Elijah Cruise dévoile Dark Romance et ouvre les portes d’un univers alt-pop cinématographique

Elijah Cruise

Avec Dark Romance, Elijah Cruise fait bien plus qu’un simple début de projet. Le chanteur, producteur et artiste alt-pop basé à Nashville signe un premier EP de six titres qui ressemble à une immersion totale dans un monde parallèle, où chaque morceau agit comme une scène, chaque émotion comme une lumière différente dans un film en mouvement.

Dès les premières secondes, on comprend que Dark Romance n’a pas été pensé comme une simple collection de chansons. Tout ici respire la narration, l’atmosphère et l’image. Entre mélancolie nocturne, romantisme flou et escapisme sonore, Elijah Cruise construit un espace où la musique devient presque visuelle.

Elijah Cruise

Le projet s’ouvre notamment avec “Learn To Float”, single phare de l’EP, qui incarne parfaitement cette direction artistique. Porté par une production vaporeuse et une interprétation vocale à la fois fragile et assurée, le morceau explore l’idée de lâcher prise dans le chaos. Deux personnes y avancent ensemble dans l’incertitude, trouvant refuge dans une connexion qui oscille entre distance et intimité. Les images de routes nocturnes, de villes lointaines et de silences partagés renforcent cette impression d’un moment suspendu.

Pour Elijah Cruise, cette approche était essentielle dès le départ.
« Je ne voulais pas que ce soit juste un ensemble de chansons », explique-t-il. « Je voulais que ça ressemble à une bande-annonce de film. Chaque morceau est une scène différente, une émotion différente, une couleur différente. »

Cette vision traverse tout le projet. Chaque titre semble capturer un instant précis, comme un souvenir qui ne s’explique pas mais qui se ressent. On y retrouve des drives tardifs, des conversations à demi-mot, des instants de solitude partagée et cette beauté étrange qui apparaît lorsque le monde extérieur disparaît.

Musicalement, Elijah Cruise puise dans plusieurs influences tout en gardant une identité très marquée. Entre la nostalgie romantique de l’ère Tumblr et des sonorités plus sombres et modernes, son univers évoque autant Lana Del Rey que Arctic Monkeys ou The Neighbourhood. Le résultat est un alt-pop atmosphérique, immersif, pensé pour envelopper plutôt que pour simplement s’écouter.

« J’ai choisi les morceaux qui représentaient le plus clairement la direction dans laquelle j’avance », confie Elijah Cruise. « Cet EP est un aperçu du futur. »

Et dans ce futur, la musique d’Elijah Cruise semble vouloir transformer les instants ordinaires en scènes de cinéma intérieur. Une porte entrouverte sur un monde où la beauté se cache dans les zones floues, et où les émotions deviennent des paysages.

Avec Dark Romance, Elijah Cruise ne se contente pas de se présenter. Il installe un univers.

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Paul d’Amour cultive l’émotion avec Au Jardin des Délices

Paul d’Amour

Paul d’Amour : Une trajectoire entre poésie et liberté

Avant de tracer sa route en solo, Paul d’Amour (ne pas confondre avec son homonyme, bassiste du groupe rock américain Tool) s’illustre au sein du groupe Les Garçons Trottoirs. Il amorce ensuite un virage plus personnel avec un premier EP publié en 2010, réalisé par Jean-Louis Piérot, figure reconnue pour ses collaborations avec des artistes majeurs de la scène française (Alain Bashung, Étienne Daho, Renan Luce ou Hubert-Félix Thiéfaine). Trois ans plus tard, il confirme cette orientation avec un album éponyme qui lui ouvre les portes de nombreuses premières parties prestigieuses, de Bénabar à Florent Marchet, en passant par Da Silva, Les Wampas ou encore Weepers Circus.

En 2017, La Belle Aventure marque une nouvelle étape. Défendu sur scène dans une formule épurée, entouré d’un pianiste et d’un clarinettiste, Paul d’Amour y développe un univers intimiste et profondément incarné. Une approche qui fait écho à ses influences revendiquées, de Leonard Cohen à Serge Gainsbourg, en passant par Alain Bashung ou Neil Young.

Mais plus encore que la musique, c’est dans la littérature que l’artiste puise une grande partie de son inspiration. De Verlaine à Prévert, de Nerval à Houellebecq, il inscrit ses chansons dans une tradition poétique où les mots occupent une place centrale. Désir, amour, absence : ses textes explorent les émotions humaines avec finesse, portés par des arrangements minimalistes qui privilégient la sincérité et l’authenticité.

Une parenthèse sensible au cœur du vivant

Avec « Au Jardin des Délices », sorti le 8 avril 2026, Paul d’Amour dévoile une chanson à la fois intime et lumineuse, née dans un cadre pour le moins inspirant : le jardin médicinal de Schengele (« Petit Jean » en alsacien), dans le pays de Bitche en Moselle. Loin du tumulte quotidien, l’artiste y capte un instant suspendu, presque hors du temps, où les masques tombent et où les échanges retrouvent leur sincérité première.

Portée par une douceur printanière, la chanson évoque ces moments rares où les êtres se rencontrent sans artifice. Autour d’une table, les voix s’élèvent, les confidences circulent, et l’amour s’exprime avec simplicité. Une atmosphère délicate, presque fragile, que Paul d’Amour parvient à retranscrire avec une grande justesse.

Paul d’Amour

Une réalisation collective et inspirée

Si Paul d’Amour signe à la fois la musique et le texte, il s’entoure ici de collaborateurs fidèles pour donner vie à ce titre. La réalisation musicale est confiée à Nicolas Quéré et Maxime Tisserand, qui sculptent un écrin sonore subtil et organique. Le clip, quant à lui, est réalisé par François Dourlen, prolongeant visuellement cette immersion dans un univers apaisé et authentique.

Produit par Stéphanie de Freitas et Paul d’Amour, ce premier extrait annonce un projet plus vaste : Bitcherland, un album attendu le 6 mai 2026. Ce disque s’annonce déjà comme un voyage artistique singulier, entre carnet de route musical et récit illustré, en collaboration avec Jean Chauvelot.

Paul d’Amour : Un parcours libre et ouvert sur le monde

Depuis ses débuts, Paul d’Amour trace une trajectoire atypique, loin des sentiers balisés. Des rues de Strasbourg aux scènes de Bogotá, en passant par l’Europe de l’Est et les États-Unis, il a multiplié les expériences et les rencontres. Avec dix albums et quatre EPs à son actif, il construit une œuvre riche, nourrie par une curiosité constante et un goût affirmé pour l’exploration.

En 2020, il cofonde avec Stéphanie de Freitas le label Neno&Tala, au sein duquel il développe la Collection NOS. Ce projet met en lumière des voix souvent marginalisées à travers des formats hybrides mêlant musique, littérature, arts visuels et performances. Une démarche profondément humaine, en accord avec son engagement artistique.

Bitcherland, un projet entre musique et récit

Avec Bitcherland, Paul d’Amour propose bien plus qu’un simple album. Il s’agit d’un véritable road trip artistique à travers le pays de Bitche, où paysages, souvenirs et rencontres se mêlent dans une narration sensible. Au Jardin des Délices en est la première porte d’entrée, une invitation à ralentir, écouter et ressentir.

Dans un monde souvent fragmenté, Paul d’Amour rappelle, avec douceur, la nécessité de se reconnecter à l’essentiel : l’autre, la nature, et soi-même.

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