NinjA Cyborg dévoile le clip de Burn It All, une nouvelle décharge électrique entre synthwave et punk

NinjA Cyborg dévoile le clip de Burn It All, un single qui donne un nouvel élan à son univers électronique rétrofuturiste. En associant les synthétiseurs analogiques à l’énergie du punk anglais des années 80, Martin Antiphon et Marc Botté font évoluer leur synthwave et préparent une nouvelle étape de leur aventure musicale, entre sortie d’un futur EP et retour sur scène avec Rage Tour.

NinjA Cyborg s’est construit une identité musicale singulière en puisant dans l’imaginaire sonore des années 80. Les bandes originales de films d’action, les musiques de jeux vidéo et les sonorités des synthétiseurs analogiques constituent une matière première que le duo transforme en compositions actuelles. Plutôt que de se limiter à une reproduction nostalgique de cette décennie, Martin Antiphon et Marc Botté privilégient les mélodies, les refrains et l’écriture de véritables chansons. Leur approche de la synthwave rejoint ainsi un territoire où l’électronique rencontre la pop et l’énergie du rock.

NinjA Cyborg / Burn It All
NinjA Cyborg / Burn It All

Les amateurs du genre pourront retrouver certaines affinités avec des artistes comme Carpenter Brut ou Kavinsky, notamment dans cette manière de faire revivre les atmosphères rétrofuturistes. NinjA Cyborg développe néanmoins ses propres codes, en accordant une place importante à la narration, aux ambiances cinématographiques et à la construction d’un univers cohérent autour de sa musique.

Avec Burn It All, le duo franchit une nouvelle étape. Après deux EP qui ont permis de définir ses principales influences, les musiciens injectent une énergie plus directe dans leurs compositions. Le punk anglais des années 80 vient bousculer les textures électroniques et renforcer le caractère incisif de ce nouveau single. Cette orientation apporte une dimension plus brute à leur musique, sans effacer les synthétiseurs ni les mélodies qui constituent le socle de leur identité. Le morceau illustre ainsi leur volonté de faire évoluer leur formule et d’explorer de nouvelles possibilités sonores.

Le clip de Burn It All accompagne cette évolution. Chez NinjA Cyborg, l’image ne constitue pas un simple prolongement promotionnel de la musique : elle participe à la construction d’un univers où les références au cinéma de genre, les personnages imaginaires et les histoires décalées occupent une place importante. Le tandem aime détourner les codes de la culture populaire pour créer des projets visuels qui dialoguent avec ses compositions.

Cette démarche était déjà présente sur Night of the Cobra, le premier EP du groupe, conçu comme la bande originale d’un improbable film de kung-fu. Avec The Sunny Road, Martin Antiphon et Marc Botté avaient ensuite imaginé les aventures de Gordon, un Cyber Ninja parti combattre les méchants de Sun City. Ce récit avait pris vie dans un film d’animation en stop motion réalisé avec des personnages en pâte à modeler par Jef Dubrana et Olivier Hernandez du Freaks Motion Studio. Ces réalisations témoignent de l’importance accordée à l’imaginaire visuel dans le développement du projet.

L’actualité de NinjA Cyborg ne se limite pas à la sortie de ce nouveau clip. L’arrivée du duo au sein de la famille Rage Tour constitue un signe important pour la suite de son parcours et accompagne son retour sur scène. Après avoir posé les bases de son univers à travers ses premières productions, le groupe entend désormais prolonger cette aventure dans le cadre de nouveaux concerts.

Un nouvel EP est annoncé dans la foulée de Burn It All, tandis qu’une tournée se prépare. Cette perspective permettra de retrouver sur scène une musique pensée autour des contrastes, entre atmosphères synthétiques, mélodies accrocheuses et énergie rock.

Le travail sonore demeure également au cœur de la démarche des deux musiciens. Les morceaux de NinjA Cyborg sont majoritairement réalisés en analogique et mixés dans la Studer 903 de Music Unit. Cette méthode témoigne de leur intérêt pour les textures, les timbres et les ambiances, autant d’éléments qui contribuent à la personnalité de leurs productions.

Avec Burn It All, NinjA Cyborg confirme donc son envie de dépasser les frontières de la synthwave traditionnelle. Le duo conserve l’imaginaire rétro qui nourrit sa musique, tout en lui insufflant une énergie punk plus mordante. Entre nouveau clip, futur EP et retour annoncé sur scène, Martin Antiphon et Marc Botté ouvrent un chapitre prometteur de leur parcours musical.

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The Transatlantics : Transgression, le rock sans filtre venu de Lyon

The Transatlantics prennent de court avec « Transgression », leur nouveau clip dévoilé le 30 septembre 2026. Tournée dans un hangar de l’armée de l’air, avec de véritables avions de chasse en toile de fond, cette vidéo donne immédiatement le ton : ici, pas question de rentrer dans le rang. Entre Britpop, pop-punk, blues-rock et énergie grunge, le trio lyonnais transforme son rock en cri de liberté, avec une volonté assumée de jouer fort et de faire entendre des voix que certains préféreraient ne pas écouter.

The Transatlantics

The Transatlantics, un trio rock né d’un besoin d’exister

Formé à Lyon en 2025, The Transatlantics réunit aujourd’hui Rory « Bulle » Foret à la guitare et au chant, Leïla Elysée à la basse et Kayla Mae à la batterie. Une formation entièrement composée de femmes trans, mais qui ne se résume évidemment pas à cette caractéristique : le groupe revendique avant tout une musique brute, indépendante et sans compromis.

L’histoire commence en 2023 lorsque Rory découvre le travail artistique de l’Américaine Kayla, notamment ses bandes dessinées et ses récits autour de la transition. Les deux musiciennes partagent rapidement leur passion pour le blues-rock et l’idée de jouer ensemble. Le nom The Transatlantics apparaît alors sur un dessin représentant les deux femmes en train de jouer : une plaisanterie, un rêve et bientôt le nom d’un véritable groupe.

Une première formation se constitue avec Astr aux claviers et aux chœurs. En juin 2025, le groupe enregistre son premier album éponyme, finalement publié le 20 décembre de la même année. Huit morceaux et près de trente minutes de musique qui posent les bases d’un univers où le blues, le folk, le rock et la pop-punk se croisent dans une écriture volontiers personnelle.

Du blues-rock au grunge sans passer par la case compromis

Le premier album affiche une palette plus large que ne pourrait le laisser penser l’étiquette Britpop pop-punk. « Transgression » ouvre les hostilités avec une énergie presque punk, tandis que « CloudJam » transforme la colère en mouvement et en résilience. « Electric Sheep » détourne le blues pour s’intéresser aux inquiétudes suscitées par l’intelligence artificielle, alors que « Cumulus » installe une atmosphère plus fragile.

Le groupe sait également ralentir le tempo et laisser davantage de place au récit, comme sur « A Firefly’s Tale », avant de revenir vers un groove plus massif avec « Fresh Leaves ». « It’s A Long Way Home » joue quant à lui sur l’idée du retour et de la reconnexion, tandis que « Dreammaker » referme l’album dans un mur sonore aux accents résolument 90’s.

Cette diversité tient aussi à leurs références. Le blues-rock des années 1970 constitue un socle évident, mais l’énergie du grunge des années 1990 et certaines couleurs pop-rock des décennies suivantes viennent régulièrement bousculer les fondations. Depuis l’arrivée de Leïla Elysée à la basse au début de 2026, le trio revendique d’ailleurs un son plus lourd et plus grunge, enrichi par les influences mélodiques des années 1990 et 2000 de la musicienne anglaise.

The Transatlantics

The Transatlantics : « Transgression » comme déclaration d’intention

Avec « Transgression », The Transatlantics ne cherchent clairement pas à arrondir les angles. Le morceau figurait déjà en ouverture de leur premier album ; cette nouvelle vidéo lui offre désormais un écrin particulièrement spectaculaire.

Tournée dans un hangar de l’armée de l’air, au milieu de véritables avions de chasse, elle crée un contraste assez réjouissant entre l’imagerie militaire et un groupe qui revendique justement son indépendance. Pas besoin ici d’effets numériques extravagants : quelques instruments, trois musiciennes et un décor pour le moins imposant suffisent à installer une atmosphère.

Musicalement, « Transgression » avance guitare en avant, porté par une rythmique compacte et une voix qui refuse de s’excuser d’exister. Le titre fonctionne ainsi comme un manifeste, mais surtout comme un morceau de rock efficace qui assume sa rugosité. C’est probablement là que réside l’intérêt de The Transatlantics : le propos est frontal, mais il passe d’abord par le son.

The Transatlantics, jouer fort pour faire entendre sa voix

Le parcours de Rory, Kayla et Leïla donne forcément une dimension particulière à cette musique. Le rock devient d’abord un refuge, puis un moyen d’expression et finalement une manière de reprendre l’espace sonore. Les textes abordent l’identité, l’invisibilisation, la création artistique et les inquiétudes liées à un monde qui cherche parfois à normaliser jusqu’à la différence.

Mais The Transatlantics ne donnent pas l’impression de vouloir transformer chaque concert en conférence. Leur réponse est plus instinctive : jouer. Jouer fort, jouer avec hargne, jouer aussi longtemps et aussi librement que possible. La guitare de Rory, la basse de Leïla et la batterie de Kayla forment un trio suffisamment dense pour rappeler que le rock n’a jamais eu besoin de demander la permission pour exister.

Et c’est peut-être ce qui rend « Transgression » particulièrement cohérent avec leur démarche. Le morceau ne demande pas à être accepté : il entre, branche les amplis et commence à jouer.

Attention à la confusion avec Transatlantic

Une petite précision s’impose pour les amateurs de rock progressif : The Transatlantics n’ont évidemment rien à voir avec Transatlantic, le supergroupe de rock progressif formé en 1999 autour de Neal Morse, Mike Portnoy, Roine Stolt et Pete Trewavas. Les deux noms se ressemblent fortement, mais les univers musicaux et les histoires sont bien distincts.

The Transatlantics en concert à Victoire 2

Après un premier album qui a permis au groupe de poser ses fondations, la scène constitue désormais le véritable terrain de jeu de The Transatlantics. Le trio sera notamment à l’affiche du Club V2 invite Outcast, le vendredi 20 novembre 2026 à Victoire 2, à Saint-Jean-de-Védas, aux côtés de Le Souffle et Nika Leeflang.

La soirée se déroulera dans la grande salle, debout, avec une ouverture des portes à 20 heures et un début des concerts annoncé à 20 h 30. Particularité intéressante : l’entrée est à prix libre, chacun participant selon ses moyens et ses envies.

Une formule finalement assez raccord avec l’esprit de The Transatlantics : pas de moule, pas de format imposé et surtout pas l’intention de baisser le volume pour devenir plus acceptable.

Avec « Transgression », The Transatlantics affichent donc clairement leurs couleurs. Un rock frontal, nourri de blues, de grunge, de pop-punk et de Britpop, porté par trois musiciennes qui ont choisi de transformer leurs trajectoires personnelles en énergie collective. Le genre de groupe qui rappelle au passage qu’en matière de rock, la transgression n’est parfois rien d’autre que le fait de jouer exactement comme on en a envie.

Membres de The Transatlantics

Rory « Bulle » Foret : Guitare, Chant
Leïla Elysée : Basse
Kayla Mae : Batterie

Discographie

Albums studio
2025 – The Transatlantics

L’album éponyme, sorti le 20 décembre 2025, comporte huit titres pour environ 29 minutes.  Les crédits officiels indiquent Rory « Bulle » Foret : guitare, chant, basse ; Kayla Mae : batterie, chœurs ; Ashley « Astr » Butler : claviers, chœurs. Leïla a ensuite rejoint la formation en 2026 à la basse.

Singles / titres
2025 – Transgression
2025 – CloudJam
2025 – Electric Sheep
2025 – Cumulus
2025 – A Firefly’s Tale
2025 – Fresh Leaves
2025 – It’s A Long Way Home
2025 – Dreammaker

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