ZZ Ward

ZZ Ward de son vrai nom Zsuzsanna Eva Ward, née le 2 juin 1986 à Abington, en Pennsylvanie est une jeune  musicienne, chanteuse et compositrice américaine de blues-rock, R&B, pop-rock, blue-eyed soul qui apprécie et se réfère à des prédécesseurs prestigieux tels que Robert Johnson, Big Mama Thornton, Howlin Wolf, Etta James, Muddy Watters, Freddie Gibbs, White Stripes, Jack White, Tina Turner, Kendrick Lamar, The Weeknd, Wiz, Tyler, Blakroc, Wu-Tang, Lauryn Hill, Tom Petty, Alan Lomax…

ZZ Ward - Mazik

ZZ Ward en bref

Après avoir dé déménagé à Roseburg, en Oregon, à l’âge de 6 ans avec sa famille, elle forme son premier groupe, avec son père, à l’âge de 12 ans. ZZ Ward aime à rappeler que la première chanson qu’elle a chanté As the Years Go Passing By d’Albert King.

Après avoir déménagé à Los Angeles et signé avec Boardwalk Entertainment Group, elle enregistre son premier EP Criminal sur lequel elle sample Oil Money de Freddie Gibbs qui a été tellement impressionné par ce remake qu’il a souhaité participé en tant que guest à la version officielle.

Son premier EP, Criminal sort donc  le 8 mai 2012 et comporte les titres  Til the Casket Drops, « Put Down the Gun », « Move Like U Stole It » et « Criminal » (feat. Freddie Gibbs) suivi par un premier album, Til the Casket Drops, le 16 octobre 2012 sur lequel elle chante et joue de la guitare, du piano et de l’harmonica.

 Il contient les singles « 365 Days », « Put the Gun Down » and « Last Love Song », the song « Cryin’ Wolf » avec la participation de Kendrick Lamar, ainsi que des apparitions de Ryan Tedder, Ali Shaheed Muhammad, Theron « Neff-U « Feemster et Fitz of Fitz and the Tantrums.

« Put The Gun Down », son premier single, entre dans le top 10 des charts en février 2013 et y reste pendant 10 semaines.

En Mars 2013, le New York Times écrit à propose de ZZ Ward, « Elle a l’énergie de Tina Turner, la technique d’Aretha Franklin et la Soul d’Etta James »… Rien que ça !

En 2014 ZZ Ward participe aux concerts du Coachella Valley Music and Arts Festival, du Bonnaroo Music Festival, et fait une brève tournée avec Eric Clapton.

Son deuxième EP, Love and War, qui comprend le single « LOVE 3X », sort sur Hollywood Records le 28 août 2015.

Le 2 mars 2017, ZZ Ward sort le single « The Deep » avec la participation de Joey Purp, un rappeur de Chicago, entérinant ainsi son ouverture vers d’autres styles musicaux.

Son deuxième album studio, The Storm, est publié le 30 juin 2017 et atteint la première place du Billboard Blues Albums Chart en juillet 2017.

La même année, ZZ Ward collabore avec Gary Clark Jr. sur le titre « Ride » de la bande originale du film Cars 3 (Pixar).

Elle participe au premier Arroyo Seco Weekend Festival en juin 2017 en Californie.

Le clip vidéo du single « Cannonball » (avec Fantastic Negrito) est publié en juillet 2017.

Après les débuts prometteurs de cette jeune artiste attendons de voir la suite de son parcours… Sa carrière va-t-elle se diriger vers du bon blues teinté soul et rock ou ZZ Ward succombera-t-elle tristement aux sirènes de la grosse daube commerciale ? À suivre donc… 😉

Discographie de ZZ Ward

Albums

2012 – Til the Casket Drops
2017 – The Storm

EPs

2012 – Criminal
2015 – Love and War

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2005 : Benjamin Biolay > A l’origine





Avec ce troisième opus, Benjamin Biolay veut revenir « A l’origine » de ses racines, oublier ses entraves de cordes sensibles, ses textes aériens ou illustrés, sa voix monocorde épurée et ses portraits de charmant dandy.

« A l’origine » est une évolution importante dans la composition musicale de Benjamin Biolay. Après la pop luxuriante et désuète de « Rose Kennedy », puis le folk intime et raffiné de « Négatif », Biolay s’attaque à la pop rock avec une voix plus rauque.

Pour ce faire, il s’attache à déboutonner, délacer, dégrafer les harmonies attendues et les contours espérés de ses textes afin de donner un enthousiasme fiévreux à ses mélodies et un souffle enflammé à sa voix.

Le premier morceau éponyme et envoûtant « A l’origine » nous propose une réflexion sur la déchéance de notre société de consommation pour s’envoler sur des chœurs qui se déchirent en final façon Pink Floyd.

Puis arrive un rock soft qui décolle sur les refrains de « Mon amour m’a baisé » sur le thème de la trahison.

Suivi d’un premier remarquable rock incendiaire avec « Ma chair est tendre ? ».

Retour au thème de la trahison avec « même si tu pars » sur une ballade à la guitare aux soupçons d’électro qui s’embrasent.



Sur les superbes guitares rock de « Ground zero bar », la voix de Biolay nous chante des harmonies inattendues sur un rock endiablé.

Une dernière ballade de trahison « Dans mon dos » au piano cordes cuivres, on est plus très loin du futur « La superbe ».

La magnifique « L’histoire d’un garçon » est une variante rock orchestrée sur le thème de Familles je vous hais.

Un p’tit ska véloce sur « Cours ».

Les arpèges de « Paris / Paris » laisse la voix de Benjamin flotter dans les volutes parisiennes.

Autre temps fort, « L’appat », réflexion sur la décadence urbaine.

L’intime « Me voilà bien » fout le bourdon sur des crissements de guitares pour se finaliser sur des chœurs d’enfants.

La mélodie très Beatles d’« Adieu triste amour » est une ballade en duo avec Françoise Hardy.

Le bouleversant électro symphonique « Tant le ciel était sombre » entraîne avec lui une chorale d’enfants.

Pour terminer l’intimiste « Mes peines de cœur » à la voix-guitare clôt cet album très inspiré.

Avec ce disque d’une richesse inouïe de par son orchestration magnifiquement travaillée à laquelle s’ajoute un couple guitare voix inhabituel, Biolay s’envole que ce soit au niveau de la voix, des guitares, et des textes plus directs.

Une réussite totale qui en appelle des autres, encore et encore…

Paroles de « A l’origine » de Benjamin Biolay

A L’origine on était pas des sauvages
A L’origine on habitait pas la cage
Au premier signe on libérait les otages
A L’origine on faisait pas l’étalage
De nos racines on n’avait pas d’héritage
A dix centimes on n’était pas si volages
Dieu, Dieu, Dieu que c’est loin

A L’origine on n’était pas des esclaves
A L’origine on quittait pas son enclave
D’origine la vie n’était qu’une seule phrase Sibylline on mettait pas les plein gaz
Les mandarines avaient un gout de betterave Citadines on attendait dans la cave
Mieux, Mieux, Mieux que bien

A L’origine on n’avait pas des prothèses
A L’origine on disait moins de fadaises
A L’origine on avait moins de facettes
De temps d’usine
Et pas besoin de prophètes
A L’origine les poules étaient des nuggets
Et pas d’usine
Et les poupées des puppets,
Dieu, Dieu, Dieu que c’est loin

A L’origine on avait pas des pétards

De carabines
Mais les cheveux en pétards
Dans le dressing
On cachait pas des cadavre
A L’origine on n’était pas si macabres
A L’origine il n’y avait pas les images
Les speakerines faisaient encore des massages
Mieux, Mieux, Mieux que bien

Je ne sais pas si nous étions les pires
Et si déjà nous rêvions d’en finir
A L’origine tout n’était qu’un mystère
Pas de fadas
D’inti fada naguère

A L’origine on passait pas les messages
A sa voisine on faisait pas de chantage
A la cantine il n’y avait pas de potage
De carabine, de messagers de passage,
A Colombine il va y avoir un carnage
En haut des cimes
Il n’y avait que les nuages
Dieu, Dieu, Dieu que c’est loin

A L’origine on n’était pas des occases
A l’origine on faisait pas dans l’oukase
A L’origine on faisait dans le détail
A L’origine on n’était pas du bétail
A L’origine on faisait pas des entailles
Longilignes on n’ouvrait pas les entrailles,
Lieu, Lieu, Lieu commun

A L’origine on n’était pas des minables
A L’origine on piratait pas le câble
A L’origine il y avait moins de vocables
Entre les lignes on n’était beaucoup moins stables
A L’origine il n’y avait pas de Mossad
On s’y résigne on n’était pas si maussade
Dieu, Dieu, Dieu que c’est loin

A L’origine on avait peur de l’anthrax
De la famine de la famille de Karl Marx
A L’origine on n’avait pas des Rolex
Ou des Longines on avait des solex
A L’origine tout n’était pas si complexe
A L’origine tout n’était qu’un prétexte
Crois-moi trois fois rien
Je ne sais pas
Si nous étions les mêmes
Les mêmes en pires
Comment ca va finir
A L’origine
Il n’y avait qu’un soupir
Et pas d’éclair sur ta poupée de cire (bis)

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