Le Rikiki Club : « Vraiment là », un premier titre plein de vie

Le Rikiki Club entre en scène avec « Vraiment là »

Le Rikiki Club fait ses premiers pas discographiques avec « Vraiment là », un titre sorti le 16 octobre 2026 chez Team 4 Action. Et pour un premier rendez-vous, le trio belge a choisi une chanson qui donne immédiatement le ton : tendre, joyeuse, drôle et surtout profondément humaine.

Derrière Le Rikiki Club, on retrouve Aurelio Mattern, musicien bien connu des scènes belges et membre de plusieurs projets, dont Lucy Lucy, Paon, Sonnfjord et son projet solo AUREL. L’idée du Rikiki Club est née d’une manière plutôt réjouissante : du plaisir de chanter avec ses filles. De ces moments de complicité familiale est progressivement né un véritable projet musical, qui s’est ensuite étoffé avec Aurélie Muller à la basse et Timothée Philippe à la batterie.

Le Rikiki Club

« Vraiment là » constitue donc une excellente porte d’entrée dans cet univers. Le morceau s’adresse aux enfants, bien sûr, mais sans les prendre pour des adultes miniatures ni pour des spectateurs passifs. Le Rikiki Club leur parle avec simplicité, humour et bienveillance, autour d’une idée finalement essentielle : être présent pour les autres, profiter de l’instant et partager ce qui nous rassemble.

Le Rikiki Club, une musique enfantine qui parle aussi aux grands

Il faut le préciser clairement : Le Rikiki Club fait de la musique enfantine. Mais cela ne signifie pas nécessairement que les parents devront subir une énième comptine conçue pour tourner en boucle dans la voiture familiale. Le projet semble au contraire vouloir proposer de vraies chansons, avec une instrumentation de groupe et un univers suffisamment vivant pour réunir plusieurs générations autour de la même écoute.

« Vraiment là » évoque ainsi l’importance d’être réellement disponible pour ceux que l’on aime. Une thématique particulièrement adaptée au jeune public, mais qui résonne tout autant chez les adultes. Car entre deux notifications, trois obligations et quelques urgences parfaitement indispensables, se rappeler qu’il faut parfois simplement être là n’est pas une mauvaise idée.

Le Rikiki Club défend également une approche ouverte de la différence et du collectif. À travers ses chansons, le groupe invite à regarder le monde autrement, à accueillir les autres tels qu’ils sont et à comprendre que l’on va souvent beaucoup plus loin lorsque l’on avance ensemble.

C’est précisément ce qui rend le projet intéressant : derrière la fantaisie et l’énergie propre à la musique destinée aux enfants, il y a de véritables sujets, abordés avec légèreté plutôt qu’avec de grands discours.

Le Rikiki Club - Vraiment là

Le Rikiki Club dévoile « Vraiment là » en images

Pour accompagner ce premier single, Manou Milon réalise un clip qui colle parfaitement à l’esprit du projet. Jeux, moments de scène, complicité et énergie collective composent une vidéo spontanée, qui donne immédiatement envie de rejoindre ce drôle de club.

On y retrouve l’idée centrale de la chanson : partager, jouer, être ensemble et profiter du moment. La mise en images ne cherche visiblement pas à surcharger le propos, mais plutôt à laisser vivre les personnalités et cette atmosphère familiale qui constitue l’un des fondements du Rikiki Club.

Le clip permet surtout de mieux comprendre l’identité du groupe. Le Rikiki Club n’est pas seulement une succession de chansons destinées aux enfants : c’est un petit univers dans lequel la musique devient un espace de jeu, de découverte et de rencontre.

« Journal intime et chansons », le grand rendez-vous du 13 novembre

Après « Vraiment là », l’aventure prendra une nouvelle dimension le 13 novembre 2026 avec la sortie de « Journal intime et chansons ». Le projet prendra la forme d’un livre-album réunissant 14 compositions originales, accompagnées d’un livre illustré par Chantal Petten.

Le principe prolonge naturellement l’identité du Rikiki Club : associer chansons, histoires, images et imagination pour construire un univers accessible aux enfants tout en conservant une véritable dimension artistique. Le livre vient ainsi compléter la musique plutôt que de simplement l’accompagner.

« Journal intime et chansons » est réalisé avec l’aide de la Fédération Wallonie-Bruxelles – Service des Musiques. L’album étant encore sous embargo jusqu’à sa sortie officielle, il faudra patienter avant d’en dévoiler davantage. Mais « Vraiment là » permet déjà de se faire une première idée de ce que prépare le trio.

Le Rikiki Club, une aventure qui commence sur scène

La sortie de l’album sera suivie d’une release party au Rideau Rouge à Lasne le 15 novembre 2026, avant un passage à Charleroi le 12 décembre dans le cadre du Noël des Mômes à l’Eden. D’autres concerts doivent encore être annoncés.

Avec Aurelio Mattern, Aurélie Muller et Timothée Philippe, Le Rikiki Club possède une formation suffisamment solide pour faire vivre ses chansons sur scène et prolonger l’esprit collectif développé sur disque.

Le projet part d’une idée simple : faire de la musique pour les enfants sans oublier que ceux-ci aiment avant tout les histoires, les mélodies, les surprises et le plaisir d’être ensemble. « Vraiment là » en constitue une première invitation particulièrement sympathique.

Le Rikiki Club est donc à surveiller de près à l’approche de la sortie de « Journal intime et chansons ». Et pour les parents comme pour les grands-parents, il y a peut-être là une jolie façon de partager quelques chansons avec les plus jeunes sans avoir à ressortir systématiquement les mêmes classiques de la chanson enfantine.

Et puisque la musique est aussi une affaire de transmission, je dédie affectueusement cet article à ma petite-fille qui vient tout juste d’avoir 6 ans et de perdre sa première dent de lait ♥️🥰. Voilà une bonne occasion de lui faire découvrir un club où les « grands » sont eux aussi autorisés à s’amuser et à chanter.

Membres

Aurelio Mattern : chant, guitare
Aurélie Muller : basse
Timothée Philippe : batterie

Discographie

Albums / Livres-albums
2026 – Journal intime et chansons

Singles
2026 – Vraiment là

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Jean-Luc Admin Mazik octobre 2026©

Bluai : l’intime en musique avant un nouvel album

Bluai poursuit son ascension avec The Way You Talk Reminds Me Of Home, un deuxième album attendu le 30 octobre 2026. Avec ce nouveau disque, le trio anversois semble vouloir aller plus loin dans cette musique à la fois intime, chaleureuse et légèrement mélancolique qui avait déjà fait le charme de Save It For Later, paru en 2024.

Formé autour de Catherine Smet au chant et à la guitare, Mo Govaerts à la batterie et Caitlin Talbut à la basse, Bluai s’est rapidement imposé dans le paysage musical belge. Le groupe a notamment remporté trois concours majeurs en Belgique : Humo’s Rock Rally, De Nieuwe Lichting et Sound Track. Une trajectoire particulièrement rapide pour un projet qui avait débuté dans la chambre de Catherine Smet avant de devenir un véritable groupe.

Bluai

Bluai, entre indie folk et Americana

Sur son premier album, Save It For Later, Bluai avait déjà trouvé une formule personnelle en associant indie folk, pop alternative et touches d’Americana. Les influences revendiquées de Big Thief, Pinegrove, HAIM ou Alabama Shakes donnaient au trio une palette suffisamment large pour éviter l’enfermement dans une seule étiquette.

Les chansons de Catherine Smet puisent dans des souvenirs personnels et dans une certaine idée de l’Amérique rêvée, alors même que les histoires racontées prennent naissance en Flandre. Guitare douze cordes, banjo et lap steel contribuaient alors à cette coloration country folk qui donnait au groupe une identité immédiatement reconnaissable.

Depuis la sortie de Save It For Later, Bluai a continué à élargir son audience, avec des passages dans plusieurs festivals importants en Belgique et en Europe, notamment Rock Werchter, Pukkelpop, Cactus Festival et Lokerse Feesten. Le trio a également commencé à s’installer sur les scènes britanniques et européennes.

The Way You Talk Reminds Me Of Home, un album plus personnel

Le 30 octobre prochain, Bluai changera légèrement de perspective avec The Way You Talk Reminds Me Of Home. Là où le premier album pouvait évoquer le souvenir et les paysages imaginaires, ce deuxième chapitre semble davantage tourné vers les relations humaines et les interrogations qui accompagnent le passage à l’âge adulte.

Bluai

Enregistré aux légendaires RAK Studios de Londres, l’album a été capté en seulement cinq jours, en conditions live avec l’ensemble du groupe. Une méthode qui paraît particulièrement adaptée à la musique de Bluai : plutôt que de multiplier les artifices de production, le trio privilégie les interactions entre les instruments, la respiration des morceaux et la justesse des émotions.

La production est assurée par Isabel Gracefield, dont le travail d’ingénieure du son l’a notamment conduite à collaborer avec PJ Harvey et Dua Lipa. Elle avait déjà participé à la réalisation des titres Sober et Alive, deux morceaux qui ont précédé cette nouvelle annonce en 2026.

Le titre de l’album donne d’ailleurs une excellente indication sur son contenu. The Way You Talk Reminds Me Of Home s’intéresse à cette étrange capacité qu’ont certaines personnes, certaines voix ou certaines conversations à faire ressurgir tout un passé.

Des histoires de famille, d’amour et de séparation

Bluai ne présente pas ce nouveau disque comme un simple album sur le passage à l’âge adulte. Il s’agit plutôt de chercher sa place, de comprendre les chemins parcourus et d’essayer de savoir dans quelle direction continuer.

Les chansons partent de situations concrètes : conversations avec la famille, échanges entre amis, relations amoureuses ou retrouvailles avec des personnes disparues de nos vies pendant plusieurs années. À partir de ces petits événements, le groupe aborde des thèmes beaucoup plus vastes : l’enfance, le deuil, l’amour, les responsabilités, les schémas que nous reproduisons et cette incertitude assez universelle qui accompagne l’entrée dans une nouvelle période de l’existence.

Les influences de Feist, Adrianne Lenker et MJ Lenderman apparaissent ici comme des repères particulièrement cohérents. On peut s’attendre à retrouver cette façon de privilégier les détails, les silences et les émotions ordinaires plutôt que les grands effets de manche.

Et c’est probablement là que Bluai possède l’un de ses principaux atouts : raconter des choses très personnelles sans donner l’impression de tenir le journal intime d’un autre. Les situations sont particulières, mais les sentiments qu’elles provoquent sont suffisamment universels pour que chacun puisse y projeter ses propres souvenirs.

« It’s Gotta Be Me », quand partir devient nécessaire

Pour accompagner l’annonce de l’album, Bluai vient de dévoiler It’s Gotta Be Me, troisième extrait après Sober et Alive. Le morceau s’inscrit parfaitement dans cette nouvelle direction annoncée par le groupe.

Construit autour de guitares délicatement jouées en fingerpicking et d’un arrangement volontairement dépouillé, le titre s’intéresse à un moment difficile dans une relation : celui où l’on comprend que rester n’est plus une preuve d’amour.

Le propos est assez simple, mais justement très humain. Lorsque deux personnes ne trouvent plus de bonheur à rester ensemble, il faut parfois accepter que la séparation soit la décision la plus bienveillante. It’s Gotta Be Me transforme cette prise de conscience en une chanson sobre, sans dramatisation excessive.

Cette retenue semble d’ailleurs être devenue l’une des marques de fabrique du travail réalisé par Bluai avec Isabel Gracefield. Chaque instrument semble avoir suffisamment d’espace pour exister et les arrangements ne cherchent jamais à étouffer les paroles.

Une nouvelle étape pour le trio anversois

Avec The Way You Talk Reminds Me Of Home, Bluai semble donc vouloir consolider ce qui faisait déjà la force de Save It For Later tout en ouvrant davantage son écriture.

Le groupe conserve cette proximité avec l’indie folk et l’Americana qui lui a permis de se distinguer, mais l’enjeu paraît désormais plus intérieur. Les grands espaces imaginaires laissent davantage de place aux appartements, aux conversations, aux souvenirs, aux relations qui se terminent et à celles qui recommencent. Bref, à cette matière première finalement assez inépuisable qu’est la vie quotidienne.

Deux ans après un premier album remarqué, Bluai arrive donc à un moment intéressant de son parcours. Le trio dispose désormais d’une expérience scénique solide et d’une identité suffisamment affirmée pour ne plus avoir besoin de chercher à démontrer quoi que ce soit. Il lui reste surtout à raconter ce qu’il a encore sur le cœur.

Et si It’s Gotta Be Me constitue un bon indicateur, le prochain album devrait justement miser sur cette sincérité plutôt que sur la surenchère. Une approche qui colle parfaitement à une formation dont la musique préfère les émotions qui s’installent doucement aux démonstrations tapageuses.

À retenir concernant Bluai

Bluai est un trio anversois qui mêle indie folk, pop alternative et Americana dans une musique intimiste. Après Save It For Later, le groupe poursuit son chemin avec un deuxième album plus introspectif, The Way You Talk Reminds Me Of Home, attendu le 30 octobre 2026.

Membres de Bluai

Catherine Smet : Chant, guitare
Mo Govaerts : Batterie
Caitlin Talbut : Basse

Discographie de Bluai

Albums studio
2024 – Save It For Later
2026 – The Way You Talk Reminds Me Of Home

EP
2022 – Junkyard

Singles
2021 – Lady
2022 – Hate You
2022 – Dime Store
2023 – In Over My Head
2023 – My Kinda Woman
2024 – Never Going Home
2026 – Sober
2026 – Alive
2026 – It’s Gotta Be Me

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