LUDIOSIS frappe fort avec « Addicted To Failure »

Avec « Addicted To Failure », LUDIOSIS poursuit son exploration d’un rock à la fois musclé, mélodique et profondément humain. Deuxième titre dévoilé après « The Light In Darkness », ce nouveau single confirme l’envie de Dan, seul maître à bord du projet, de construire une musique fondée sur les riffs, les mélodies accrocheuses et des textes dans lesquels chacun peut se reconnaître.

Un riff pour parler de la peur d’échouer

Dès les premières secondes, « Addicted To Failure » annonce la couleur avec un refrain de batterie percutant qui installe progressivement une atmosphère sombre. La tension monte, le morceau prend son élan, puis le riff principal entre en scène avant que les voix ne donnent toute sa dimension au titre.

LUDIOSIS

LUDIOSIS revendique ici une approche rock alternative énergique, quelque part entre la puissance des Foo Fighters, l’efficacité mélodique de The Killers et une sensibilité plus grunge que l’on peut rapprocher d’Alter Bridge ou Alice in Chains. Le morceau reste toutefois suffisamment personnel pour ne pas se limiter à un simple exercice de style.

Derrière cette énergie se cache surtout un thème particulièrement universel : la tentation de ne pas essayer afin de pouvoir se réfugier derrière l’excuse de l’absence d’effort. Ne pas prendre le risque d’échouer, de se ridiculiser ou de découvrir que l’on n’est peut-être pas à la hauteur peut effectivement sembler plus confortable que de tenter sa chance. « Addicted To Failure » met ainsi en musique cette forme d’auto-sabotage avec une efficacité assez directe.

Avec ses 3 minutes et 46 secondes, le titre possède par ailleurs un format particulièrement accessible et radiophonique, sans pour autant abandonner les guitares et l’énergie qui constituent l’identité de LUDIOSIS.

LUDIOSIS, un projet solo très personnel

Derrière LUDIOSIS se trouve Dan, musicien installé dans le Norfolk, au Royaume-Uni. Depuis plus de trente ans, il joue et écrit de la musique avant de commencer à publier ses compositions sous ce nom. Particularité importante du projet : Dan assure seul l’écriture, l’interprétation, le chant, l’enregistrement et le mixage depuis son home studio.

Cette démarche artisanale accompagne une véritable passion pour le rock construit autour des riffs. Le projet peut passer de rythmiques staccato très entraînantes à des ambiances grunge, jusqu’à des guitares accordées plus bas et particulièrement massives. L’EPK décrit ainsi un univers capable de relier hard rock à riffs, rock alternatif mélodique, pop rock et refrains plus hymniques.

LUDIOSIS revendique également une création entièrement humaine, sans recours à l’intelligence artificielle. Une précision qui prend tout son sens dans un projet aussi personnel, où chaque étape de la fabrication du morceau repose sur le travail d’un seul musicien.

De « Falling in Time » à une musique plus sombre

Le premier album de LUDIOSIS, « Falling in Time », est sorti en octobre 2025. Le disque affichait une orientation largement pop rock, privilégiant les mélodies fortes et une écriture accessible.

Avec « The Light in Darkness », sorti en mai 2026 selon l’EPK, Dan a ensuite emprunté une voie plus lourde et introspective, avec des guitares plus épaisses et des thèmes davantage tournés vers l’intime.

LUDIOSIS

« Addicted To Failure » s’inscrit naturellement dans cette évolution. Le morceau conserve le sens de la mélodie qui caractérisait les débuts du projet, tout en affirmant une personnalité plus rock et plus tranchante.

Et LUDIOSIS ne semble pas décidé à rester enfermé dans une seule formule. Un nouvel EP est actuellement en développement, cette fois autour de compositions faisant davantage appel à la guitare acoustique et au piano. Une nouvelle facette plus dépouillée et intimiste devrait donc prochainement compléter ce parcours déjà éclectique.

Une affaire de riffs, mais surtout d’émotions

Ce qui rend LUDIOSIS intéressant est finalement cette capacité à utiliser les codes du rock comme un langage direct pour évoquer des situations très humaines. Le nom même du projet renvoie à « the feeling you are making things up as you go along », une définition qui trouve un écho évident dans les textes consacrés aux incertitudes et aux situations auxquelles chacun peut être confronté.

Avec « Addicted To Failure », Dan transforme donc une faiblesse très commune en carburant pour un morceau nerveux et mélodique. Le résultat devrait séduire les amateurs d’Alter Bridge, Alice in Chains, Foo Fighters ou Green Day, Shinedown à la recherche d’un rock indépendant qui ne choisit pas entre efficacité et sincérité.

LUDIOSIS travaille par ailleurs sur un nouvel album annoncé pour la fin de l’année. Une chose est certaine : après avoir déjà montré plusieurs visages, le projet de Dan possède encore quelques riffs dans sa manche.

Ludiosis Addicted To Failure

Membre de LUDIOSIS

Dan (Daniel Frew) : Chant, Guitare, Composition, Enregistrement, Production, Mixage

Discographie de LUDIOSIS

Albums studio
2025 – Falling in Time
2026 – The Light in Darkness

EP
À venir – Nouvel EP acoustique

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Bacchus : le rock progressif québécois refait surface

Bacchus est un groupe québécois de rock progressif francophone fondé à Montréal en 1992 par le guitariste Michel Héroux.

Bacchus, une aventure progressive made in Montréal

BacchusIl y a des groupes qui disparaissent, mais dont la musique refuse obstinément de tomber dans l’oubli. Bacchus appartient à cette catégorie. Formé à Montréal en 1992 autour du guitariste Michel Héroux, le groupe québécois a défendu une approche francophone du rock progressif et du métal à une époque où les formations de ce genre étaient loin de courir les rues.

Le projet puise notamment dans l’héritage de Yes, Rush et King Crimson, tout en intégrant des influences issues du rock québécois, notamment Offenbach et Harmonium. À cette solide culture progressive s’ajoutent des incursions dans le métal et des improvisations nourries par le jazz-fusion. Un mélange ambitieux qui permet à Bacchus de développer une identité bien à lui.

La formation réunissait Sylvain Poirier au chant, Michel Héroux aux guitares, Pierre Roberge à la basse et Bruno Roy à la batterie et aux chœurs. Une configuration classique sur le papier, mais particulièrement efficace pour faire respirer les longues constructions instrumentales et les envolées de guitare.

Une musique ambitieuse et sans frontières

Le parcours de Michel Héroux explique en partie cette volonté de ne pas choisir entre les genres. Formé initialement à la guitare classique, récompensé lors de concours musicaux alors qu’il était encore étudiant, il découvre ensuite le jazz et poursuit son apprentissage à l’Université Concordia. Sa maîtrise instrumentale et son goût pour l’improvisation vont rapidement devenir des éléments essentiels de son langage musical. Son parcours ultérieur dans le jazz, le rock et la musique de studio a d’ailleurs confirmé cette remarquable polyvalence.

Avec Bacchus, cette ouverture prend une forme particulièrement intéressante : les riffs peuvent côtoyer des passages plus mélodiques, les structures progressives laissent place à l’improvisation et les guitares s’aventurent volontiers hors des sentiers balisés.

Bacchus

En 1994, Bacchus publie son premier album éponyme sur une étiquette indépendante. Un deuxième opus est ensuite mis en chantier, mais le projet ne verra finalement jamais le jour. L’aventure prend fin en 1998, laissant derrière elle un disque et le souvenir d’une formation qui avait choisi de défendre une musique exigeante dans un environnement québécois alors largement dominé par d’autres sonorités.

Cette singularité n’est d’ailleurs pas passée totalement inaperçue. En 1995, Stéphane Desjardins soulignait le caractère travaillé du mélange rock, pop, métal et jazz du groupe. Un an plus tard, Mike Varney, figure incontournable de Guitar Player, mettait lui aussi en avant les qualités de Michel Héroux et sa capacité à dépasser les clichés dans ses solos.

Bacchus sort des archives numériques

Près de trois décennies après la fin du groupe, Bacchus revient aujourd’hui dans le paysage numérique. À la demande générale, Michel Héroux a récemment créé des pages officielles consacrées au groupe sur YouTube et Facebook.

Une initiative qui mérite largement d’être saluée. Elle offre notamment l’occasion aux amateurs de rock progressif québécois de redécouvrir une formation qui avait tenté, au début des années 1990, de faire dialoguer le progressif, le métal et le jazz-fusion en français.

Et pour celles et ceux qui ont découvert Michel Héroux grâce à son parcours solo, cette plongée dans Bacchus permet aussi de retrouver une facette plus ancienne de son univers. Son parcours personnel, déjà évoqué sur Mazik, témoigne d’une fidélité constante à la recherche, à l’expérimentation et au plaisir de faire dialoguer les genres.

Bacchus n’est donc pas seulement une archive musicale ressortie des cartons. C’est un morceau de l’histoire du rock progressif québécois qui retrouve aujourd’hui une vitrine et, surtout, de nouvelles oreilles auxquelles parler.

Membres de Bacchus

Sylvain Poirier : voix
Michel Héroux : guitares
Pierre Roberge : basse
Bruno Roy : batterie & choeurs

Discographie

Album studio
1994 – Bacchus

Second opus, projet amorcé mais jamais publié

NB : Ne pas confondre Bacchus avec les nombreuses formations homonymes, notamment le groupe irlandais de metal formé à Galway à la fin des années 2000 ou encore le groupe rouennais de blues rock alternatif, entre autres…

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