Louis Mezzasoma : Be Smooth, le blues s’offre un rayon de soleil

À contre-courant des clichés qui enferment souvent le blues dans une mélancolie pesante, Louis Mezzasoma choisit la lumière. Son nouveau single Be Smooth, sorti le 24 juillet 2026, dévoile un visage plus aérien de son univers musical tout en conservant cette authenticité qui fait sa signature. Premier avant-goût de l’album Ten Years Later, annoncé pour la fin de l’année, ce titre ouvre un nouveau chapitre dans le parcours du guitariste et chanteur stéphanois.

Louis Mezzasoma

Un blues-rock chaleureux et fédérateur

Depuis une dizaine d’années, Louis Mezzasoma construit une discographie cohérente où se croisent blues, country-folk et roots-rock. Avec Be Smooth, il conserve cet ADN tout en y injectant une énergie estivale particulièrement communicative.

Porté par un groove souple et un refrain immédiatement mémorisable (« You wanna be smooth, be smooth »), le morceau mise sur l’efficacité sans jamais sacrifier la personnalité de son auteur. Loin d’un simple exercice de style, cette composition traduit une philosophie faite de sérénité et de confiance, portée par une instrumentation élégante et un sens de la mélodie qui donne envie d’y revenir.

Louis Mezzasoma

La présence de Iano Barefoot, harmoniciste du duo Mountain Men, apporte une couleur supplémentaire au morceau. Son jeu subtil dialogue parfaitement avec les guitares de Mezzasoma et renforce l’atmosphère chaleureuse qui se dégage de l’ensemble.

Une évolution naturelle après dix années de carrière

Avec quatre albums publiés en l’espace d’une décennie et plusieurs centaines de concerts à son actif, Louis Mezzasoma poursuit une trajectoire artistique en constante évolution. Ten Years Later s’annonce comme un disque symbolique, celui du regard porté sur dix années de création, de tournées et d’expériences musicales.

Enregistré au Mezzaso-Blues Studio de Saint-Marcellin-en-Forez sous la direction de Bruno Preynat, qui assure également le mixage et le mastering, Be Smooth témoigne d’une production soignée mettant pleinement en valeur les nuances du morceau.

Louis Mezzasoma, un musicien façonné par la scène

Si Louis Mezzasoma n’est jamais allé chercher son inspiration sur les rives du Mississippi, il a très tôt trouvé sa voie grâce à un professeur passionné de blues. Sa formation au Conservatoire de Saint-Étienne, complétée par une curiosité musicale insatiable, lui permet de développer une identité personnelle nourrie autant par les traditions américaines que par ses propres expériences.

Louis Mezzasoma

Son année Erasmus en Écosse, les concerts dans les pubs, sa rencontre avec le maître du picking Alain Giroux ou encore ses nombreuses prestations en homme-orchestre ont profondément marqué son évolution artistique. Au fil des années, il a également eu l’occasion d’assurer les premières parties d’artistes prestigieux comme Charlie Parr, Lucky Peterson, Sugaray Rayford ou Popa Chubby, autant d’expériences qui ont consolidé son approche du blues.

Un blues vivant, moderne et sincère

Ce qui distingue Louis Mezzasoma, c’est sa capacité à respecter les racines du blues sans tomber dans la nostalgie. Son écriture reste profondément personnelle, mêlant émotions intimes, sens du récit et goût pour les grands espaces musicaux.

Entre guitares acoustiques, électriques, dobro ou cigar box guitar, il construit un univers où l’on retrouve autant l’esprit des pionniers du blues que celui des grands songwriters contemporains. Les influences de Rory Gallagher, Robert Johnson ou Seasick Steve se devinent sans jamais écraser une personnalité qui s’est affirmée disque après disque.

Avec Be Smooth, Louis Mezzasoma démontre qu’il est possible de faire vivre le blues autrement : plus lumineux, plus accessible, mais toujours profondément sincère. Un avant-goût particulièrement séduisant de Ten Years Later, qui devrait confirmer la place du musicien parmi les figures incontournables de la scène blues française actuelle.

Membres du trio

Louis Mezzasoma : chant guitare
Maxence Melot : basse / choeurs
Arthur Parmentier : batterie / choeurs

Discographie de Louis Mezzasoma

Albums studio
2016 – One Way Ticket
2018 – Stranger’s Diary
2021 – Mercenary
2024 – Good Or Bad Time
2026 – Ten Years Later (à paraître)

Single
2026 – Be Smooth

Site officiel | Facebook | Youtube | Bandcamp

Prisoner : un garage rock cinématique qui bouscule les codes

Prisoner : un troisième album qui marque un tournant

Prisoner n’est décidément pas une formation comme les autres. Né en 2019 entre Mulhouse, Bordeaux et Munich, ce collectif franco-allemand s’est forgé une identité sonore unique en mêlant garage rock, post-punk, musique de film et bandes originales des séries cultes des années 60 et 70 (ne pas confondre avec « The Prisoner », un groupe de metal parisien fondé en 2010) .

Avec son troisième album éponyme, attendu le 7 août chez Wicked Cool Records, le label de Steven Van Zandt (Little Steven), guitariste du E Street Band de Bruce Springsteen, le groupe franchit une nouvelle étape de son parcours.

Prisoner

Après deux albums largement consacrés à la réinterprétation de thèmes emblématiques de séries comme The Persuaders, The Avengers ou The Streets of San Francisco, Prisoner délaisse presque totalement les reprises pour proposer un disque composé à 99 % d’œuvres originales. Une évolution naturelle qui conserve pourtant tout ce qui fait la singularité du sextet : une écriture cinématographique, des mélodies accrocheuses et une tension permanente entre élégance orchestrale et énergie rock.

Prisoner développe une bande-son imaginaire

Écouter ce groupe, c’est avoir l’impression d’assister à la projection d’un film qui n’existe pas encore. Chaque morceau évoque un générique oublié, un polar des années 70 ou une série d’espionnage vintage, tout en restant profondément contemporain.

L’album a été enregistré dans la cave du batteur, mixé dans le salon du guitariste avant d’être confié au mastering d’Andy Walter aux mythiques studios Abbey Road. Ce contraste entre production artisanale et finition haut de gamme reflète parfaitement l’ADN du groupe : une musique ambitieuse, mais jamais démonstrative.

L’influence de compositeurs comme Lalo Schifrin, Laurie Johnson, Edwin Astley ou encore François de Roubaix se retrouve dans les orchestrations, tandis que l’énergie brute du garage rock et du post-punk maintient une intensité permanente.

La voix de Susanne Pemmerl constitue l’un des éléments les plus marquants de l’ensemble. Tantôt lyrique, tantôt pop, parfois scandée avec une véritable urgence politique, elle dialogue constamment avec le trombone de Marc Hett, devenu au fil des albums l’une des signatures sonores les plus originales du groupe.

Prisoner

« La femme qui s’était faite toute seule » donne le ton

Premier extrait du disque, La femme qui s’était faite toute seule résume parfaitement la démarche artistique de Prisoner. Construite comme la bande originale d’un film imaginaire, la chanson mêle riffs de guitare aux accents surf, rythmiques hypnotiques, cuivres incisifs et envolées vocales spectaculaires.

Le morceau développe également un propos engagé autour du mythe de la réussite individuelle, rappelant que personne ne se construit totalement seul. Une dimension politique qui traverse plusieurs titres du nouvel album sans jamais sacrifier l’efficacité mélodique.

Le groupe revendique un rock cinématographique où chaque composition raconte une histoire, sans avoir besoin d’images pour captiver l’auditeur.

Une signature américaine méritée

La signature de Prisoner chez Wicked Cool Records constitue une véritable reconnaissance internationale. Fondé par Steven Van Zandt, le label défend depuis de nombreuses années un rock indépendant exigeant et authentique.

Cette collaboration confirme le potentiel d’un groupe qui a déjà attiré l’attention de médias spécialisés, bénéficié du soutien de FIP et multiplié les prestations scéniques à travers l’Europe.

Si John Lennon affirmait avec ironie que « le rock français, c’est comme le vin anglais : ça n’existe pas », Prisoner apporte aujourd’hui un démenti particulièrement convaincant à cette célèbre formule. Avec ce troisième album, le sextet démontre qu’il est encore possible de proposer une musique profondément originale en s’inspirant du passé sans jamais tomber dans la nostalgie.

Pour les amateurs de garage rock, de post-punk, de musiques de films et de bandes originales vintage, Prisoner s’annonce comme l’une des sorties les plus singulières de cet été.

Un album qui confirme toute l’originalité de Prisoner

Dès les premières secondes, Prisoner impose une atmosphère qui lui appartient entièrement. Les références sont nombreuses, mais jamais envahissantes : on pense aux génériques de séries britanniques, aux bandes originales de Lalo Schifrin ou François de Roubaix, au post-punk et au garage rock, mais le groupe dépasse rapidement le simple exercice de style.

L’équilibre entre la voix polymorphe de Susanne Pemmerl, le trombone omniprésent, les guitares nerveuses et une section rythmique particulièrement inspirée produit un résultat étonnamment cohérent. Chaque morceau semble illustrer un film imaginaire dont l’auditeur devient le réalisateur.

La production, volontairement organique, conserve toute la spontanéité des enregistrements tout en bénéficiant d’un mastering irréprochable signé Andy Walter. Le disque alterne passages frénétiques et moments plus contemplatifs sans jamais perdre son fil conducteur.

Avec Prisoner, le groupe signe probablement son album le plus abouti. Original, audacieux, immédiatement reconnaissable et terriblement addictif, il confirme que cette formation franco-allemande occupe désormais une place à part sur la scène rock européenne.

Membres de Prisoner

Philippe Girard : guitare
Susanne Pemmerl : chant
Marc Hett : trombone
Lucas Gentilhomme : claviers
Etienne Meyer : batterie
Seba Grienti : basse

Discographie de Prisoner

Albums studio
2020 – The Prisoners
2022 – II
2026 – Prisoner

Facebook | Youtube | Instragram