2002 : Les Rita Mitsouko > Sacha




2002 : Les Rita Mitsouko > SachaQuelle bonne surprise, Les Rita Mitsouko sont de retour avec La Femme Trombone qui attends « Sacha » dans un rêve éveillé.

Finalement, cet album méconnu des Rita est plutôt rock sur des arrangements électro et trip hop que l’inverse. Ecoutez bien les riffs de guitares de Fred Chichin soutenus par la basse de Iso Diop (Trust) et vous en serez convaincus.

Ce sixième album studio, frais et décontracté, s’offre à nous avec le charme et l’élégance de la nouveauté. Ses mélodies pop électronique enivrent rapidement et lorsque vos doigts se mettent à claquer, les balancements voluptueux de votre corps sont déjà dans vos têtes. Les textes, magnifiés par la voix hors norme de Catherine Ringer, suivent un fil d’Arianne avec pour thème la femme, parfois acerbes, souvent malins et toujours lumineux.

Après une « Entrée » sans paroles, la guitare laisse place au très rock’n’roll « Evasion » et son superbe refrain. Arrive le premier cri funky de Catherine sur la vigilance citoyenne accordée aux femmes avec « Rodeo ».



Puis la ballade sensuelle du « Triton » nous emmène dans une mélodie pop envoûtante comme seuls les Rita savent créer. Sur le drum’n’bass virevoltant de « Trop bonne » on flirte avec l’hispanisante Marcia Baila et ses vocalises taquines pour entrer dans la danse du ventre.

Avec « Tous mes vœux », Catherine parle aux femmes de la complainte de l’ovule perdu, des douleurs menstruelles et des détresses qui rime avec.

S’ensuit, une lascive chanson d’amour aux textes sexualisés avec le soul « Tu me manques ». Sur « J’applaudis », les jeux de maux évoquent dans une indifférence malsaine, les rapports homme femme, maman et putain. Le martelé « Mélodica » aux parfums d’Indochine nous balade au clair de guitare.

Puis une intro à la Mano, suivi par une lourde basse, sur laquelle la guitare bien trash de Fred nous lâche une « Interlude » ! Du rock, du vrai, avec cet espèce de « Ce sale ton » ouvre le très onirique « Sacha » rêve ou réalité au refrain Mitsoukien que je vous livre ici.

Et pour terminer, un peu d’insouciance avec le décalé « 1928 », chapada etcétéra…

Cet album aux parfums fruités et joyeusement outranciers se consomme sans modération comme une cure de jouvence crue.

Je vous laisse à l’imaginaire sensuel et sexuel de voir Sacha ou pas.

Paroles de Sacha tiré ou pas de l’album « La femme trombone » par « Les Rita Mitsouko »

Sacha
oh
Je ne rêve que de toi
Tu entreras
J’attends ça
Je ne veux que fondre
Entre tes bras
Je te guette et je t’aime
O mon soleil, ma lune, mon roi
O mon mec, ah mon emblème
Je t’attend, je pense à toi
Ah oui la nuit sera belle
Et le jour sera grand
Ah que l’attente est sensuelle
Et que le désir ardent
Ah Sacha
oh
Ta fouraille, ma mouille, ta peau
Tes yeux, tes mots

Et ton dos
Ah l’élan de ton mouvement
Me reprend
Je t’espère et je t’aime
O mon soleil, ma lune, mon roi
O mon mec, ah mon emblème
Je t’attends, je pense à toi
Ah oui la nuit sera belle
Et le jour sera grand
Ah que l’attente est cruelle
Et que le désir violent
Je te guette et je t’aime
O mon soleil, ma lune, mon roi
O mon mec, ah mon emblème
Je t’attends, je pense à toi
Ah oui la nuit sera belle
Et le jour sera grand
Ah que l’attente est sensuelle et le désir ardent

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2002 : Pascal Comelade > Psicotic Music’hall



2002 : Pascal Comelade > Psicotic Music'hall - MazikEntrez mesdames et messieurs et bienvenue dans le cabaret déjanté de  Pascal Comelade qui signe avec cet album Psicòtic Music’Hall une petite merveille de musique jouet pour une musique hors du temps.

Mais qui est Pascal Comelade ? Ce catalan est un pianiste compositeur influencé par Richard Pinhas (Heldon), que nous avons vu en 1975 avec le titre In The Wake of King Fripp, et avec lequel il enregistre son premier album Fluence puis Oblique Sessions II.

Par après, il se lance avec son groupe Bel Canto Orquestra, dans une musique plus acoustique et répétitive appuyée par des instruments-jouets. Inspiré par la musique traditionnelle, par le Krautrock ainsi que par le rock n’ roll.

Pascal Comelade a collaboré avec de très nombreux artistes issus de tous horizons comme Bob Wilson, Robert Wyatt, Faust, Jac Berrocal, PJ Harvey,… et a aussi composé des musiques originales pour le théâtre, le cinéma et la danse ou comme illustration sonore de courts-métrages, documentaires, publicité…

Musique d’une autre époque, de mon enfance, d’avant ? Je ne sais plus, c’est une musique de rêve, de film, de nostalgie, avec des instruments divers et variés, parfois issus de l’enfance comme des pianos bontempi, des kazoo, sifflets et autres sons intra utérin, mais aussi des vibraphones, saxophones, guitares, pianos…

Je vais essayer de vous donner mes impressions d’écoute en direct du music hall…

The Blank Invasion of Schizofonics Bikinis : Intro au xylophone, puis un genre de voix nostalgique sur laquelle un son de guitare enfantine se greffe avant de sombrer sur la pureté d’un sax qui nous ramène à la belle époque.

To Be Dammit Ornette To Be : Un rock mélancolique avec des guitares désaccordées, un soupçon de bontempi, du xylophone naïf, ca déchire !

Bob Atchum Was a Mix-Chum : Les mignons petits cuivres nous promènent dans une mélodie de music’hall ou tout à chacun abhorre un sourire niais.

Sense El Resso Del Dring : Ca pourrait être une oeuvre d’Ennio Morricone, mais non c’est le manège enchanté d’Amélie Poulain, mais où nous emmène-t-il ?

El zoot-horn rrotllo enmascarado : Morceau décalé, pour nous ramener à la réalité.

A Hard Mortaledo’s A-Gonna Filemon Fall : Rumba, java, mambo… me voilà transposé dans un vieux cabaret, je danse avec une femme distinguée, charmante, mais d’une autre époque…

A Gracia, Territori Sonor : Une ballade mélancolique avec une mélodie entêtante, énivrante.

Lumpen – Harmony : Nostalgie un poil alcoolique dans un vieux film qui nous laisse plonger dans les vapeurs enfumées d’un rade un peu pourri au milieu d’un village abandonnée.

Don’t Touch My Blue Öyster Shoes : C’est la fête du rock, on dirait une reprise, peut-être de Blue Öyster Cult !

Contre le Style : Alors là je suis à nouveau dans un film, intro au sax très chaude, suivi d’une rumba à la tonalité d’un cha ba da jazz y

Un train direct pour Charenton : Effectivement, pas de correspondance avec quoi que ce soit. Aller simple sans retour…

Mieux Que Ses Seins, Ses Bas se Tiennent : Avec cette vieille ritournelle italienne, je bourlingue entre le parrain et les pouilles.

Gegene : Est-ce un enterrement ou une séparation ?

A Figueres : C’est reparti pour un rock à Figueres, mais non c’est la fiesta du village, ça danse, ça saute, çà rit, çà boit, la tête me tourne.

Psicotic Music’hall : Un dernier rock ? mais c’est le même morceau qu’avant, je deviens fou ou bien… entre rock et musique de fête entêtante, me voilà parti dans la machine à remonter le temps, merci pascal.

Au fait, j’ai oublié de vous dire que point de paroles, juste un sourire béat sur vos lèvres et du spleen plein la tête. Un disque surprise au pays du cabaret avec des tours de passe-passe au pays des freaks.

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