« tragic carpet » : quand fleabustiers transforme un tapis volant en symbole de lutte

Le collectif fleabustiers a dévoilé aujourd’hui, 24 octobre, son nouveau single “tragic carpet”. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que ce tapis vole haut, mais pas forcément vers les contrées enchantées qu’on imagine. 

Avec ce morceau, les artistes talentueux franchissent un cap artistique et prennent une nouvelle direction assumée, entre rock progressif, influences orientales et engagement contemporain.

cover de tragic carpet de fleabustiers

Dès les premières notes, le ton est donné: une rythmique hypnotique, des sonorités qui évoquent subtilement l’univers de Led Zeppelin, et une progression maîtrisée qui fait monter la pression sans jamais la relâcher. Le morceau prend son temps, évolue, s’étoffe, jusqu’à un superbe solo de guitare final qui vient clôturer le voyage avec panache et émotion.

“tragic carpet” raconte l’histoire d’une héroïne inattendue qui se dresse contre un tyran, une métaphore claire des luttes de pouvoir et de la résistance face à l’oppression. Le titre joue sur la dualité entre rêve et réalité: le tapis volant devient un tapis tragique, et on peut y voir le symbole d’un idéal confronté à la violence du monde. 

logo de fleabustiers

Cependant, fleabustiers ne livre pas un message frontal: le collectif préfère la suggestion, laissant aux auditeurs la liberté de son interprétation : politique, bien sûr, ou plus personnelle, chacun pouvant y voir son propre combat contre l’abus d’autorité.

Côté visuel, le collectif a fait appel à Nolan Bourrel pour un clip en motion design et met l’accent sur la collaboration et la sensibilité humaine à une époque où l’intelligence artificielle prend une place bien trop importante dans le secteur artistique. 

L’univers graphique du clip, à la fois épuré et expressif, prolonge le message du morceau. Parfois chaleureuse et accueillante, puis intense et oppressante, l’atmosphère traduit bien la séduction trompeuse et la manipulation inhérente au pouvoir.

Avec “tragic carpet”, les membres de fleabustiers confirment leur capacité à faire évoluer leurs sons et à proposer une vision plus ambitieuse de leur projet. On a déjà hâte de découvrir ce qu’ils nous réservent par la suite !

Découvrez le clip de “tragic carpet”:

Retrouvez fleabustiers ici :

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New Radicals : l’éclat éphémère d’un groupe culte

Le phénomène New Radicals à la fin des années 90

À la fin des années 1990, le nom New Radicals s’impose soudainement dans le paysage pop-rock international avec un unique album, Maybe You’ve Been Brainwashed Too, porté par le tube planétaire You Get What You Give. Fondé en 1997 par le chanteur, compositeur et producteur Gregg Alexander, le groupe américain se distingue par une énergie contagieuse et une plume à la fois ironique et engagée.

New Radicals

Le titre-phare, devenu hymne générationnel, mêle mélodies entraînantes, groove rétro et textes critiques envers l’industrie musicale. L’album, salué pour son audace et sa sincérité, révèle un savant mélange de pop, soul, alternative rock et touches de funk.

Gregg Alexander et l’âme créative des New Radicals

Derrière le projet New Radicals se cache essentiellement Gregg Alexander, véritable tête pensante du groupe. Multi-instrumentiste et producteur talentueux, il conçoit le projet comme une plateforme libre et fluctuante, accueillant différents musiciens selon les besoins. Aux côtés de Danielle Brisebois, chanteuse et collaboratrice fidèle, Alexander parvient à créer une identité sonore unique, pleine de fraîcheur et d’émotion.

Leur succès foudroyant entraîne cependant une pression médiatique que le musicien supporte mal. En 1999, à peine un an après la sortie de leur premier album, il annonce la dissolution du groupe, préférant se consacrer à la composition pour d’autres artistes (notamment Ronan Keating, Sophie Ellis-Bextor ou Santana).

Héritage et retour ponctuel sur la scène

Malgré sa courte existence, New Radicals reste un symbole fort d’authenticité et de créativité. Leur musique continue d’inspirer de nombreux artistes et de séduire de nouvelles générations grâce à son message positif et son son intemporel.

Fait marquant : en 2021, Gregg Alexander et Danielle Brisebois se sont réunis brièvement pour interpréter You Get What You Give lors de la cérémonie d’investiture de Joe Biden, un moment chargé d’émotion pour les fans du monde entier.

Membres des New Radicals

Gregg Alexander : Chant, guitare, claviers
Danielle Brisebois : Chant, percussions

Discographie

1998 – Maybe You’ve Been Brainwashed Too