Taihr : Allicanto, l’envol d’un collectif sans frontières

Taihr revient sous les projecteurs avec Allicanto, un deuxième album particulièrement ambitieux paru le 19 juin 2026 chez Tonzonen Records. Installé à Cologne en Allemagne, ce septet germano-chilien poursuit ici une aventure musicale singulière où le rock progressif, l’alternative rock, l’indie, le jazz, le funk et même le math rock se rencontrent avec une étonnante fluidité. Plus qu’un simple disque, Allicanto apparaît comme la synthèse naturelle de l’identité multiculturelle et artistique du groupe.

Taihr

Taihr, une identité forgée par la diversité

Depuis ses débuts, Taihr cultive une approche ouverte de la création. La formation rassemble des musiciens issus d’horizons variés, chacun apportant ses influences et sa sensibilité. Cette richesse se retrouve dans une musique capable d’alterner passages atmosphériques, envolées progressives, grooves funk, nuances jazz et riffs plus incisifs.

L’histoire du groupe est également marquée par une forte dimension interculturelle. Deux de ses membres sont originaires du Chili, dont la chanteuse Génesis Trinidad Gálvez Jaramillo, dont le parcours et les racines latino-américaines nourrissent l’univers du groupe. Les textes explorent régulièrement des thèmes universels comme le changement, l’espoir, la quête de soi ou encore la résilience, donnant une profondeur émotionnelle supplémentaire à leurs compositions.

Allicanto, un concept inspiré du folklore chilien

Le titre de l’album n’a rien d’anodin. Dans la mythologie chilienne, l’Allicanto est un oiseau légendaire capable de guider les chercheurs vers des filons d’or, d’argent ou de minerais précieux. Taihr s’empare de cette figure symbolique pour inviter l’auditeur à partir à la découverte de ses propres trésors musicaux.

Le concept se retrouve jusque dans la structure du disque. Sept morceaux composent l’album, un chiffre qui correspond exactement au nombre de musiciens du groupe. Chaque titre porte davantage l’empreinte créative de l’un des membres, offrant ainsi un panorama complet des multiples facettes du langage musical de Taihr.

Deux singles pour découvrir l’univers du disque

Avant la sortie de l’album, Taihr a dévoilé deux extraits révélateurs de sa diversité artistique.

Heavy Rain met en avant la dimension la plus introspective du groupe. Porté par une interprétation particulièrement expressive de Génesis Trinidad Gálvez Jaramillo, le morceau privilégie les atmosphères délicates et laisse une large place aux émotions.

À l’opposé, Tortugas révèle le goût du groupe pour les rythmiques en mouvement, les couleurs latino-américaines et les arrangements sophistiqués. Cette composition illustre parfaitement la capacité du septet à concilier accessibilité mélodique et richesse instrumentale.

Une évolution logique après Cambio

Avec Allicanto, Taihr confirme les promesses entrevues sur son premier album Cambio. Le groupe pousse encore plus loin son travail d’exploration sonore en intégrant de nouvelles textures et en exploitant pleinement l’apport du saxophone, récemment ajouté à sa palette musicale.

L’équilibre entre écriture accessible et ambitions progressives constitue l’une des grandes réussites de cet opus. Les compositions restent mélodiques et immédiatement séduisantes tout en proposant suffisamment de détails et de subtilités pour récompenser les écoutes répétées. Cette faculté à conjuguer complexité et spontanéité place aujourd’hui Taihr parmi les formations les plus intrigantes de la scène alternative progressive européenne.

Taihr Allicanto

Un groupe à suivre de près

À l’heure où de nombreuses formations peinent à sortir des cadres stylistiques traditionnels, Taihr revendique au contraire l’ouverture et le métissage. Allicanto illustre parfaitement cette philosophie en réunissant influences européennes et latino-américaines dans un ensemble cohérent, moderne et profondément personnel.

Avec ce deuxième album, le groupe franchit une étape importante de son parcours et affirme davantage encore une identité qui ne ressemble à aucune autre. Les amateurs de rock progressif contemporain, d’alternative rock aventureux et de musiques hybrides y trouveront assurément de nombreuses pépites à explorer.

Membres de Taihr

Génesis Trinidad Gálvez Jaramillo : Chant
David Zilz : Batterie, percussions
Leon Schmidtke : Guitare électrique, guitare acoustique, mandoline
Mauricio Ricardo Inostroza Andrade : Claviers, synthétiseur, bugle, chœurs
Maximilian Hartmann : Guitare électrique, guitare acoustique
Martin Halbfass : Saxophones
Tobias Losch : Basse électrique

Discographie de Taihr

Albums studio
2023 – Cambio
2026 – Allicanto

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Deaf Beat Vanguard défie le chaos avec “The Devil You Don’t Know”

Un groove expérimental venu d’Italie

Dans la grande famille du rock progressif, certains groupes choisissent la virtuosité, d’autres l’expérimentation pure. Deaf Beat Vanguard, formation italienne encore discrète mais ambitieuse, décide de ne pas trancher. Leur identité repose sur un savant mélange de groove, d’audace et d’ironie, où le rock progressif flirte sans complexe avec le funk, le blues et le jazz.

Avec leur nouveau single “The Devil You Don’t Know”, le groupe confirme une direction artistique aussi atypique qu’attachante. Ici, les influences s’entrechoquent volontairement pour mieux se compléter, donnant naissance à un morceau qui célèbre le chaos tout en cherchant l’équilibre.

Deaf Beat Vanguard

“The Devil You Don’t Know” : l’art du déséquilibre maîtrisé

Dès les premières mesures, le titre surprend. Les signatures rythmiques irrégulières et les ruptures inattendues pourraient déstabiliser, mais Deaf Beat Vanguard transforme cette complexité en véritable terrain de jeu. Le morceau avance avec une énergie contagieuse, oscillant entre passages techniques et grooves irrésistibles.

Ce contraste permanent entre rigueur progressive et liberté funk donne au titre une personnalité unique. Derrière son apparente étrangeté, “The Devil You Don’t Know” se révèle étonnamment accessible, presque accrocheur, comme si le groupe s’amusait à rendre l’expérimental dansant.

Un album concept sous le signe du Diable

Ce single marque également le point de départ d’un projet plus vaste : Libido-induced Anabasis, un album concept attendu le 5 juin. Le disque s’articule autour d’une figure universelle : le Diable. Mais loin des clichés habituels, Deaf Beat Vanguard propose une approche originale et presque théâtrale.

Le récit suit un protagoniste picaresque, enfermé dans une identité qui ne lui correspond plus. Entre crise existentielle et dérision, le parcours du personnage oscille entre tragédie et comédie, reflétant les contradictions humaines avec une certaine ironie.

Ce fil narratif donne au projet une dimension supplémentaire, renforçant la cohérence artistique du groupe. La musique devient alors le prolongement d’une histoire, où chaque rupture, chaque changement de rythme semble traduire les tourments du personnage.

Deaf Beat Vanguard : Une identité en construction, déjà affirmée

Avec ce deuxième single, Deaf Beat Vanguard démontre une vraie maturité dans son approche. Leur capacité à mélanger les genres sans perdre le fil, à rendre complexe ce qui reste instinctif, témoigne d’une vision artistique solide.

Deaf Beat Vanguard - Libido-Induced Anabasis

“The Devil You Don’t Know” n’est pas seulement un titre expérimental : c’est une déclaration d’intention. Celle d’un groupe qui refuse les formats convenus et qui préfère explorer les zones de friction entre les styles.

Si “Libido-induced Anabasis” tient les promesses de ce premier extrait, Deaf Beat Vanguard pourrait bien s’imposer comme une des curiosités les plus intrigantes de la scène prog actuelle.

Discographie de Deaf Beat Vanguard

Albums studio
2026 – Libido-induced Anabasis (prévu en juin)

Singles / EPs
2026 – The Devil You Don’t Know
2026 – Epitome of Evil?

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