Littlebig6ster : Step Aside, un nouveau rugissement avant Mue

Littlebig6ster poursuit sa mutation avec Step Aside, deuxième extrait du nouvel album Mue, attendu le 16 octobre 2026. Disponible officiellement depuis le 30 septembre, ce nouveau single prolonge l’univers tribal blues-rock du quintet angevin avec un riff hypnotique, une tension permanente et une voix qui, dans ses envolées les plus incandescentes, n’est pas sans rappeler Janis Joplin.

Après Me Blind, premier manifeste visuel de cette nouvelle étape, Littlebig6ster revient avec un morceau qui semble avancer à pas lourds dans la pénombre. Step Aside s’installe d’abord autour d’un riff de guitare hypnotique, comme une marche inexorable sous tension, avant que la voix de Virginie Pinon ne fasse monter la pression. Entre peur et fascination, le titre progresse jusqu’à un refrain entêtant qui prend des allures de cri de guerre.

Littlebig6ster

Littlebig6ster, un blues-rock en pleine mutation

Depuis la création du projet collectif en 2017, Littlebig6ster construit une identité qui refuse de choisir entre blues, rock et influences tribales. Porté par Virginie Pinon, le groupe angevin s’appuie sur une instrumentation particulièrement organique où la cigar box guitar, les guitares électriques, les percussions et le didgeridoo participent à une véritable signature sonore.

L’histoire de Littlebig6ster est aussi celle d’une musicienne habituée aux scènes et aux expériences hors des sentiers battus. Après quinze années passées au sein du duo country-rock Eddie et Ninie et plus d’un millier de concerts en Europe et en Amérique du Nord, Virginie Pinon poursuit son aventure avec cet instrument singulier qu’est la cigar box guitar.

Le projet s’est ensuite étoffé avec Nicolas Bach et Cyril Bach, avant l’arrivée de Gilles Théolier à la basse et Vincent Lechevallier à la batterie en 2022. Une formation désormais réunie autour d’une même envie : faire du blues une matière vivante, physique et résolument contemporaine.

Littlebig6ster fait monter la tension avec Step Aside

Avec Step Aside, le groupe semble avoir trouvé un nouvel espace pour laisser parler son instinct. Le morceau ne cherche pas à lisser ses aspérités. Au contraire, il joue sur la répétition, la tension et l’impact du groove pour installer une atmosphère presque hypnotique.

Le riff avance comme une marche sous pression tandis que la voix se rapproche progressivement du point de rupture. Puis vient ce refrain qui impose son injonction : se retirer ou répondre à l’appel. Une dualité qui colle parfaitement à la philosophie de Mue, album conçu comme un parcours initiatique et une transformation progressive.

Après Me Blind, dont le clip signé et dirigé artistiquement par Virginie Pinon plongeait l’auditeur dans un univers visuel en noir et blanc, entre images d’archives, rituels masqués et spirales hypnotiques, Step Aside confirme que Littlebig6ster entend aussi défendre une véritable vision artistique autour de ce nouvel album.

Mue, le nouvel album de Littlebig6ster

Prévu le 16 octobre 2026, Mue constitue le troisième album de Littlebig6ster après Cobra en 2017 et LB6 en 2021. Le disque rassemble neuf compositions qui explorent un blues débarrassé de ses codes les plus classiques, entre blues roots, soul, rock et pulsations tribales.

L’enregistrement a été réalisé en prises live aux studios Tostaky du Chabada, à Angers, sous la direction d’Olivier Fournier, alias Cali. Une approche qui privilégie la dynamique et permet de conserver cette énergie brute qui fait partie de l’ADN du groupe.

Le résultat promet un disque particulièrement organique, pensé davantage comme une expérience collective que comme une simple succession de morceaux. Running Wild, Me Blind, Modern Tribe, Fight 2 B, Step Aside, Toy, Alien, Soul’s Sacrifice et Heavy Soul composent les neuf étapes de cette nouvelle aventure.

Littlebig6ster célèbre Mue au Chabada

La sortie de l’album ne se fera pas à distance. Littlebig6ster donne rendez-vous au public le 16 octobre 2026 au Chabada, à Angers, pour célébrer directement cette nouvelle étape sur scène.

Une date particulièrement symbolique puisque Mue sort précisément ce jour-là. Après plus de 350 concerts en France, en Suisse et en Belgique, notamment dans plusieurs festivals blues, le quintet angevin dispose d’un terrain de jeu idéal pour donner toute sa dimension à ce nouveau répertoire.

Avec Step Aside, Littlebig6ster continue donc d’avancer, sans renier ses racines mais avec une furieuse envie de les faire évoluer. Le serpent du blues-rock angevin change de peau, et cette fois encore, la mue s’annonce électrique.

Littlebig6ster

Membres du groupe

Virginie Pinon : chant, cigar box guitar, guitare, harmonica
Nicolas Bach : guitare, chant, harmonica
Gilles Théolier : basse, chœurs
Vincent Lechevallier : batterie, chœurs
Cyril Bach : percussions, didgeridoo, chœurs

Discographie

Albums studio
2017 – Cobra
2021 – LB6
2026 – Mue

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Collapse Under The Empire : le post-rock comme voyage intérieur

Collapse Under The Empire est un duo allemand de post-rock instrumental formé à Hambourg à la fin des années 2000. Depuis leurs débuts, Chris Burda et Martin Grimm développent une musique cinématographique, mélancolique et ambitieuse, où guitares, batteries, synthétiseurs et nappes électroniques construisent de véritables paysages sonores. Une musique sans paroles, mais certainement pas sans histoires.

Collapse Under The Empire

Collapse Under The Empire, une histoire née à Hambourg

L’histoire de Collapse Under The Empire commence à Hambourg durant l’été 2008. Chris Burda et Martin Grimm, tous deux arrivés dans la ville pour des raisons professionnelles et ayant laissé derrière eux leurs précédents groupes, cherchent alors une nouvelle manière de travailler. Leur rencontre va rapidement déboucher sur une évidence : plutôt que de reproduire le fonctionnement traditionnel d’un groupe à plusieurs musiciens, ils souhaitent disposer d’un espace de création plus libre.

Le duo développe ainsi une vision commune qui donnera naissance à Collapse Under The Empire. Dès les premières compositions, les deux musiciens cherchent à déconstruire certains fondamentaux du post-rock pour les reconstruire à leur manière. Le résultat va rapidement dépasser le simple cadre du genre.

Le premier EP, Paintball, paraît en 2008, avant que le groupe ne publie Systembreakdown en 2009. Dès ce premier album, les bases sont posées : des guitares capables de passer de la retenue à l’explosion, des rythmiques puissantes, des claviers et des éléments électroniques qui donnent à l’ensemble une dimension presque cinématographique.

Collapse Under The Empire, un post-rock sans frontières

Si Collapse Under The Empire appartient clairement à la grande famille du post-rock instrumental, le duo n’a jamais souhaité s’y enfermer. Trip-hop, shoegaze, synthpop, rock progressif, ambient, musique électronique et musique de film nourrissent leur univers.

Cette ouverture explique en grande partie la personnalité du groupe. Les morceaux ne reposent pas uniquement sur le traditionnel principe de montée en puissance propre au post-rock. Les compositions travaillent également les textures, les contrastes et les atmosphères, alternant passages minimalistes, nappes électroniques, batteries martiales, basses profondes et murs de guitares.

Le groupe revendique d’ailleurs une conception très visuelle de sa musique. Chaque morceau peut devenir le support d’un récit imaginaire, comme une bande originale dont les images seraient laissées à l’imagination de celui qui écoute. L’absence de chant permet justement à chacun de construire sa propre interprétation.

C’est particulièrement perceptible dans des albums comme Find A Place To Be Safe, Fragments of a Prayer ou The Fallen Ones, où les compositions semblent constamment chercher à provoquer une émotion ou à installer un décor mental.

Collapse Under The Empire, entre mélancolie et puissance

Il serait pourtant réducteur de résumer Collapse Under The Empire à une musique sombre. Le duo joue précisément sur la tension entre inquiétude et espoir, destruction et renaissance, solitude et ouverture.

Les guitares peuvent prendre une dimension massive tandis que les synthétiseurs installent des espaces presque irréels. Les batteries apportent une dimension organique et parfois très physique à des compositions qui pourraient autrement basculer entièrement dans l’électronique.

Cette dualité devient particulièrement importante dans Shoulders & Giants et Sacrifice & Isolation, deux albums qui constituent les volets d’un même concept. Le premier aborde notamment l’existence humaine, la liberté, l’isolement et la mort, tandis que le second pousse davantage l’expérimentation électronique et les atmosphères apocalyptiques.

Avec Fragments of a Prayer, le groupe poursuit cette recherche en intégrant encore davantage d’éléments orchestraux, de piano et de textures électroniques. Une évolution qui confirme que le post-rock de Chris Burda et Martin Grimm fonctionne davantage comme une matière première que comme une frontière.

Collapse Under The Empire, des paysages sonores en mouvement

Au fil des années, le duo n’a cessé de faire évoluer sa palette. The Fallen Ones, paru en 2017, plonge l’auditeur dans un univers dystopique où l’inquiétude et l’espoir cohabitent encore. Deux ans plus tard, The End of Something revient sur une décennie de création à travers une imposante rétrospective réunissant raretés, faces B, bonus et nouveaux morceaux.

Puis vient Everything We Will Leave Beyond Us en 2020. Le contexte mondial de l’époque trouve naturellement un écho dans les préoccupations du groupe : crise environnementale, pandémie, guerres, exploitation, pauvreté ou encore dérèglement de nos sociétés alimentent un album beaucoup plus sombre.

Mais Collapse Under The Empire n’est jamais totalement désespéré. Même lorsque les guitares évoquent l’effondrement, quelque chose semble toujours chercher une issue.

Collapse Under The Empire et Recurring, le cycle recommence

Publié en septembre 2023, Recurring poursuit cette réflexion avec une dimension presque orchestrale. Le disque s’intéresse au caractère cyclique de l’existence et à cette idée selon laquelle destruction, mort, purification, paix et renaissance peuvent se succéder.

Musicalement, le duo y pousse encore davantage son goût pour les grandes architectures sonores. Les nappes éthérées côtoient les guitares caractéristiques du groupe, tandis que les arrangements donnent à l’ensemble une ampleur particulièrement cinématographique.

Les singles Revelation et Forgiveness annonçaient cette nouvelle étape. Le premier condense plusieurs facettes du groupe, entre post-rock, électronique, ambient, shoegaze et résonances orchestrales. Le second remet davantage la batterie au premier plan avec une dynamique presque martiale.

Avec Recurring, Collapse Under The Empire confirme surtout que son évolution ne passe pas par l’abandon de ses fondamentaux, mais par leur élargissement.

Collapse Under The Empire, plus de quinze ans de création instrumentale

La discographie du duo témoigne d’une remarquable régularité. En 2024, le groupe a notamment publié Non-Album Singles & Bonus Tracks, une compilation de quinze titres couvrant la période 2010-2022 et comprenant également quatre morceaux jusque-là inédits.

La même année, le coffret vinyle WORKS a réuni l’intégralité de leur discographie sur douze LP, soit 114 morceaux et bonus. Une manière plutôt spectaculaire de mesurer le chemin parcouru depuis Paintball.

Car Collapse Under The Empire a toujours privilégié la création à la recherche d’une formule définitive. Leur musique peut être électronique, atmosphérique, abrasive, contemplative ou monumentale, parfois au sein d’un même morceau. C’est sans doute ce refus de choisir qui permet au duo de conserver une identité aussi reconnaissable.

Une musique qui laisse de la place à l’imagination

Dans un univers musical où les mots sont souvent indispensables pour raconter une histoire, Collapse Under The Empire fait exactement le pari inverse. Ici, ce sont les instruments qui parlent.

Les guitares suggèrent des horizons, les synthétiseurs installent des paysages, les rythmiques font avancer le récit et les silences laissent respirer l’ensemble. Une démarche qui rapproche parfois le groupe de la musique de film, mais sans jamais donner l’impression d’écouter une bande originale en attente de son film.

C’est probablement là que réside la force du duo : chacun peut projeter ses propres images sur ces compositions. Une ville futuriste, un paysage désertique, une catastrophe, une fuite ou simplement un long voyage intérieur. À chacun son scénario.

Après plus de quinze ans d’existence et une discographie particulièrement riche, Collapse Under The Empire demeure ainsi l’une de ces formations qui démontrent que le post-rock instrumental peut raconter énormément de choses sans prononcer un seul mot.

Membres

Chris Burda : claviers, batterie, électronique
Martin Grimm : guitare, basse, batterie

Discographie

Albums studio
2009 – Systembreakdown
2010 – Find A Place To Be Safe
2010 – The Sirens Sound
2011 – Shoulders & Giants
2012 – Fragments of a Prayer
2014 – Sacrifice & Isolation
2017 – The Fallen Ones
2020 – Everything We Will Leave Beyond Us
2023 – Recurring

EPs
2008 – Paintball
2011 – Black Moon Empire
2013 – The Silent Cry
2015 – The Remixes by Cato
2021 – Section IV-VI

Compilations
2019 – The End of Something
2024 – Non-Album Singles & Bonus Tracks

Coffrets
2024 – WORKS – 12x LP Box Set

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