Avec « Ganbaru », DORRR confirme sa renaissance dark-pop

Avec Ganbaru, DORRR poursuit la mue artistique amorcée par son premier album solo Glitch & Glitter en 2021, après plusieurs années passées au sein du duo surf/rock The Blind Suns

Ganbaru, emprunté au japonais, renvoie à l’idée de persévérance et de résilience. Une intention que l’on retrouve dans une écriture plus brute et introspective, où sont abordés l’isolement, l’acceptation de soi et les désirs inavoués.

DORRR
Credits: Marion Fort

Ce nouvel EP marque une étape décisive dans le parcours de DORRR, où authenticité et émotion prennent le pas sur les artifices, révélant une artiste pleinement à l’aise dans son nouvel univers.

Et si l’on perçoit des échos de la mélancolie sensuelle de Lana Del Rey et les influences de The xx ou Garbage dans sa musique, DORRR ne tombe jamais dans la facilité des comparaisons, préférant sublimer ses influences pour tracer sa propre trajectoire artistique.

En effet, si certaines sonorités s’inscrivent dans une esthétique dark-pop contemporaine déjà balisée, l’ensemble conserve une sincérité qui empêche toute sensation de déjà-vu.

Mais l’univers singulier de DORRR ne se limite pas aux productions sonores. Si vous regardez ses clips, chacun d’eux reflète parfaitement l’esthétique très cinématographique des singles, entre ombres et lumière. 

Ganbaru comprend cinq titres, dont un bonus track : le lead single Lonely Sun, déjà sorti en 2025, se voit ici revisité par le duo franco-britannique Scenius. Leur remix apporte une dimension électro dark-pop à ce morceau, renforçant son message de visibilité et de reconnaissance des femmes.

What’s Going On offre une production pleine de nuances, entre rythmique lourde et gimmicks plus aériens. DORRR explore les zones d’ombre de l’âme humaine, et la lutte entre la fuite et l’acceptation. Le morceau trouve sa force dans cette tension émotionnelle: comprendre ce que l’on fuit comme première étape vers le lâcher-prise.

I Might Be Weird capte cette sensation familière d’être “à part”, tout en transformant cette singularité en force. Ici, la différence ne se justifie pas: elle s’affirme.

Low & Slow parle de la liberté créative dans un monde saturé de normes. On ressent dans cette composition une volonté de dépasser les cadres traditionnels pour explorer quelque chose de plus instinctif.

Enfin, reprendre Black Balloon est un choix audacieux, mais cette version du titre de The Kills s’impose comme une relecture sensible et habitée, centrée sur l’adieu à une ombre intérieure.

Avec Ganbaru, DORRR démontre qu’elle n’a rien perdu de sa flamme, bien au contraire: elle transforme ses expériences et ses émotions en pop captivante, intime et résolument moderne.

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Joseph Carré boucle sa trilogie en apesanteur

Joseph Carré est un auteur-compositeur-interprète canadien qui construit depuis plusieurs années un univers pop-électro onirique et cinématographique. Avec Ultrason, il achève la trilogie magique initiée par ses précédents albums, un cycle en trois volets qui explore le voyage, l’imaginaire et les sensations cosmiques. Chaque album est une étape de ce parcours : Magique! (2022) lance l’univers, Temps Libre (2023) l’étend et l’affine, et ULTRASON (2026) en marque l’apogée avec des arrangements plus ambitieux et une production plus audacieuse.

il mêle arrangements riches, sonorités aériennes et collaborations pointues pour créer des albums à la fois ambitieux et profondément humains.

Joseph Carré

Joseph Carré – Ultrason, l’ultime décollage

Disponible depuis le 13 février 2026, Ultrason marque l’aboutissement d’un cycle entamé sur l’île imaginaire de Culpa. Avec ce nouvel album, Joseph Carré quitte son bateau volant pour emprunter une voie rapide plus cosmique, plus dense, presque cinématographique. La trilogie magique trouve ici son point culminant, et l’artiste ne fait pas les choses à moitié.

Dès les premières notes, on comprend que Ultrason ne cherche pas la demi-mesure. Là où ses précédents chapitres installaient un univers onirique, celui-ci pousse les murs. Les textures sonores se font plus larges, les basses plus organiques, les arrangements plus ambitieux. On sent un artiste qui a pris confiance et qui ose. Beaucoup.

Joseph Carré - Ultrason

Une production haut de gamme

Joseph Carré s’est entouré d’un casting impressionnant. Nick Roberge assure l’ingénierie sonore, le mixage et la co-réalisation, apportant une précision chirurgicale à l’ensemble. Carl Bastien, à la co-écriture et aux arrangements, insuffle une élégance mélodique et une profondeur harmonique qui donnent à l’album une véritable ampleur.

À leurs côtés, William Gough à la guitare, Benjamin Courcy à la batterie, Mélanie Venditti aux cordes, Guillaume Guilbault et Francis Major participent à cette montée en puissance. Le résultat ? Un disque riche, habité, où chaque détail semble pensé pour servir l’émotion.

La production impressionne sans jamais écraser les chansons. C’est là toute la force d’Ultrason : malgré sa dimension ambitieuse, l’album reste profondément humain.

Centre Ville : cœur battant du projet

Le morceau Centre Ville agit comme un pivot. Il concentre cette tension entre introspection et vertige, entre pulsation urbaine et élan cosmique. Joseph Carré y explore les contrastes : proximité et distance, solitude et communion, ancrage et fuite. Musicalement, les nappes synthétiques dialoguent avec des cordes aériennes, tandis que la batterie imprime un mouvement presque hypnotique.

On retrouve cette capacité à surprendre, à décaler légèrement l’attente. Rien n’est totalement là où on l’imagine. Et c’est précisément ce qui rend l’écoute captivante.

Une trilogie qui atteint son apogée

Avec Ultrason, Joseph Carré clôt une trilogie cohérente et audacieuse. Il confirme son goût pour les univers conceptuels, tout en affirmant une identité sonore de plus en plus affirmée. On sent un artiste qui maîtrise désormais son vaisseau et son cap.

Et comme le suggère la conclusion implicite de l’album : vous ne pourrez pas être ailleurs… et ce n’est qu’un début. La fin d’un cycle, oui. Mais surtout l’ouverture d’un autre.

Discographie de Joseph Carré

Albums studio

2026 – Ultrason

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