Wild Wine Quest : Winecraft poursuit sa conquête du rock

Wild Wine Quest marque une nouvelle étape dans l’aventure de Winecraft. Après avoir présenté le groupe et son premier single dans nos colonnes en juin dernier, les Strasbourgeois poursuivent désormais leur route vers leur premier album, attendu le 13 novembre. Et pour faire monter la pression, le quatuor dévoile le morceau-titre dans deux versions : l’une enregistrée en studio, l’autre captée en public lors de In Vino Rock’n’Rollas.

Winecraft - Wild Wine Quest

Wild Wine Quest, le nouveau chapitre de Winecraft

Avec Wild Wine Quest, Winecraft reste fidèle à cette identité vintage rock qui avait déjà retenu notre attention. Le groupe ne cherche pas à reproduire mécaniquement les recettes des années 70, mais préfère s’en imprégner pour en tirer une musique vivante, organique et volontiers généreuse.

Le morceau s’appuie sur une énergie lumineuse et un sens certain de la mélodie. Le refrain s’installe rapidement en tête, tandis que le groupe conserve cette façon bien à lui de mêler efficacité rock et décalage. Derrière l’apparente légèreté, Winecraft ne se prive pas non plus d’un regard plus mordant sur le monde qui l’entoure.

La version studio permet de savourer le travail de composition et les différentes nuances du titre, tandis que la captation live rappelle que cette musique est avant tout faite pour prendre vie sur scène. Deux approches complémentaires qui donnent un aperçu assez séduisant de ce que pourrait réserver l’album.

Wild Wine Quest en studio et sur scène

Proposer deux versions d’un même morceau n’a rien d’anodin. Wild Wine Quest existe ainsi dans un cadre plus maîtrisé en studio, mais aussi dans l’énergie immédiate du concert.

Pour un groupe qui a déjà accumulé une cinquantaine de prestations en France, en Allemagne et en Belgique, et qui prévoit également de passer par la Suisse, la scène constitue manifestement un terrain de jeu essentiel. La version live permet de retrouver cette dimension directe, sans filtre, qui convient particulièrement bien à leur rock nourri d’influences vintage, psychédéliques et seventies.

Winecraft semble d’ailleurs avoir compris qu’un bon morceau de rock doit pouvoir supporter plusieurs traitements : celui du studio, où chaque détail trouve sa place, et celui de la scène, où l’adrénaline peut parfois bousculer le plan initial. Et, entre nous, c’est souvent là que les chansons commencent vraiment à vivre.

Wild Wine Quest, avant l’arrivée du premier album

Le nouveau single porte le même nom que l’album attendu le 13 novembre 2026. Une étape importante pour Winecraft, qui prépare ce premier véritable album après un premier disque studio paru en 2024 et un enregistrement live en 2025.

Le groupe a choisi de faire monter progressivement l’attente autour de ce projet. Wild Wine Quest arrive donc comme un nouvel indice sur la direction prise par le quatuor : un rock puissant, mélodique, parfois psychédélique, qui conserve le goût des sonorités analogiques et organiques sans se limiter à une simple nostalgie des années 70.

Les textes, eux, ne se contentent pas de lever le coude en regardant tourner les vinyles. Chez Winecraft, l’humour et le rock’n’roll peuvent aussi côtoyer des sujets plus sérieux, avec en toile de fond un regard sur les tensions et les absurdités de notre époque.

Winecraft : la suite de la conquête

Depuis notre précédent article consacré à Winecraft, le groupe strasbourgeois n’a manifestement pas rangé les guitares au fond de la cave. Wild Wine Quest confirme au contraire une volonté d’avancer et de construire un univers cohérent, nourri par l’amour du rock d’hier mais tourné vers de nouvelles compositions.

Avec la sortie du single le 28 août et l’album désormais programmé pour le 13 novembre, les prochains mois devraient donc permettre de découvrir plus largement ce que le quatuor a mis à macérer dans ses fûts de rock vintage.

Reste maintenant à voir si Wild Wine Quest tiendra toutes les promesses de son titre. Une chose est sûre : Winecraft poursuit sa route, bouteille en main, guitares branchées et sans avoir l’intention de demander son chemin.

Wild Wine Quest : un clip entre humour et inquiétude

L’actualité de Winecraft ne se limite pas au morceau-titre de l’album. Le groupe accompagne également cette nouvelle période d’un clip pour (We’re Not) Out of the Woods, dont le titre reprend une expression anglaise que l’on pourrait traduire par « On n’est pas sortis de l’auberge ».

Le décor commence pourtant sous de bons auspices. Le groupe sèche sa répétition pour aller faire la fête en forêt, mais l’insouciance du départ laisse rapidement place à une ambiance plus étrange lorsqu’apparaît une meute inquiétante. Derrière les masques de loups se dessinent alors des figures d’autorité à peine dissimulées.

Réalisée par Paul Roman et Alan Bouillet, dans le cadre d’un projet avec l’école Studio M, la vidéo joue volontairement avec plusieurs niveaux de lecture. L’ensemble navigue entre humour, tension et décalage, avec un esprit qui peut évoquer aussi bien les aventures déjantées de Rockstory que certaines poursuites improbables sorties de l’univers de Scooby-Doo.

Derrière son aspect ludique, Winecraft laisse ainsi planer une petite inquiétude. La fête est bien là, en théorie, mais peut-être n’a-t-elle finalement jamais vraiment commencé.

Discographie de Winecraft

Albums studio
2026 – Wild Wine Quest

EPs
2024 – Witchcraft ‘n Excess Wine

Albums live
2025 – Turning Water Into Wine

Singles
2025 – Mother Green and Her Killing Machine
2026 – (We’re Not) Out Of The Woods

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C’est la faute à Bashung : Imelda May revisite Bijou Bijou

C’est la faute à Bashung rend hommage aux premières années d’Alain Bashung avec un projet aussi ambitieux que réjouissant : 26 reprises réunissant 32 artistes issus de la chanson, du rock, du cinéma et de la littérature. Après « Elsass Blues » et « Camping Jazz », c’est au tour d’Imelda May de s’approprier « Bijou, bijou », troisième extrait dévoilé avant la sortie de l’album le 6 novembre 2026.

C'est la faute à Bashung

C’est la faute à Bashung, un hommage sans nostalgie

Il y a quelque chose d’assez réjouissant dans l’idée de retourner aux débuts d’Alain Bashung. Avant les grandes œuvres qui allaient définitivement installer son nom dans le paysage musical français, le chanteur construisait déjà un univers singulier, volontiers provocateur, nourri de rock, de blues, d’humour décalé et de textes capables de sortir des sentiers battus.

C'est la faute à BashungCette première période est indissociable de Boris Bergman, parolier avec lequel Bashung va développer une écriture particulièrement reconnaissable. Leur collaboration donne notamment naissance à plusieurs titres de Roulette russe, paru en 1979, dont « Bijou, bijou ». L’album marque un tournant important dans le parcours de Bashung, même si le succès populaire viendra véritablement un peu plus tard avec « Gaby oh ! Gaby ».

Le projet C’est la faute à Bashung choisit justement de revenir à cette matière première. L’objectif n’est pas de reproduire le Bashung d’époque, encore moins de transformer ces chansons en objets de musée, mais de leur offrir une nouvelle vie avec des interprètes venus d’horizons très différents.

C’est la faute à Bashung accueille Imelda May

Pour « Bijou, bijou », le choix d’Imelda May apparaît particulièrement pertinent. La chanteuse irlandaise possède depuis longtemps ce goût pour les musiques qui ont nourri le rock avant de se fondre dans sa propre personnalité : rockabilly, blues, jazz et rock se croisent dans son univers, porté par une voix immédiatement identifiable.

Récompensée comme meilleure artiste féminine aux Meteor Music Awards, Imelda May a également partagé la scène avec Jeff Beck et participé aux Grammy Awards aux côtés du guitariste dans un hommage à Les Paul. Autant dire que l’univers rock de Bashung n’est pas vraiment un territoire inconnu pour elle.

Avec « Bijou, bijou », elle apporte donc une autre couleur à cette chanson composée par Bashung et issue de la période Roulette russe. Là où l’original possède déjà cette énergie rock un peu cabossée caractéristique des débuts du chanteur, la personnalité vocale d’Imelda May permet d’en accentuer le caractère frontal et nerveux.

Le morceau devient ainsi une rencontre assez naturelle entre deux univers qui, malgré la distance géographique et linguistique, partagent un même goût pour le rock débarrassé de ses conventions.

C’est la faute à Bashung, 26 reprises et une distribution XXL

Le projet ne repose évidemment pas uniquement sur Imelda May. La distribution réunit des personnalités aussi diverses que Francis Cabrel, Jean-Louis Aubert, Carla Bruni, Paul Personne, Pascal Obispo, Lambert Wilson, Pierre Richard, Gérard Lanvin, Jil Caplan, Emma Daumas, Jennifer Ayache, Emmanuelle Seigner ou encore Béatrice Dalle.

Cette diversité constitue probablement l’une des principales curiosités de C’est la faute à Bashung. Certains viennent directement du monde musical, d’autres du cinéma ou de la littérature, mais tous se retrouvent autour d’un répertoire qui permet plusieurs niveaux de lecture.

Les premiers extraits donnent déjà une idée de cette volonté d’ouvrir largement le champ. Kim Igane s’est attaquée à « Elsass Blues », tandis que Lambert Wilson revisite « Camping Jazz ». Avec Imelda May et « Bijou, bijou », le projet ajoute désormais une dimension internationale et franchement rock à son casting.

La tracklist réserve également quelques surprises, avec notamment « Gaby Oh ! Gaby » par Newton, « Toujours sur la ligne blanche » par Pierre Richard, « Malédiction » par Viktor Lazlo, « Station Service » par Henri Loevenbruck ou encore « Les montreurs d’ombre », inédit interprété par Béatrice Dalle.

De Bashung à Imelda May, une relecture qui a du sens

« Bijou, bijou » n’est évidemment pas choisi au hasard. Le titre appartient à cette période où Bashung et Bergman expérimentaient encore, avec une certaine liberté, une écriture et un son qui allaient progressivement conduire le chanteur vers son statut d’artiste majeur.

C'est la faute à Bashung

Le pari de C’est la faute à Bashung est finalement assez simple : plutôt que de sanctuariser ces chansons, les faire circuler à nouveau. Et c’est probablement la meilleure manière de rendre hommage à un artiste dont la carrière a toujours reposé sur le mouvement, les changements de direction et le refus de rester enfermé dans une formule.

Avec Imelda May, « Bijou, bijou » trouve donc une nouvelle interprète capable de lui insuffler son propre tempérament. Une reprise qui ne cherche pas à jouer au Bashung à la place de Bashung, mais à regarder son répertoire depuis un autre endroit.

Le visualizer de « Bijou, bijou » sera disponible le 11 septembre à 9 heures. Quant à l’album C’est la faute à Bashung, il faudra patienter jusqu’au 6 novembre 2026 pour découvrir l’ensemble de cette relecture collective, produite par Arca & Fox et mixée par Steve Forward.

Artistes

Francis Cabrel : chant
Jean-Louis Aubert : chant
Carla Bruni : chant
Paul Personne : chant, guitare
Imelda May : chant, instruments
Lambert Wilson : chant
Pascal Obispo : chant
Pierre Richard : interprétation
Gérard Lanvin : interprétation
Et de nombreux autres artistes issus de la chanson, du rock, du cinéma et de la littérature.

Discographie

Albums studio / Tributes
2026 – C’est la faute à Bashung

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