Yanni Iliadis signe une bouleversante « Une Lettre d’Adieu »

Avec « Une Lettre d’Adieu », Yanni Iliadis livre un titre à part. Une chanson qui ne cherche pas à en faire trop, mais qui touche juste, là où les mots deviennent parfois difficiles à dire.

Yanni Iliadis livre une émotion à fleur de peau

Originaire de Bruxelles, l’artiste belgo-grec de 28 ans se dévoile ici sans filtre. Derrière cette chanson, il y a une histoire intime : celle de sa grand-mère Ioanna, une femme au parcours marqué par les épreuves, de son enfance dans les plantations de tabac en Grèce à son départ pour la Belgique, avec une vie entière faite de courage, de sacrifices et d’amour.

Yanni Iliadis - Une Lettre d'Adieu

Plutôt qu’un simple hommage, « Une Lettre d’Adieu » prend la forme d’un dialogue suspendu. Une lettre que l’on écrit sans attendre de réponse, mais avec tout ce qu’on n’a pas toujours su dire à temps. « Elle a été, et restera, ma super-héroïne », confie l’artiste, qui porte aujourd’hui son héritage autant dans sa musique que dans son identité.

La force narrative d’une lettre intime

Le morceau parle de manque, bien sûr, mais aussi de ce qui reste. Des gestes, des souvenirs, des phrases qui continuent de résonner. Il évoque ces liens invisibles qui persistent, même après l’absence. Et surtout, il glisse une idée simple, presque évidente : ne pas attendre pour dire les choses importantes.

Visuellement, le clip prolonge cette sensation d’entre-deux. On y découvre un piano suspendu à plus de 90 mètres de hauteur, comme hors du temps. Une image forte, presque irréelle, qui accompagne cette envie de rester connecté à ceux qui ne sont plus là, quelque part entre ciel et mémoire.

Pourquoi Yanni Iliadis marque avec Une Lettre d’Adieu

Avec ce titre, Yanni Iliadis continue d’affirmer une écriture sincère, portée par des influences comme Christophe Maé ou Pantelis Pantelidis, tout en gardant une voix bien à lui.

« Une Lettre d’Adieu » n’impose rien. Elle s’écoute, elle se ressent, et chacun y met un peu de son histoire.

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Avec « Ganbaru », DORRR confirme sa renaissance dark-pop

Avec Ganbaru, DORRR poursuit la mue artistique amorcée par son premier album solo Glitch & Glitter en 2021, après plusieurs années passées au sein du duo surf/rock The Blind Suns

Ganbaru, emprunté au japonais, renvoie à l’idée de persévérance et de résilience. Une intention que l’on retrouve dans une écriture plus brute et introspective, où sont abordés l’isolement, l’acceptation de soi et les désirs inavoués.

DORRR
Credits: Marion Fort

Ce nouvel EP marque une étape décisive dans le parcours de DORRR, où authenticité et émotion prennent le pas sur les artifices, révélant une artiste pleinement à l’aise dans son nouvel univers.

Et si l’on perçoit des échos de la mélancolie sensuelle de Lana Del Rey et les influences de The xx ou Garbage dans sa musique, DORRR ne tombe jamais dans la facilité des comparaisons, préférant sublimer ses influences pour tracer sa propre trajectoire artistique.

En effet, si certaines sonorités s’inscrivent dans une esthétique dark-pop contemporaine déjà balisée, l’ensemble conserve une sincérité qui empêche toute sensation de déjà-vu.

Mais l’univers singulier de DORRR ne se limite pas aux productions sonores. Si vous regardez ses clips, chacun d’eux reflète parfaitement l’esthétique très cinématographique des singles, entre ombres et lumière. 

Ganbaru comprend cinq titres, dont un bonus track : le lead single Lonely Sun, déjà sorti en 2025, se voit ici revisité par le duo franco-britannique Scenius. Leur remix apporte une dimension électro dark-pop à ce morceau, renforçant son message de visibilité et de reconnaissance des femmes.

What’s Going On offre une production pleine de nuances, entre rythmique lourde et gimmicks plus aériens. DORRR explore les zones d’ombre de l’âme humaine, et la lutte entre la fuite et l’acceptation. Le morceau trouve sa force dans cette tension émotionnelle: comprendre ce que l’on fuit comme première étape vers le lâcher-prise.

I Might Be Weird capte cette sensation familière d’être “à part”, tout en transformant cette singularité en force. Ici, la différence ne se justifie pas: elle s’affirme.

Low & Slow parle de la liberté créative dans un monde saturé de normes. On ressent dans cette composition une volonté de dépasser les cadres traditionnels pour explorer quelque chose de plus instinctif.

Enfin, reprendre Black Balloon est un choix audacieux, mais cette version du titre de The Kills s’impose comme une relecture sensible et habitée, centrée sur l’adieu à une ombre intérieure.

Avec Ganbaru, DORRR démontre qu’elle n’a rien perdu de sa flamme, bien au contraire: elle transforme ses expériences et ses émotions en pop captivante, intime et résolument moderne.

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