NiKoV dévoile l’album M’AIME PAS EN RÊVE

Avec M’AIME PAS EN RÊVE, NiKoV signe un premier album acoustique d’une intensité presque nue, pensé comme une traversée entre deux abîmes : la fin d’un amour et la recherche de sens qui lui succède. Huit titres sans détour, sans artifice, où tout repose sur la voix, les mots et le poids du silence.

Dès les premières minutes, le disque impose une esthétique du dépouillement. Guitare, piano et cordes dessinent un espace fragile, volontairement épuré, où chaque émotion est laissée visible. Rien n’est dissimulé, rien n’est adouci. La force du projet naît précisément de cette frontalité.

NiKoV

L’album se structure en deux mouvements qui prolongent une même descente intérieure. Le premier explore les ruines du sentiment amoureux. Le manque, la trahison, la culpabilité et l’effondrement de soi y apparaissent comme des étapes successives, portées par une écriture qui refuse le spectaculaire pour privilégier la justesse.

Le morceau-titre, “M’AIME PAS EN RÊVE”, ouvre cette trajectoire dans un moment suspendu, celui où le désir persiste alors que la rupture est déjà installée. “LA MÉTAMORPHOSE” poursuit cette dérive intérieure, où la douleur se transforme en colère, puis en tension plus diffuse, comme si l’identité elle-même se fissurait. “MIETTES DE CŒUR” vient ensuite ramasser les fragments, sans chercher à les reconstituer, mais en les laissant exister tels quels, brisés mais encore chargés de mémoire.

“SANS TOI” donne une forme plus intime à la séparation, marquée par le remords et une forme de vertige intérieur. “TOXICO DE LA TRISTESSE” interroge ensuite la place étrange de la mélancolie, à la fois refuge et poison, zone trouble où la douleur devient presque familière.

Le second mouvement élargit progressivement le cadre émotionnel. “SEX 43” introduit une réflexion sur le regard social, le désir et les tensions entre liberté et jugement. “ET SI…” ouvre une parenthèse plus suspendue, presque métaphysique, où le doute et la perception du réel prennent le dessus. Enfin, “DEVENIR DIEU” clôt l’album sur une forme de bascule plus sombre encore, où l’amour blessé se transforme en volonté de contrôle, de puissance et de maîtrise.

Ce cheminement donne à M’AIME PAS EN RÊVE une cohérence rare. L’album ne raconte pas seulement une rupture, il en explore les strates successives, jusqu’à ce qu’il ne reste plus que des questions ouvertes : que faire du vide, de l’absence et de ce qui continue de vibrer après la fin ?

La voix de NiKoV accompagne cette traversée avec une justesse constante. Habitée sans être surjouée, proche sans être démonstrative, elle donne au disque une dimension presque confessionnelle. Chaque chanson semble surgir d’un besoin plus que d’une intention esthétique.

Dans cette approche, NiKoV s’inscrit dans une écriture de l’intime où l’émotion n’est jamais décorative. La chanson devient ici un espace de descente en soi, où la fragilité n’est pas dissimulée mais transformée en langage.

M’AIME PAS EN RÊVE s’impose ainsi comme une œuvre de dépouillement, dense et silencieuse, où la faille devient matière première. Un album qui ne cherche pas à séduire, mais à dire au plus près, quitte à laisser résonner longtemps ce qui ne se résout pas.

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Tombé pour la France : Matmatah revisite Daho et reprend la route

Matmatah - Tombé pour la France

“Tombé pour la France” version Matmatah ? Sur le papier, l’idée peut surprendre. Reprendre un classique de la pop française signé Étienne Daho et Arnold Turboust, quand on est un groupe de rock brestois, relève presque du pari. Il fallait oser. Et pourtant, le quatuor s’en empare avec un panache certain et une énergie décomplexée, transformant ce titre emblématique en véritable terrain de jeu électrique. Sortie le 13 février, cette reprise dépasse largement le simple clin d’œil nostalgique : elle se révèle à la fois sincère, jubilatoire et habitée, tout en dévoilant une facette plus ludique et spontanée du groupe, comme un retour aux sources, à une époque où tout semblait encore possible, surtout sur scène.

Matmatah - Tombé pour la France

Tombé pour la France : Une reprise comme retour aux sources

Derrière cette idée « saugrenue » se cache en réalité une démarche assez limpide. À leurs débuts, Matmatah écumait les clubs avec un répertoire mêlant compositions et reprises. Revenir à cet exercice, c’est renouer avec une forme de liberté, presque d’insouciance. Le choix de Tombé pour la France s’impose alors naturellement : une chanson solide, intemporelle, capable de supporter une injection massive de guitares sans perdre son âme.

Le résultat ? Une version plus rugueuse, mais respectueuse, qui conserve la mélodie entêtante de l’original tout en y injectant l’ADN du groupe. Une manière pour Matmatah de s’amuser, de lâcher prise, et de rappeler qu’au-delà des années et des albums, le plaisir de jouer reste intact.

Une trajectoire singulière dans le rock français

Formé à Brest à la fin des années 90, Matmatah s’est rapidement imposé avec un style mêlant rock, folk et influences celtiques. Leur premier album, La Ouache, porté par des titres devenus cultes, les propulse sur le devant de la scène. Le groupe enchaîne alors les succès avant de se séparer en 2008, laissant derrière lui une empreinte durable.

Le retour en 2016 marque une nouvelle étape. Plus mûr, mais toujours animé par la même énergie, Matmatah retrouve son public avec des albums qui confirment sa capacité à évoluer sans se renier. Cette reprise s’inscrit parfaitement dans cette dynamique : regarder en arrière pour mieux avancer.

Une tournée estivale bien remplie

Et pour défendre cette actualité sur scène, Matmatah ne ménage pas ses efforts. La tournée 2026 s’annonce dense, avec une série de festivals à travers la France et au-delà :

16 MAI – Festival Moissons Rock – Juvigny
22 MAI – Festival Petites Folies – Lampaul-Plouarzel
24 MAI – Outdoor Mix Festival – Embrun
30 MAI – Les Arts s’en Mêlent – Les Landes-Genusson
31 MAI – Marcel Festoch’ – Illiers-Combray
12 JUIN – Festival Le Clos des Tourelles – Sennecey-le-Grand
26 JUIN – Retro C Trop Festival – Tilloloy
28 JUIN – Irréductible Festival – Quimper
04 JUILLET – Les Nuits de l’Erdre – Nort-sur-Erdre
17 JUILLET – Les Alpagas Bleus – Saverne
18 JUILLET – Festival À Tout Bout d’Champ – Chantenay-Villedieu
22 JUILLET – Fête du Cognac – Cognac
25 JUILLET – Festival Art Sonic – Briouze
21 AOÛT – Les Gueules de Bois – Valzin en Petite Montagne
22 AOÛT – Drulhe en Fête – Drulhe
23 AOÛT – Festival Le Roi Arthur – Bréal-sous-Montfort
04 SEPTEMBRE – Festival Le Chant du Gros – Le Noirmont (Suisse)
05 SEPTEMBRE – Les Musicales du Parc des Oiseaux – Villars-les-Dombes
12 SEPTEMBRE – La Poule des Champs – Auberive

Une belle occasion de découvrir cette reprise en live, là où elle prend sans doute toute sa dimension.

Tombé pour la France : Une parenthèse rafraîchissante

Avec Tombé pour la France, Matmatah ne cherche pas à révolutionner son répertoire, mais plutôt à s’offrir une respiration. Une parenthèse légère, presque ludique, qui rappelle que la musique est aussi une affaire de plaisir partagé. Pieds nus sous la lune, le groupe semble retrouver une forme de jeunesse. Et franchement, ça fait du bien.

Membres de Matmatah

Tristan Nihouarn : Chant, guitare
Cédric Floc’h : Guitare
Jean-François Paillard : Basse
Benoît Fournier : Batterie

Discographie de Matmatah

Albums studio
1998 – La Ouache
2000 – Rebelote
2003 – Archie Kramer
2017 – Plates Coutures
2023 – Miscellanées Bissextiles

Albums live
2001 – Live au Zénith

Compilations
2005 – Simplement la vie

EPs
1997 – Lambé An Dro

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