1985 : Bérurier noir > Porcherie


Bérurier noirLe groupe Bérurier noir c’est le même genre de message qu’avec Renaud mais avec un style différent, légèrement plus percutant…

Leur histoire est un vrai « conte de fée » : Ce groupe phare de la scène punk rock alternative française des années 80 est composé principalement de Loran à la guitare et de Fanfan au chant.

En 78, ce groupe issu des mouvements de squat parisiens change souvent de nom… mais aussi de membres plus ou moins par obligation, entre les déserteurs qui font de la tôle et ceux qui changent de crèche…

En 83, ils décident de faire un concert d’adieu sous le nom des « Bérurier Noir ». Mais le deuil laissera la place à une naissance, puisque ce spectacle les propulse en avant. Leur spécialité, les concerts improvisés… Suite à un désaccord avec le boss d’une boîte qui voulait obstruer les aérations pour pousser à la consommation, le groupe décide de jouer sur le trottoir. La police essaye d’arrêter le concert, mais le public composé de punks et d’autonomes ne les laisse pas s’approcher des Bérurier, qui continuent à jouer. Le groupe joue aussi bien des concerts dans des salles que des impros dans la rue, le métro, les usines désaffectées, etc.… La vie dans les squats leur laisse imaginer un rock brut et incisif dénonçant l’injustice.

En 85, Bérurier noir entame une tournée dans toute la France sans oublier d’organiser un concert sauvage sur un bus durant une manifestation pour les chômeurs mais qui sera stoppé par la police de manière assez violente. Sur scène, on passe de l’insurrection à la fête et leur réputation de rebelle se fait connaitre en France.

En 86, ils commencent à passer sur les radios et font un carton avec « L’Empereur Tomato Ketchup » qui séduit un public de plus en plus jeune, mais pas les 800 CRS qui entourent la salle de la Mutualité, à Paris, pendant un concert du groupe…

En 87, marquée par des positions radicalement antiracistes, ils participent à un concert organisé par SOS Racisme.

En 88, ils organisent un concert au Zénith pour la modique somme de 50 francs (9 euros), afin de dénoncer les prix prohibitifs des organisateurs. Sans aucune publicité, La salle est comble et ils deviennent le porte-voix d’une partie de la jeunesse, notamment avec une variante du titre « Porcherie » issu de l’album « Concerto pour détraqués ! » et avec le refrain la jeunesse emmerde le Front national. Sous la pression médiatique, ils se voient décerner le Bus d’Acier, mais le groupe réagit en faisant un doigt d’honneur au jury en annonçant qu’ils en voulaient pas de leur Bus et que même ils en avaient rien à foutre !

En 89, les tournées épuisantes, leur esprit indépendant, les divergences politiques sont source de tensions et le groupe décide de « suicider » lors de trois concerts d’adieu. Lors du dernier concert, l’Olympia était remplie mais il y avait autant de monde à l’extérieur. Loran a demandé à l’équipe de faire entrer tout le monde ou alors le groupe ne jouerait pas. C’est dans un esprit festif et décalé, que les Béru se sont offert un hara-kiri en fanfare que vous pouvez voir dans cette vidéo.

Par après, des reformations provisoires eurent lieu entre 2003 et 2006, mais c’est l’aventure bérurière de 83 à 89 qui est restée dans les cœurs, comme une époque empreinte d’amitié et de solidarité. En 2015, une nouvelle chanson, Mourir à Paris, est composée suite aux attentats à Paris de janvier, mais est diffusée sur le site du groupe le lendemain des attentats du 13 novembre.

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