Agusa : la transe psychédélique suédoise toujours en mouvement

Un pilier du rock progressif psychédélique suédois

Depuis sa formation en 2013 à Malmö, Agusa s’est imposé comme l’un des groupes majeurs de la scène psychédélique et progressive suédoise. Le projet naît d’une volonté claire : renouer avec l’esprit du rock des années 70 tout en lui donnant une lecture contemporaine, libre et profondément immersive.

Rapidement, le groupe se forge une identité forte dans un paysage nordique déjà riche en formations expérimentales. Leur musique repose sur une approche instrumentale où l’improvisation, la construction progressive et la dimension atmosphérique jouent un rôle central.

Agusa

Une musique entre transe, lumière et obscurité

Agusa développe un univers sonore fondé sur les contrastes. Les morceaux alternent entre des passages contemplatifs, presque méditatifs, et des montées en puissance aux accents épiques.

Leur esthétique sonore puise dans un large spectre d’influences : folk nordique, krautrock, space rock et jazz fusion. Le résultat est une musique vivante, organique, qui semble respirer et évoluer en permanence.

On y retrouve une tension constante entre douceur hypnotique et éclats plus rugueux, où le rock se teinte parfois d’une noirceur plus brute, presque tellurique.

Agusa Une signature issue du rock progressif nordique

Agusa s’inscrit pleinement dans la tradition du rock progressif scandinave, aux côtés de formations qui privilégient les formats longs, les ambiances immersives et les structures évolutives.

Sans chercher la démonstration technique, le groupe préfère construire des paysages sonores, où chaque motif musical devient une porte d’entrée vers un voyage intérieur.

Une discographie tournée vers l’exploration

Depuis Högtid (2014), Agusa a construit une œuvre cohérente et exigeante, souvent centrée sur des pièces longues et narratives. Chaque album prolonge une exploration musicale sans rupture nette, mais avec des nuances et des évolutions subtiles.

Le groupe continue ainsi de développer une approche du rock progressif fondée sur l’expérience d’écoute plutôt que sur le format traditionnel des chansons.

Une actualité marquée par un nouvel album live

Agusa revient sous les projecteurs avec l’annonce d’un nouvel album live intitulé Panacea, prévu pour le 22 mai 2026 chez Karisma Records. Fidèle à sa réputation de formation scénique particulièrement intense, le groupe signe ici déjà son quatrième album live, preuve de l’importance de la dimension concert dans son identité artistique.

Agusa Panacea

Panacea a été enregistré lors du Progressive Circus Festival à Malmö le 28 septembre 2024 et rassemble trois longues pièces issues du répertoire scénique du groupe, souvent considérées comme des moments forts de leurs prestations. En parallèle de cette annonce, le titre Ur Askan (“Des cendres”) est dévoilé en avant-première, offrant un premier aperçu de cette captation live habitée et immersive.

À propos de ce morceau, le groupe évoque une forme de prière universelle, porteuse d’espoir et de renaissance, une idée qui s’inscrit parfaitement dans l’univers spirituel et presque alchimique d’Agusa. Avec Panacea, le groupe poursuit ainsi son exploration d’un rock progressif hypnotique, entre transe psychédélique, folk nordique et envolées cosmiques, confirmant son statut incontournable sur la scène retro-prog européenne.

Membres d’Agusa

Mikael Ödesjö : Guitare
Tobias Pettersson : Basse
Tim Wallander : Batterie, percussions
Jenny Puertas : Flûte
Jonas Berge : Orgue, claviers
Jeppe Juul : Orgue, claviers
Dag Strömkvist : Batterie (ancien membre)

Discographie d’Agusa

2014 – Högtid
2015 – Två
2016 – Katarsis (Live)
2017 – Agusa
2018 – In Concert (Live)
2018 – Ekstasis – Live in Rome
2021 – En annan värld
2023 – Prima Materia
2024 – Noir (OST)
2026 – Panacea (Live)

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Magali Michaut dévoile son second album Prendre de la Hauteur

Magali Michaut : L’Envol Sensible de « Prendre de la hauteur »

Depuis une décennie, Magali Michaut s’est imposée comme une figure singulière de la scène indépendante. Autrice-compositrice-interprète au parcours atypique, elle a su transformer ses expériences de voyage et ses observations du quotidien en de véritables tableaux sonores. Ce 27 mars 2026, elle marque un tournant avec la sortie de son deuxième album, porté par le clip éponyme : « Prendre de la hauteur ».

Magali Michaut - Prendre de la hauteur
©ThomasGuerigen 2025

Magali Michaut : Une décennie de bitume et de poésie

Troubadour des temps modernes, Magali Michaut n’est pas une novice de la scène. Avec plus de 400 concerts à son actif — qu’elle se produise en solo avec son violon, en duo ou en trio — elle a forgé son identité sur la route. On retrouve dans son écriture la filiation évidente des grands noms de la chanson française comme Anne Sylvestre ou Renaud, tout en y insufflant la modernité vaporeuse d’une artiste comme Pomme. Sa musique est une conversation intime, une ballade folk qui refuse de choisir entre la douceur et la lucidité.

Un album comme un refuge

Dans ce nouvel opus, Magali Michaut nous invite à un exercice de survie émotionnelle : s’extraire du « bruit ambiant ». Face à la dureté de l’époque et aux complexités relationnelles explorées dans le titre La Bulle, elle propose une respiration nécessaire. L’album navigue entre des atmosphères planantes, à l’image du titre Matin douceur, et des moments plus festifs comme Ce réveillon-là.

L’artiste ne se contente pas de chanter le beau ; elle interroge le monde. Elle nous parle de ses racines à Cergy, de la mélancolie de l’enfance, mais aussi de questions existentielles plus vastes dans Où va-t-on. La science s’invite parfois dans ses textes, comme dans Référentiel newtonien, rappelant que le chemin de la connaissance et de l’acceptation de soi est un mouvement perpétuel.

Une réalisation audacieuse

La grande force de ce projet réside également dans son épaisseur sonore. Co-réalisé avec Kilian Arzel (Wheel Creation), l’album témoigne d’une ambition de production remarquable. Les guitares folks traditionnelles s’enrichissent de textures rares : le banjo, la mandoline, la pedal steel et le dobro apportent une couleur presque organique à des titres comme Ultracrépidarianisme.

L’instrumentation ne s’arrête pas là, intégrant un pupitre de cuivres sur Je suis partie, ainsi que le mariage délicat du violoncelle et de la clarinette sur Reste avec moi. Le tout est subtilement enveloppé de sonorités électro, créant un pont entre tradition et modernité.

Avec Prendre de la hauteur, Magali Michaut ne se contente pas de livrer un recueil de chansons ; elle nous offre un horizon. Un album indispensable pour quiconque cherche, l’espace d’un instant, à regarder le monde d’un peu plus haut.

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