Matteo Mancuso électrise 2026 avec Route 96

Avec son jeu à couper le souffle et une approche totalement singulière de la guitare électrique, Matteo Mancuso s’impose aujourd’hui comme l’un des instrumentistes les plus fascinants de sa génération. À seulement 29 ans, le musicien sicilien revient sur le devant de la scène avec un deuxième album très attendu, Route 96, paru le 24 avril 2026, confirmant une ascension fulgurante amorcée quelques années plus tôt.

Matteo Mancuso

Un prodige venu de Sicile

Originaire de Palerme, Matteo Mancuso développe très tôt une technique hors norme. Particularité rare dans le monde de la guitare électrique : il joue exclusivement en fingerstyle, sans médiator, ce qui lui permet une précision et une fluidité rappelant parfois le jeu des grands pianistes. Influencé par le jazz, le rock et la musique classique, il forge un style hybride, virtuose mais toujours musical.

Avant même la sortie de son premier album, ses vidéos circulant en ligne attirent l’attention de figures majeures telles que Steve Vai, Tosin Abasi, Al Di Meola ou encore Dweezil Zappa. Un soutien de poids qui propulse rapidement le jeune guitariste sur la scène internationale.

The Journey : un premier choc

En 2023, Matteo Mancuso publie The Journey, un premier album salué unanimement. Ce disque révèle un musicien capable de conjuguer technicité extrême et sens aigu de la composition. Loin d’un simple exercice de style, l’album séduit par ses atmosphères riches et sa diversité.

Le succès est immédiat : couvertures de magazines spécialisés, tournées internationales à guichets fermés en Europe et aux États-Unis, et une reconnaissance critique impressionnante. Mancuso devient alors l’un des visages les plus prometteurs de la guitare moderne.

Route 96 : la confirmation

Trois ans plus tard, Matteo Mancuso revient avec Route 96, un album enregistré dans un laps de temps plus court mais qui ne sacrifie en rien l’exigence artistique. Entouré de Riccardo Oliva à la basse et Gianluca Pellerito à la batterie, il livre un disque plus direct, énergique, tout en conservant cette finesse d’écriture qui fait sa signature.

Matteo Mancuso - Route 96

Enregistré aux Fico D’India Studios en Italie et co-produit avec son père Vincenzo Mancuso, l’album bénéficie également de collaborations prestigieuses. On y retrouve notamment Steve Vai, le guitariste acoustique Antone Boyer et le claviériste Valeriy Stepanov.

Avec Route 96, Mancuso semble vouloir aller à l’essentiel : un son plus organique, une énergie live palpable et une écriture plus spontanée. Une évolution logique pour un artiste en pleine maturation.

Matteo Mancuso : Une nouvelle référence de la guitare moderne

Matteo Mancuso n’est pas simplement un virtuose de plus dans un monde saturé de techniciens impressionnants. Le jeune italien incarne une nouvelle manière d’aborder l’instrument, où la performance sert avant tout l’émotion et la musicalité.

Sa capacité à naviguer entre les genres, son toucher unique et son sens du détail font de lui un musicien à part, déjà incontournable. Avec Route 96, il confirme qu’il ne compte pas s’arrêter en si bon chemin.

Line-up

Matteo Mancuso : Guitare
Riccardo Oliva : Basse
Gianluca Pellerito : Batterie

Discographie de Matteo Mancuso

2023 – The Journey
2026 – Route 96

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Big Scaries : la douce échappée de Lucy in the Lighthouse

Big Scaries

Il y a des disques qui s’écoutent, et d’autres qui se traversent comme des souvenirs. Avec Lucy in the Lighthouse, Big Scaries signent un EP court mais habité, une parenthèse suspendue entre adolescence rêvée et nostalgie douce-amère.

Le duo originaire des États-Unis, composé de Dean Chittenden et Gavin Kendrick Brown, n’a pourtant rien d’évident. Leur rencontre tient presque du paradoxe : l’un venait de l’indie rock, l’autre d’un folk sombre et tous deux semblaient d’accord sur un point… ne pas faire de folk. Raté. Ou plutôt, réussite inattendue. Car c’est précisément dans cette zone floue, entre leurs influences respectives, que leur musique trouve aujourd’hui sa justesse.

Au cœur de cet EP, il y a Lucy. Pas une personne réelle, mais une présence familière, comme une amie dont on aurait oublié le visage mais gardé les sensations. Lucy, c’est celle qui fuit, qui aime, qui doute  et surtout celle qui regarde le monde avec une intensité propre aux premières fois.

À travers elle, Big Scaries racontent moins une histoire qu’un état : celui d’un moment de vie où tout semble possible, où l’on construit son identité dans les marges, entre rébellion discrète et rêves trop grands.

Big Scaries Lucy in the Lighthouse

Le morceau-titre, Lucy in the Lighthouse, ouvre l’EP comme on entrouvre une fenêtre sur la nuit. On y croise des escapades clandestines, des toits surplombant la ville, des films projetés à la volée… et ce phare, surtout, figure centrale et presque mythologique. Refuge, repère, promesse d’ailleurs : il incarne ce besoin d’évasion qui brûle doucement à cet âge-là.

Avec Lucy is Sentimental, le ton se fait plus introspectif. La chanson capte ce moment étrange où l’on commence à comprendre que les choses passent — et que l’on s’y attache d’autant plus. Les objets, les lieux, les gens deviennent des points d’ancrage fragiles, mais essentiels.

Enfin, Lucy Loves Anarchy vient bousculer cette douceur avec une énergie plus libre, presque insouciante. On y retrouve le goût de l’interdit, les journées volées à l’école, les routes sans destination. Mais sous cette légèreté affleure une envie sincère : celle de choisir sa vie, à deux, loin des cadres imposés.

Ce qui frappe dans Lucy in the Lighthouse, c’est sa manière d’évoquer un monde d’avant, non pas avec mélancolie pesante, mais avec une forme de tendresse lucide. Un temps où les souvenirs ne passaient pas par un écran, où les liens se construisaient dans la présence, dans le silence parfois, dans l’intensité souvent.

Big Scaries ne cherchent pas à recréer cette époque : ils la réinventent, à travers une écriture sensible et une atmosphère enveloppante. Leur musique agit comme un déclencheur, une madeleine sonore qui laisse à chacun la place d’y projeter ses propres images.

L’histoire ne s’arrête pas là. Le duo travaille déjà sur un nouveau chapitre centré sur un autre personnage : Margot. Si Lucy incarnait une lumière douce, presque nostalgique, Margot s’annonce plus étrange, peut-être plus trouble.

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