans filtre venu de Lyon

The Transatlantics prennent de court avec « Transgression », leur nouveau clip dévoilé le 30 septembre 2026. Tournée dans un hangar de l’armée de l’air, avec de véritables avions de chasse en toile de fond, cette vidéo donne immédiatement le ton : ici, pas question de rentrer dans le rang. Entre Britpop, pop-punk, blues-rock et énergie grunge, le trio lyonnais transforme son rock en cri de liberté, avec une volonté assumée de jouer fort et de faire entendre des voix que certains préféreraient ne pas écouter.

The Transatlantics

The Transatlantics, un trio rock né d’un besoin d’exister

Formé à Lyon en 2025, The Transatlantics réunit aujourd’hui Rory « Bulle » Foret à la guitare et au chant, Leïla Elysée à la basse et Kayla Mae à la batterie. Une formation entièrement composée de femmes trans, mais qui ne se résume évidemment pas à cette caractéristique : le groupe revendique avant tout une musique brute, indépendante et sans compromis.

L’histoire commence en 2023 lorsque Rory découvre le travail artistique de l’Américaine Kayla, notamment ses bandes dessinées et ses récits autour de la transition. Les deux musiciennes partagent rapidement leur passion pour le blues-rock et l’idée de jouer ensemble. Le nom The Transatlantics apparaît alors sur un dessin représentant les deux femmes en train de jouer : une plaisanterie, un rêve et bientôt le nom d’un véritable groupe.

Une première formation se constitue avec Astr aux claviers et aux chœurs. En juin 2025, le groupe enregistre son premier album éponyme, finalement publié le 20 décembre de la même année. Huit morceaux et près de trente minutes de musique qui posent les bases d’un univers où le blues, le folk, le rock et la pop-punk se croisent dans une écriture volontiers personnelle.

Du blues-rock au grunge sans passer par la case compromis

Le premier album affiche une palette plus large que ne pourrait le laisser penser l’étiquette Britpop pop-punk. « Transgression » ouvre les hostilités avec une énergie presque punk, tandis que « CloudJam » transforme la colère en mouvement et en résilience. « Electric Sheep » détourne le blues pour s’intéresser aux inquiétudes suscitées par l’intelligence artificielle, alors que « Cumulus » installe une atmosphère plus fragile.

Le groupe sait également ralentir le tempo et laisser davantage de place au récit, comme sur « A Firefly’s Tale », avant de revenir vers un groove plus massif avec « Fresh Leaves ». « It’s A Long Way Home » joue quant à lui sur l’idée du retour et de la reconnexion, tandis que « Dreammaker » referme l’album dans un mur sonore aux accents résolument 90’s.

Cette diversité tient aussi à leurs références. Le blues-rock des années 1970 constitue un socle évident, mais l’énergie du grunge des années 1990 et certaines couleurs pop-rock des décennies suivantes viennent régulièrement bousculer les fondations. Depuis l’arrivée de Leïla Elysée à la basse au début de 2026, le trio revendique d’ailleurs un son plus lourd et plus grunge, enrichi par les influences mélodiques des années 1990 et 2000 de la musicienne anglaise.

The Transatlantics

The Transatlantics : « Transgression » comme déclaration d’intention

Avec « Transgression », The Transatlantics ne cherchent clairement pas à arrondir les angles. Le morceau figurait déjà en ouverture de leur premier album ; cette nouvelle vidéo lui offre désormais un écrin particulièrement spectaculaire.

Tournée dans un hangar de l’armée de l’air, au milieu de véritables avions de chasse, elle crée un contraste assez réjouissant entre l’imagerie militaire et un groupe qui revendique justement son indépendance. Pas besoin ici d’effets numériques extravagants : quelques instruments, trois musiciennes et un décor pour le moins imposant suffisent à installer une atmosphère.

Musicalement, « Transgression » avance guitare en avant, porté par une rythmique compacte et une voix qui refuse de s’excuser d’exister. Le titre fonctionne ainsi comme un manifeste, mais surtout comme un morceau de rock efficace qui assume sa rugosité. C’est probablement là que réside l’intérêt de The Transatlantics : le propos est frontal, mais il passe d’abord par le son.

The Transatlantics, jouer fort pour faire entendre sa voix

Le parcours de Rory, Kayla et Leïla donne forcément une dimension particulière à cette musique. Le rock devient d’abord un refuge, puis un moyen d’expression et finalement une manière de reprendre l’espace sonore. Les textes abordent l’identité, l’invisibilisation, la création artistique et les inquiétudes liées à un monde qui cherche parfois à normaliser jusqu’à la différence.

Mais The Transatlantics ne donnent pas l’impression de vouloir transformer chaque concert en conférence. Leur réponse est plus instinctive : jouer. Jouer fort, jouer avec hargne, jouer aussi longtemps et aussi librement que possible. La guitare de Rory, la basse de Leïla et la batterie de Kayla forment un trio suffisamment dense pour rappeler que le rock n’a jamais eu besoin de demander la permission pour exister.

Et c’est peut-être ce qui rend « Transgression » particulièrement cohérent avec leur démarche. Le morceau ne demande pas à être accepté : il entre, branche les amplis et commence à jouer.

Attention à la confusion avec Transatlantic

Une petite précision s’impose pour les amateurs de rock progressif : The Transatlantics n’ont évidemment rien à voir avec Transatlantic, le supergroupe de rock progressif formé en 1999 autour de Neal Morse, Mike Portnoy, Roine Stolt et Pete Trewavas. Les deux noms se ressemblent fortement, mais les univers musicaux et les histoires sont bien distincts.

The Transatlantics en concert à Victoire 2

Après un premier album qui a permis au groupe de poser ses fondations, la scène constitue désormais le véritable terrain de jeu de The Transatlantics. Le trio sera notamment à l’affiche du Club V2 invite Outcast, le vendredi 20 novembre 2026 à Victoire 2, à Saint-Jean-de-Védas, aux côtés de Le Souffle et Nika Leeflang.

La soirée se déroulera dans la grande salle, debout, avec une ouverture des portes à 20 heures et un début des concerts annoncé à 20 h 30. Particularité intéressante : l’entrée est à prix libre, chacun participant selon ses moyens et ses envies.

Une formule finalement assez raccord avec l’esprit de The Transatlantics : pas de moule, pas de format imposé et surtout pas l’intention de baisser le volume pour devenir plus acceptable.

Avec « Transgression », The Transatlantics affichent donc clairement leurs couleurs. Un rock frontal, nourri de blues, de grunge, de pop-punk et de Britpop, porté par trois musiciennes qui ont choisi de transformer leurs trajectoires personnelles en énergie collective. Le genre de groupe qui rappelle au passage qu’en matière de rock, la transgression n’est parfois rien d’autre que le fait de jouer exactement comme on en a envie.

Membres de The Transatlantics

Rory « Bulle » Foret : Guitare, Chant
Leïla Elysée : Basse
Kayla Mae : Batterie

Discographie

Albums studio
2025 – The Transatlantics

L’album éponyme, sorti le 20 décembre 2025, comporte huit titres pour environ 29 minutes.  Les crédits officiels indiquent Rory « Bulle » Foret : guitare, chant, basse ; Kayla Mae : batterie, chœurs ; Ashley « Astr » Butler : claviers, chœurs. Leïla a ensuite rejoint la formation en 2026 à la basse.

Singles / titres
2025 – Transgression
2025 – CloudJam
2025 – Electric Sheep
2025 – Cumulus
2025 – A Firefly’s Tale
2025 – Fresh Leaves
2025 – It’s A Long Way Home
2025 – Dreammaker

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LUDIOSIS frappe fort avec « Addicted To Failure »

Avec « Addicted To Failure », LUDIOSIS poursuit son exploration d’un rock à la fois musclé, mélodique et profondément humain. Deuxième titre dévoilé après « The Light In Darkness », ce nouveau single confirme l’envie de Dan, seul maître à bord du projet, de construire une musique fondée sur les riffs, les mélodies accrocheuses et des textes dans lesquels chacun peut se reconnaître.

Un riff pour parler de la peur d’échouer

Dès les premières secondes, « Addicted To Failure » annonce la couleur avec un refrain de batterie percutant qui installe progressivement une atmosphère sombre. La tension monte, le morceau prend son élan, puis le riff principal entre en scène avant que les voix ne donnent toute sa dimension au titre.

LUDIOSIS

LUDIOSIS revendique ici une approche rock alternative énergique, quelque part entre la puissance des Foo Fighters, l’efficacité mélodique de The Killers et une sensibilité plus grunge que l’on peut rapprocher d’Alter Bridge ou Alice in Chains. Le morceau reste toutefois suffisamment personnel pour ne pas se limiter à un simple exercice de style.

Derrière cette énergie se cache surtout un thème particulièrement universel : la tentation de ne pas essayer afin de pouvoir se réfugier derrière l’excuse de l’absence d’effort. Ne pas prendre le risque d’échouer, de se ridiculiser ou de découvrir que l’on n’est peut-être pas à la hauteur peut effectivement sembler plus confortable que de tenter sa chance. « Addicted To Failure » met ainsi en musique cette forme d’auto-sabotage avec une efficacité assez directe.

Avec ses 3 minutes et 46 secondes, le titre possède par ailleurs un format particulièrement accessible et radiophonique, sans pour autant abandonner les guitares et l’énergie qui constituent l’identité de LUDIOSIS.

LUDIOSIS, un projet solo très personnel

Derrière LUDIOSIS se trouve Dan, musicien installé dans le Norfolk, au Royaume-Uni. Depuis plus de trente ans, il joue et écrit de la musique avant de commencer à publier ses compositions sous ce nom. Particularité importante du projet : Dan assure seul l’écriture, l’interprétation, le chant, l’enregistrement et le mixage depuis son home studio.

Cette démarche artisanale accompagne une véritable passion pour le rock construit autour des riffs. Le projet peut passer de rythmiques staccato très entraînantes à des ambiances grunge, jusqu’à des guitares accordées plus bas et particulièrement massives. L’EPK décrit ainsi un univers capable de relier hard rock à riffs, rock alternatif mélodique, pop rock et refrains plus hymniques.

LUDIOSIS revendique également une création entièrement humaine, sans recours à l’intelligence artificielle. Une précision qui prend tout son sens dans un projet aussi personnel, où chaque étape de la fabrication du morceau repose sur le travail d’un seul musicien.

De « Falling in Time » à une musique plus sombre

Le premier album de LUDIOSIS, « Falling in Time », est sorti en octobre 2025. Le disque affichait une orientation largement pop rock, privilégiant les mélodies fortes et une écriture accessible.

Avec « The Light in Darkness », sorti en mai 2026 selon l’EPK, Dan a ensuite emprunté une voie plus lourde et introspective, avec des guitares plus épaisses et des thèmes davantage tournés vers l’intime.

LUDIOSIS

« Addicted To Failure » s’inscrit naturellement dans cette évolution. Le morceau conserve le sens de la mélodie qui caractérisait les débuts du projet, tout en affirmant une personnalité plus rock et plus tranchante.

Et LUDIOSIS ne semble pas décidé à rester enfermé dans une seule formule. Un nouvel EP est actuellement en développement, cette fois autour de compositions faisant davantage appel à la guitare acoustique et au piano. Une nouvelle facette plus dépouillée et intimiste devrait donc prochainement compléter ce parcours déjà éclectique.

Une affaire de riffs, mais surtout d’émotions

Ce qui rend LUDIOSIS intéressant est finalement cette capacité à utiliser les codes du rock comme un langage direct pour évoquer des situations très humaines. Le nom même du projet renvoie à « the feeling you are making things up as you go along », une définition qui trouve un écho évident dans les textes consacrés aux incertitudes et aux situations auxquelles chacun peut être confronté.

Avec « Addicted To Failure », Dan transforme donc une faiblesse très commune en carburant pour un morceau nerveux et mélodique. Le résultat devrait séduire les amateurs d’Alter Bridge, Alice in Chains, Foo Fighters ou Green Day, Shinedown à la recherche d’un rock indépendant qui ne choisit pas entre efficacité et sincérité.

LUDIOSIS travaille par ailleurs sur un nouvel album annoncé pour la fin de l’année. Une chose est certaine : après avoir déjà montré plusieurs visages, le projet de Dan possède encore quelques riffs dans sa manche.

Ludiosis Addicted To Failure

Membre de LUDIOSIS

Dan (Daniel Frew) : Chant, Guitare, Composition, Enregistrement, Production, Mixage

Discographie de LUDIOSIS

Albums studio
2025 – Falling in Time
2026 – The Light in Darkness

EP
À venir – Nouvel EP acoustique

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