Kazimi repousse les frontières du jazz électronique avec « Errant Nodes »

Kazimi

Avec ce nouveau single, Tom Chapman et Jon Needham affinent leur fusion entre jazz et musique électronique. Plus synthétique, plus direct et toujours aussi aventureux, le morceau annonce un premier EP prévu début 2027.

Le jazz peut-il conserver toute sa richesse harmonique et rythmique tout en revendiquant l’efficacité d’un morceau de club ? C’est l’un des terrains d’exploration de Kazimi, duo originaire de Manchester qui poursuit son évolution avec « Errant Nodes ». Disponible depuis le 8 octobre, ce nouveau titre constitue une étape importante dans la construction de son identité sonore. Plus électronique que ses prédécesseurs, le morceau s’appuie sur des synthétiseurs affirmés, des grooves puissants et des motifs mélodiques accrocheurs. Mais derrière cette efficacité immédiate se cache une architecture plus élaborée, fidèle à deux musiciens qui n’entendent pas sacrifier l’expérimentation à l’accessibilité.

Formé par Tom Chapman et Jon Needham, Kazimi développe depuis deux ans une approche personnelle du jazz électronique. Le projet repose sur une rencontre entre des rythmiques empruntées à la musique de danse, une écriture instrumentale exigeante et des passages laissant une place importante à l’improvisation. Avec « Errant Nodes », cette démarche évolue vers une production davantage centrée sur les synthétiseurs et l’impact rythmique. Le titre ne cherche pourtant pas à se résumer à une succession de boucles efficaces. Sa construction joue sur les changements d’ambiance, les variations de dynamique et les développements successifs d’une même idée musicale.

Les deux membres du groupe identifient d’ailleurs ce morceau comme un moment charnière dans leur travail d’écriture. « Celui-ci nous a donné le sentiment d’une véritable avancée dans notre processus de composition. Nous sommes partis d’une seule idée et avons continué à en tirer de nouvelles possibilités », expliquent-ils. Ils soulignent également la maturité nouvelle de cette composition, dont la structure relativement complexe reste unifiée par un fil conducteur. Cette cohérence leur a permis d’explorer différentes directions sans perdre l’identité du morceau.

C’est précisément là que réside l’intérêt de « Errant Nodes » : faire coexister une écriture construite et une forme de liberté, sans que l’une ne neutralise l’autre. La musique conserve son élan, même lorsque les arrangements s’éloignent des structures les plus prévisibles.

Kazimi
Photo: Jamal Hayes

L’identité du duo est aussi liée à son environnement musical. Manchester possède une scène rock indépendante particulièrement vivante, une culture club importante et une tradition jazz bien établie. Pourtant, Kazimi ne trouve pas naturellement sa place dans l’un de ces trois univers. Cette position intermédiaire pourrait constituer un handicap pour une formation difficile à catégoriser. Elle devient plutôt un moyen d’affirmer une personnalité singulière.

La formation des deux musiciens au Royal Northern College of Music a contribué à façonner leur rapport à l’écriture et à l’interprétation. Leur connaissance des structures musicales leur permet de s’aventurer dans des constructions complexes, sans perdre de vue les qualités physiques du groove et la dynamique d’ensemble. Leurs références témoignent de cette ouverture : Knower pour les croisements entre jazz et rythmiques contemporaines, Daft Punk pour la culture électronique, The Prodigy pour l’énergie, Charli XCX pour les approches pop actuelles et Evan Marien pour les explorations instrumentales. Il ne s’agit pas de reproduire ces modèles, mais de faire dialoguer des sensibilités différentes dans un langage commun.

« Errant Nodes » ouvre la voie au premier EP de Kazimi, annoncé pour le début de l’année 2027. Le projet doit permettre au duo de présenter plus largement son travail de composition et de production, après les premières étapes franchies avec « Storming Jupiter » et « Mauve Coconut ». Ce nouveau single montre en tout cas une formation qui gagne en assurance. L’écriture se précise, la production accorde davantage de place aux textures électroniques et les arrangements cherchent un équilibre de plus en plus maîtrisé entre complexité et immédiateté.

Kazimi ne choisit donc ni le jazz contre la danse, ni la sophistication contre l’efficacité. Le duo explore au contraire ce qui peut naître de leur rencontre : une musique instrumentale vivante, rythmique et inventive, qui trouve dans « Errant Nodes » l’une de ses expressions les plus abouties à ce jour.

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NinjA Cyborg dévoile le clip de Burn It All, une nouvelle décharge électrique entre synthwave et punk

NinjA Cyborg dévoile le clip de Burn It All, un single qui donne un nouvel élan à son univers électronique rétrofuturiste. En associant les synthétiseurs analogiques à l’énergie du punk anglais des années 80, Martin Antiphon et Marc Botté font évoluer leur synthwave et préparent une nouvelle étape de leur aventure musicale, entre sortie d’un futur EP et retour sur scène avec Rage Tour.

NinjA Cyborg s’est construit une identité musicale singulière en puisant dans l’imaginaire sonore des années 80. Les bandes originales de films d’action, les musiques de jeux vidéo et les sonorités des synthétiseurs analogiques constituent une matière première que le duo transforme en compositions actuelles. Plutôt que de se limiter à une reproduction nostalgique de cette décennie, Martin Antiphon et Marc Botté privilégient les mélodies, les refrains et l’écriture de véritables chansons. Leur approche de la synthwave rejoint ainsi un territoire où l’électronique rencontre la pop et l’énergie du rock.

NinjA Cyborg / Burn It All
NinjA Cyborg / Burn It All

Les amateurs du genre pourront retrouver certaines affinités avec des artistes comme Carpenter Brut ou Kavinsky, notamment dans cette manière de faire revivre les atmosphères rétrofuturistes. NinjA Cyborg développe néanmoins ses propres codes, en accordant une place importante à la narration, aux ambiances cinématographiques et à la construction d’un univers cohérent autour de sa musique.

Avec Burn It All, le duo franchit une nouvelle étape. Après deux EP qui ont permis de définir ses principales influences, les musiciens injectent une énergie plus directe dans leurs compositions. Le punk anglais des années 80 vient bousculer les textures électroniques et renforcer le caractère incisif de ce nouveau single. Cette orientation apporte une dimension plus brute à leur musique, sans effacer les synthétiseurs ni les mélodies qui constituent le socle de leur identité. Le morceau illustre ainsi leur volonté de faire évoluer leur formule et d’explorer de nouvelles possibilités sonores.

Le clip de Burn It All accompagne cette évolution. Chez NinjA Cyborg, l’image ne constitue pas un simple prolongement promotionnel de la musique : elle participe à la construction d’un univers où les références au cinéma de genre, les personnages imaginaires et les histoires décalées occupent une place importante. Le tandem aime détourner les codes de la culture populaire pour créer des projets visuels qui dialoguent avec ses compositions.

Cette démarche était déjà présente sur Night of the Cobra, le premier EP du groupe, conçu comme la bande originale d’un improbable film de kung-fu. Avec The Sunny Road, Martin Antiphon et Marc Botté avaient ensuite imaginé les aventures de Gordon, un Cyber Ninja parti combattre les méchants de Sun City. Ce récit avait pris vie dans un film d’animation en stop motion réalisé avec des personnages en pâte à modeler par Jef Dubrana et Olivier Hernandez du Freaks Motion Studio. Ces réalisations témoignent de l’importance accordée à l’imaginaire visuel dans le développement du projet.

L’actualité de NinjA Cyborg ne se limite pas à la sortie de ce nouveau clip. L’arrivée du duo au sein de la famille Rage Tour constitue un signe important pour la suite de son parcours et accompagne son retour sur scène. Après avoir posé les bases de son univers à travers ses premières productions, le groupe entend désormais prolonger cette aventure dans le cadre de nouveaux concerts.

Un nouvel EP est annoncé dans la foulée de Burn It All, tandis qu’une tournée se prépare. Cette perspective permettra de retrouver sur scène une musique pensée autour des contrastes, entre atmosphères synthétiques, mélodies accrocheuses et énergie rock.

Le travail sonore demeure également au cœur de la démarche des deux musiciens. Les morceaux de NinjA Cyborg sont majoritairement réalisés en analogique et mixés dans la Studer 903 de Music Unit. Cette méthode témoigne de leur intérêt pour les textures, les timbres et les ambiances, autant d’éléments qui contribuent à la personnalité de leurs productions.

Avec Burn It All, NinjA Cyborg confirme donc son envie de dépasser les frontières de la synthwave traditionnelle. Le duo conserve l’imaginaire rétro qui nourrit sa musique, tout en lui insufflant une énergie punk plus mordante. Entre nouveau clip, futur EP et retour annoncé sur scène, Martin Antiphon et Marc Botté ouvrent un chapitre prometteur de leur parcours musical.

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