The Jayhawks : Sanctuary Park, l’Americana en héritage

Quarante ans après ses débuts, The Jayhawks continue de démontrer que les grandes chansons n’ont pas d’âge. Originaire de Minneapolis, dans le Minnesota, le groupe a publié ce 28 août 2026 Sanctuary Park, son douzième album studio, chez SHAM / Thirty Tigers. Produit par le légendaire Bob Ezrin, déjà aux commandes de Smile en 2000, ce nouveau chapitre confirme la place singulière occupée par The Jayhawks dans l’histoire de l’Americana.

Depuis le milieu des années 1980, la formation américaine cultive une musique où country, folk, rock, soul et pop se rencontrent avec une évidence désarmante. Une identité qui a largement contribué à préparer le terrain de l’Americana moderne, tout en permettant au groupe de rester difficile à enfermer dans une seule case.

THE JAYHAWKS

The Jayhawks, pionniers de l’Americana

The Jayhawks naît à Minneapolis au milieu d’une scène musicale particulièrement inventive. La ville est alors l’un des foyers du post-punk américain, avec The Replacements, Hüsker Dü et, un peu plus tard, Soul Asylum. Pourtant, Mark Olson et Gary Louris choisissent de regarder autant vers les racines américaines que vers le rock alternatif.

Le premier album, The Jayhawks, paraît en 1986 et pose les bases d’un country-rock encore largement marqué par l’écriture de Mark Olson. Avec Blue Earth en 1989, puis surtout Hollywood Town Hall en 1992 et Tomorrow the Green Grass en 1995, le groupe affine une formule qui va devenir sa signature : des mélodies fortes, des guitares chaleureuses et des harmonies vocales particulièrement soignées.

Cette période contribue à faire de The Jayhawks une influence importante pour toute une génération de musiciens de la scène des Twin Cities. Le groupe participe ainsi, sans nécessairement le revendiquer à l’époque, à la construction de ce que l’on appellera bientôt l’Americana.

Et si le terme est aujourd’hui devenu presque incontournable, The Jayhawks n’ont jamais semblé très intéressés par les frontières musicales. Leur force réside justement dans cette capacité à passer du country-rock au folk, du rock à la pop, parfois avec des touches plus psychédéliques ou soul, tout en conservant une véritable identité.

Une carrière construite sur les chansons

L’histoire des Jayhawks est loin d’être linéaire. Le départ de Mark Olson en 1995 aurait pu mettre un terme à l’aventure. Gary Louris prend alors progressivement les commandes de l’écriture et emmène le groupe vers de nouveaux territoires.

Sound of Lies, en 1997, rompt avec certaines habitudes. Le disque s’autorise davantage de rock, des textures psychédéliques et même quelques incursions dans le dub. Puis vient Smile, en 2000, produit par Bob Ezrin, qui pousse encore plus loin l’ouverture vers la pop et les arrangements sophistiqués.

À l’époque, ce virage déroute une partie des admirateurs historiques. Pourtant, le temps donnera raison à cette prise de risque. Le New York Times considérera d’ailleurs Smile comme un « classic », malgré le paradoxe d’un disque majeur resté relativement sous-estimé commercialement.

Avec Rainy Day Music en 2003, The Jayhawks reviennent à une approche plus acoustique et renouent avec une partie de leurs racines alt-country. Les années suivantes seront marquées par des pauses, des retrouvailles et différentes configurations, mais toujours avec la même volonté de préserver l’essentiel : écrire de bonnes chansons et les défendre sur scène.

De la scène de Minneapolis aux grandes scènes internationales

En près de quatre décennies, The Jayhawks ont construit une réputation qui dépasse largement le cadre de leurs albums. Le groupe a participé à de nombreux festivals majeurs, de Farm Aid à Primavera Sound en passant par Pinkpop et Wilco’s Sky Blue Sky. Il a également accompagné ou collaboré avec plusieurs figures importantes de la musique américaine et britannique, notamment Ray Davies, Roger McGuinn et Johnny Cash.

Cette expérience de la scène explique en partie la cohésion remarquable de la formation actuelle. Gary Louris, Marc Perlman, Karen Grotberg et Tim O’Reagan jouent ensemble depuis suffisamment longtemps pour avoir développé une sorte de langage musical commun.

C’est précisément cette alchimie que The Jayhawks ont voulu mettre au centre de Sanctuary Park. Le groupe a choisi de jouer en direct en studio afin de conserver cette interaction spontanée entre les musiciens. Une approche qui semble particulièrement adaptée à une formation dont la musique repose autant sur les arrangements que sur la qualité du collectif.

Sanctuary Park, un nouvel espace pour The Jayhawks

Six ans après XOXO, The Jayhawks reviennent donc avec leur douzième album studio. Et le choix du titre Sanctuary Park n’est pas anodin.

Le nom fait référence à un véritable lieu situé à Dundas, en Ontario, mais devient également dans l’univers de l’album un espace plus imaginaire, presque mental. Un endroit où les souvenirs ressurgissent, où les relations anciennes peuvent renaître et où le temps permet d’envisager différemment les regrets du passé.

THE JAYHAWKS - SANCTUARY PARK

Cette dimension explique probablement une partie de la tonalité du disque. Il y a dans Sanctuary Park une forme de maturité tranquille. The Jayhawks ne cherchent plus à démontrer quoi que ce soit. Ils prennent simplement le temps de raconter des histoires, de faire respirer les mélodies et de laisser les harmonies vocales installer leur magie.

Le premier morceau, Keeping Our Heads Above Water, résume particulièrement bien cette démarche. Le titre repose sur une construction mid-tempo, une guitare acoustique et un refrain particulièrement accrocheur. Pour New Noise Magazine, il s’agit d’ailleurs d’un morceau qui rappelle les grandes qualités d’écriture de Gary Louris, avec une production à la fois claire et nuancée.

Bob Ezrin, le retour d’une collaboration réussie

La présence de Bob Ezrin constitue l’une des grandes curiosités de ce nouvel album.

Le producteur canadien, connu pour son travail avec Pink Floyd, Alice Cooper, Lou Reed ou Peter Gabriel, avait déjà accompagné The Jayhawks sur Smile. Vingt-six ans plus tard, les deux parties se retrouvent avec une approche sensiblement différente.

Ezrin a invité le groupe à venir enregistrer à Toronto, dans son environnement. Ce choix rejoint d’ailleurs l’évolution personnelle de Gary Louris, désormais installé au Canada. L’album possède ainsi une dimension canadienne assez inattendue pour un groupe traditionnellement considéré comme l’une des formations américaines emblématiques de l’Americana.

Pour Ezrin, l’objectif était notamment de préserver la douceur et la chaleur qui caractérisent The Jayhawks. La production privilégie donc les qualités naturelles du groupe plutôt que de chercher à les recouvrir sous une avalanche d’effets.

C’est une décision judicieuse. Car Sanctuary Park fonctionne précisément lorsqu’on laisse respirer les voix et les instruments.

Des harmonies qui traversent le temps

La richesse de l’album tient aussi à sa variété.

Kingston Girl apporte une couleur plus proche du classic rock, tandis que Mr. Lincoln met en avant le chant de Tim O’Reagan et des arrangements de piano signés Karen Grotberg. Hands Upon The Wheel débute par une introduction a cappella avant de retrouver les harmonies caractéristiques du groupe.

Avec American Midnight, The Jayhawks abordent une autre facette de leur identité. Le titre possède une tonalité plus sombre, mais la musique conserve cette luminosité mélodique qui empêche le morceau de basculer dans le pessimisme.

Puis Always And A Day, Sanctuary Park et Familiar Strangers prolongent cette exploration de la mémoire, du temps et des relations humaines.

Enfin, It’ll Be All Right Tonight fait ressortir les racines alt-country du groupe avec notamment la présence de pedal steel, tandis que Rowing The Boat clôt l’album dans une ambiance acoustique et teintée d’influences folk britanniques.

Onze morceaux, un peu plus de quarante minutes : Sanctuary Park ne cherche pas à s’étirer inutilement. The Jayhawks savent désormais parfaitement où ils veulent aller.

Une musique américaine avec un accent canadien

Il existe une jolie ironie dans ce nouvel album.

The Jayhawks ont toujours été associés à une certaine idée de la musique américaine. Pourtant, Sanctuary Park est profondément marqué par le Canada : enregistré à Toronto avec Bob Ezrin et des ingénieurs canadiens, l’album fait également référence à plusieurs éléments de la vie canadienne de Gary Louris.

Cette évolution ne constitue toutefois pas une rupture. Elle ressemble davantage à un nouvel éclairage posé sur une musique qui, depuis ses débuts, a toujours aimé mélanger les influences.

L’Americana des Jayhawks n’est pas une musique figée. Elle s’est construite autour du folk et du country-rock, mais elle a toujours laissé entrer d’autres influences. C’est précisément ce qui lui permet aujourd’hui de rester crédible et vivante.

Quarante ans et toujours l’envie de jouer

Sanctuary Park arrive alors que The Jayhawks célèbrent leur quarantième année d’existence. Le groupe considère 1985 comme le point de départ de son aventure, tandis que son premier album, connu des fans sous le nom de The Bunkhouse Album, paraît en 1986.

Cette longévité est d’autant plus remarquable que The Jayhawks ont traversé plusieurs périodes d’interruption et de changements de personnel. Malgré cela, leur identité n’a jamais disparu.

Aujourd’hui, Gary Louris, Marc Perlman, Karen Grotberg et Tim O’Reagan forment un noyau particulièrement cohérent. Et Sanctuary Park montre qu’ils ont encore beaucoup à dire.

Il serait d’ailleurs dommage de réduire The Jayhawks à leur statut de pionniers de l’Americana. Le groupe appartient certes à l’histoire de ce courant, mais il continue surtout à écrire de nouvelles pages. Leur musique n’est pas un musée des racines américaines : elle est une matière vivante, capable d’intégrer l’expérience, les souvenirs et les changements de vie.

L’élégance tranquille d’un groupe qui n’a plus rien à prouver

Avec Sanctuary Park, The Jayhawks ne cherchent pas à reproduire Hollywood Town Hall, Tomorrow the Green Grass ou Rainy Day Music. Et c’est probablement leur meilleure décision.

L’album ressemble davantage à une conversation avec leur propre histoire. On y retrouve les guitares, les harmonies, les mélodies et cette manière très particulière de raconter les émotions sans jamais les surjouer. Mais tout semble aujourd’hui plus apaisé.

Le résultat est un disque profondément mélodique, chaleureux et élégant, qui témoigne d’une impressionnante maîtrise de l’écriture. Une chronique récente de New Noise Magazine le décrit comme un album qui rassemble les différentes facettes développées par le groupe au fil de quarante ans, entre alt-country et pop baroque, tout en restant immédiatement identifiable comme du Jayhawks.

C’est sans doute la meilleure définition que l’on puisse donner de Sanctuary Park : un album qui regarde en arrière sans vivre dans la nostalgie.

Après quatre décennies, The Jayhawks continuent simplement à faire ce qu’ils savent faire de mieux : écrire de belles chansons et les jouer avec conviction.

Et finalement, n’est-ce pas la meilleure façon de durer ?

À retenir concernant The Jayhawks

The Jayhawks ont contribué à façonner l’Americana moderne en mêlant country, folk, rock et pop autour d’un songwriting exceptionnel et d’harmonies vocales devenues emblématiques. Avec Sanctuary Park, leur douzième album studio, ils prouvent qu’après quarante ans, leur inspiration reste intacte.

Membres actuels de The Jayhawks

Gary Louris : guitare, chant principal, chœurs
Marc Perlman : basse, chœurs, chant
Karen Grotberg : claviers, chœurs, chant
Tim O’Reagan : batterie, chœurs, chant

Anciens membres
Caleb Palmiter : basse
Norm Rogers : batterie
Thad Spencer : batterie
Ken Callahan : batterie
Jessy Greene : violon, alto, violoncelle, chœurs
Jen Gunderman : claviers, orgue, chœurs
Mark Olson : guitare acoustique, chant
Kraig Johnson : guitare, chant, E-Bow
John Jackson : guitare acoustique, guitare, mandoline, pedal steel, chœurs
Stephen McCarthy : pedal steel, lap steel, banjo, guitare, chœurs

Discographie de The Jayhawks

Albums studio
1986 – The Jayhawks
1989 – Blue Earth
1992 – Hollywood Town Hall
1995 – Tomorrow the Green Grass
1997 – Sound of Lies
2000 – Smile
2003 – Rainy Day Music
2011 – Mockingbird Time
2016 – Paging Mr. Proust
2018 – Back Roads and Abandoned Motels
2020 – XOXO
2026 – Sanctuary Park

Albums live
2002 – Live from the Women’s Club
2003 – Live from the Women’s Club 2
2015 – Live at the Belly-Up

Compilations
2009 – Music from the North Country: The Jayhawks Anthology

Site officiel | Facebook | Youtube | Bandcamp

Muse

Muse est un groupe de rock alternatif originaire de Teignmouth, Angleterre, Royaume-Uni. Le groupe se compose de Matthew Bellamy au chant, piano, clavier et guitare, Chris Wolstenholme aux chœurs et basse guitare et Dominic Howard à la batterie et aux percussions.

Ils sont amis depuis leur formation au début de 1994 et ont changé plusieurs fois de nom de groupe (comme Gothic Plague, Fixed Penalty, et Rocket Baby Dolls) avant d’adopter le nom Muse. Depuis la sortie de leur quatrième album, Morgan Nicholls s’est également produit avec le groupe sur scène pour fournir claviers, samples/synthes et chœurs.

Muse en bref

Leur son est un mélange de rock alternatif, de musique classique, d’électronique, de métal, de guitares espagnoles et de rock progressif. Habituellement, ils utilisent la ligne de basse comme force motrice, souvent avec la guitare ne fournissant qu’une couche supplémentaire à la chanson plutôt que de porter la mélodie, la basse utilise une distorsion et d’autres effets lui permettant d’atteindre une dimension plus importante, permettant à la guitare de s’écarter de la mélodie principale et jouer des notes plus hautes. Une autre particularité est le style piano de Muse dans pas mal de leurs chansons ; leur musique a été inspirée par les œuvres de pianistes-compositeurs romantiques tels que Rachmaninov, Tchaïkovski et Liszt, et a ainsi abouti à une fusion du style romantique et du rock moderne.

Le groupe est connu pour ses prestations énergiques sur scène et les centres d’intérêt excentriques et engagés de Matthew Bellamy pour la conspiration mondiale, la vie extraterrestre, la théologie et l’apocalypse (autant que pour l’espace et la physique théorique). Leurs thèmes lyriques incluent la théorie de la conspiration folle, l’incitation à la révolte révolutionnaire, les trucs bizarres sur les aliens (ou les Zetas, s’il vous plaît), les religions et d’autres préoccupations classiques de Muse. En général, leur musique et leurs textes concernent les asservissements de l’humanité impuissante aux dirigeants mondiaux corrompus face aux catastrophes environnementales ou galactiques (et leur quatrième album ‘Black Holes And Revelations’ aborde les thèmes du changement climatique, de la crise pétrolière et de la paranoïa inflationniste mondiale).

En octobre 1999, Muse sort son premier album, Showbiz. L’album reçoit un accueil mitigé de la part de la critique et des fans de musique, qualifiant le groupe de « Radiohead Copycats » autrement dit de vulgaires imitateurs du groupe Radiohead. Cela n’empêche pas l’album de se vendre à plus de 700.000 exemplaires, avec le succès des singles, Unintended et Muscle Museum. L’album vaut par ailleurs à Muse d’être nominé aux BRIT Awards 2000 dans la catégorie révélation.

2001, avec John Leckie à nouveau aux commande, voit la sortie d’Origin of Symmetry ainsi qu’une entrée au Top 20 pour Plug in Baby et New Born. L’album restera inédit aux Etats-Unis jusqu’en 2005 parce que leur maison de disques de l’époque, Madonna’s Maverick, estime que le chant en faussetto découragerai les radios et préfère que le groupe réenregistre des voix alternatives. Le groupe refuse catégoriquement et met fin à son contrat avec Maverick.

Muse publie un CD/DVD live/b-side nommé Hullabaloo Soundtrack, enregistrement du concert du groupe en France à la fin 2001. Pour promouvoir l’album, Muse sort également l’EP Dead Star/In Your World, qui se classe en tête des charts britanniques et qui prouve que Muse est capable d’écrire des morceaux rock « radio-friendly », ainsi que des titres plus épiques de 7 minutes sur Origin of Symmetry. Muse termine une année impressionnante en remportant le prix du meilleur groupe live au Kerrang 2002.

En 2003, Muse demande à Rich Costey de se mettre aux manettes pour l’aider à créer Absolution. L’album réalise de très bonnes ventes dans le monde entier, et permet au groupe de placer son premier album numéro 1 au Royaume-Uni. Sa sortie a été précédée d’une vidéo exclusivement en téléchargement en ligne pour la chanson Stockholm Syndrome. Suivront les singles Time is Running Out et Hysteria, qui ont fait bonne figure dans les hit-parades britanniques et ont permis à Muse d’obtenir une place de tête d’affiche au Festival de Glastonbury 2004.

Lors de ce festival Muse s’est révélé être un grand groupe de rock britannique même si les organisateur ont un temps douté de pouvoir programmer Muse aux côtés de grands noms comme Paul McCartney, Muse leur a donné tort et a donné « le meilleur concert de sa carrière » selon la déclaration de Bellamy. Cependant, la tragédie frappe peu de après que Muse ait quitté la scène lorsque le père de Dom Howard (un grand fan de Muse) s’effondre et décède sur le site après avoir vu son fils jouer.

Plus tard dans l’année, Muse part en tournée aux Etats-Unis pour promouvoir Absolution, avant de revenir en Angleterre pour deux concerts à guichets fermés au Earls Court de Londres à la fin de l’année.

En 2006 et après une longue et exhaustive tournée, le groupe revient en studio et sort Black Holes and Revelations qui devient le deuxième album britannique numéro un, et atteignant la première place également dans plusieurs autres pays, ainsi qu’un Top 10 dans le Billboard américains. Le single controversé Supermassive Black Hole obtient la meilleure place de Muse dans les charts au Royaume-Uni en atteignant la quatrième place.

En juillet 2007, Bellamy confirme qu’il commence à travailler sur un nouvel album studio et de nouvelles chansons, certaines plus en phase avec la musique électronique ou « dance » et d’autres plus avec la musique classique ou symphonique.

En janvier 2008, la chanson « Knights of Cydonia » est élue numéro 1 du Triple J Hottest 100, le plus grand palmarès annuel de musique alternative en Australie.

En 2009, le groupe a publié The Resistance, qui contient le single à succès « Uprising », le premier succès pop du groupe aux Etats-Unis (avec très peu de diffusion radio) et leur premier #1 sur le Billboard Modern Rock Chart. Les singles suivants « Resistance » et « Undisclosed Desires » sont aussi des succès.

Le sixième album du groupe, The 2nd Law, est sorti le 1er octobre 2012. Le premier single de l’album, « Survival », est la chanson officielle des Jeux Olympiques d’été 2012 à Londres. Le deuxième single, « Madness » sort le 20 août 2012. Le troisième single, « Follow Me » sort le 7 décembre 2012, accompagné d’une vidéo sur YouTube le 1er novembre 2012. L’album reçoit des critiques généralement positives, Allmusic écrit « leurs excursions dans le dubstep et la musique dance sur des titres comme « Madness » et « Follow Me » ressemblent plus à des remixes que des chansons originales« .

Leur dernier album Drones sort le 5 juin 2015, un album pour lequel ils sont retournés à leurs racines rock plus naturelles. Une tournée mondiale est lancée pour soutenir l’album. Le groupe joue sur une scène à 360 degrés pour que les « arénas » soient pleinement utilisés, avec de véritables drones volants. La tournée rencontre un grand succès et obtient de nombreux éloges. Début 2016, Muse gagne le Grammy Award du meilleur album rock et après ce prix, le groupe annonce qu’il est en tête d’affiche du festival de Glastonbury la même année, pour la troisième édition. À la fin de la tournée, Muse remporte le Q Award du meilleur groupe contemporain.

Début de 2017, le groupe annonce une courte tournée nord-américaine avec le soutien de Thirty Seconds to Mars et PVRIS. « Dig Down », un extrait de leur prochain album, sort le 18 mai 2017. Le 4 juillet 2017 est annoncé un concert de Muse au Shepherd’s Bush Empire à Londres pour collecter des fonds pour The Passage, une association caritative pour les sans-abri au Royaume-Uni. Les détenteurs de billets ont voté pour désigner les 10 meilleures chansons de Muse et le résultat a permis d’établir la setlist pour le concert. Celle-ci contenait des chansons rares, des chansons qui n’avaient pas été jouées depuis plusieurs années. Après cela, le groupe a fait la une du festival Vital, Reading & Leeds de Tennant. Le groupe a invité Brian Johnson, chanteur d’AC/DC, à jouer Back in Black in Reading, rendant ainsi mémorable le set de clôture du festival. Après avoir terminé les concerts au Royaume-Uni, Muse retourne aux États-Unis pour terminer la tournée nord-américaine et participe à plusieurs festivals. Par la suite, le groupe se rend au Japon et en Australie pour deux concert uniques dans des stades.

Le nouvel album Simulation Theory est annoncé pour novembre 2018.

Membres de Muse

Membres actuels

Matthew James Bellamy – chant, guitare, piano, synthétiseur
Dominic James Howard – batterie, percussions, sample
Christopher Tony Wolstenholme – guitare basse, chœurs, synthétiseur, guitare, harmonica

Musiciens en concerts

Morgan Nicholls – chœurs, clavier, synthétiseur
Dan Newell – trompette

Discographie de Muse

Albums studio

1999 : Showbiz
2001 : Origin of Symmetry
2003 : Absolution
2006 : Black Holes and Revelations
2009 : The Resistance
2012 : The 2nd Law
2015 : Drones
2018 : Simulation Theory

Albums live

2002 : Hullabaloo
2008 : HAARP

Compilations

1995 : This is a Muse Demo
1997 : Newton Abbot Demo
2000 : Random 1-8
2002 : Hullabaloo Soundtrack
2004 : Maximum Muse
2006 : The Document

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