Bluai : l’intime en musique avant un nouvel album

Bluai poursuit son ascension avec The Way You Talk Reminds Me Of Home, un deuxième album attendu le 30 octobre 2026. Avec ce nouveau disque, le trio anversois semble vouloir aller plus loin dans cette musique à la fois intime, chaleureuse et légèrement mélancolique qui avait déjà fait le charme de Save It For Later, paru en 2024.

Formé autour de Catherine Smet au chant et à la guitare, Mo Govaerts à la batterie et Caitlin Talbut à la basse, Bluai s’est rapidement imposé dans le paysage musical belge. Le groupe a notamment remporté trois concours majeurs en Belgique : Humo’s Rock Rally, De Nieuwe Lichting et Sound Track. Une trajectoire particulièrement rapide pour un projet qui avait débuté dans la chambre de Catherine Smet avant de devenir un véritable groupe.

Bluai

Bluai, entre indie folk et Americana

Sur son premier album, Save It For Later, Bluai avait déjà trouvé une formule personnelle en associant indie folk, pop alternative et touches d’Americana. Les influences revendiquées de Big Thief, Pinegrove, HAIM ou Alabama Shakes donnaient au trio une palette suffisamment large pour éviter l’enfermement dans une seule étiquette.

Les chansons de Catherine Smet puisent dans des souvenirs personnels et dans une certaine idée de l’Amérique rêvée, alors même que les histoires racontées prennent naissance en Flandre. Guitare douze cordes, banjo et lap steel contribuaient alors à cette coloration country folk qui donnait au groupe une identité immédiatement reconnaissable.

Depuis la sortie de Save It For Later, Bluai a continué à élargir son audience, avec des passages dans plusieurs festivals importants en Belgique et en Europe, notamment Rock Werchter, Pukkelpop, Cactus Festival et Lokerse Feesten. Le trio a également commencé à s’installer sur les scènes britanniques et européennes.

The Way You Talk Reminds Me Of Home, un album plus personnel

Le 30 octobre prochain, Bluai changera légèrement de perspective avec The Way You Talk Reminds Me Of Home. Là où le premier album pouvait évoquer le souvenir et les paysages imaginaires, ce deuxième chapitre semble davantage tourné vers les relations humaines et les interrogations qui accompagnent le passage à l’âge adulte.

Bluai

Enregistré aux légendaires RAK Studios de Londres, l’album a été capté en seulement cinq jours, en conditions live avec l’ensemble du groupe. Une méthode qui paraît particulièrement adaptée à la musique de Bluai : plutôt que de multiplier les artifices de production, le trio privilégie les interactions entre les instruments, la respiration des morceaux et la justesse des émotions.

La production est assurée par Isabel Gracefield, dont le travail d’ingénieure du son l’a notamment conduite à collaborer avec PJ Harvey et Dua Lipa. Elle avait déjà participé à la réalisation des titres Sober et Alive, deux morceaux qui ont précédé cette nouvelle annonce en 2026.

Le titre de l’album donne d’ailleurs une excellente indication sur son contenu. The Way You Talk Reminds Me Of Home s’intéresse à cette étrange capacité qu’ont certaines personnes, certaines voix ou certaines conversations à faire ressurgir tout un passé.

Des histoires de famille, d’amour et de séparation

Bluai ne présente pas ce nouveau disque comme un simple album sur le passage à l’âge adulte. Il s’agit plutôt de chercher sa place, de comprendre les chemins parcourus et d’essayer de savoir dans quelle direction continuer.

Les chansons partent de situations concrètes : conversations avec la famille, échanges entre amis, relations amoureuses ou retrouvailles avec des personnes disparues de nos vies pendant plusieurs années. À partir de ces petits événements, le groupe aborde des thèmes beaucoup plus vastes : l’enfance, le deuil, l’amour, les responsabilités, les schémas que nous reproduisons et cette incertitude assez universelle qui accompagne l’entrée dans une nouvelle période de l’existence.

Les influences de Feist, Adrianne Lenker et MJ Lenderman apparaissent ici comme des repères particulièrement cohérents. On peut s’attendre à retrouver cette façon de privilégier les détails, les silences et les émotions ordinaires plutôt que les grands effets de manche.

Et c’est probablement là que Bluai possède l’un de ses principaux atouts : raconter des choses très personnelles sans donner l’impression de tenir le journal intime d’un autre. Les situations sont particulières, mais les sentiments qu’elles provoquent sont suffisamment universels pour que chacun puisse y projeter ses propres souvenirs.

« It’s Gotta Be Me », quand partir devient nécessaire

Pour accompagner l’annonce de l’album, Bluai vient de dévoiler It’s Gotta Be Me, troisième extrait après Sober et Alive. Le morceau s’inscrit parfaitement dans cette nouvelle direction annoncée par le groupe.

Construit autour de guitares délicatement jouées en fingerpicking et d’un arrangement volontairement dépouillé, le titre s’intéresse à un moment difficile dans une relation : celui où l’on comprend que rester n’est plus une preuve d’amour.

Le propos est assez simple, mais justement très humain. Lorsque deux personnes ne trouvent plus de bonheur à rester ensemble, il faut parfois accepter que la séparation soit la décision la plus bienveillante. It’s Gotta Be Me transforme cette prise de conscience en une chanson sobre, sans dramatisation excessive.

Cette retenue semble d’ailleurs être devenue l’une des marques de fabrique du travail réalisé par Bluai avec Isabel Gracefield. Chaque instrument semble avoir suffisamment d’espace pour exister et les arrangements ne cherchent jamais à étouffer les paroles.

Une nouvelle étape pour le trio anversois

Avec The Way You Talk Reminds Me Of Home, Bluai semble donc vouloir consolider ce qui faisait déjà la force de Save It For Later tout en ouvrant davantage son écriture.

Le groupe conserve cette proximité avec l’indie folk et l’Americana qui lui a permis de se distinguer, mais l’enjeu paraît désormais plus intérieur. Les grands espaces imaginaires laissent davantage de place aux appartements, aux conversations, aux souvenirs, aux relations qui se terminent et à celles qui recommencent. Bref, à cette matière première finalement assez inépuisable qu’est la vie quotidienne.

Deux ans après un premier album remarqué, Bluai arrive donc à un moment intéressant de son parcours. Le trio dispose désormais d’une expérience scénique solide et d’une identité suffisamment affirmée pour ne plus avoir besoin de chercher à démontrer quoi que ce soit. Il lui reste surtout à raconter ce qu’il a encore sur le cœur.

Et si It’s Gotta Be Me constitue un bon indicateur, le prochain album devrait justement miser sur cette sincérité plutôt que sur la surenchère. Une approche qui colle parfaitement à une formation dont la musique préfère les émotions qui s’installent doucement aux démonstrations tapageuses.

À retenir concernant Bluai

Bluai est un trio anversois qui mêle indie folk, pop alternative et Americana dans une musique intimiste. Après Save It For Later, le groupe poursuit son chemin avec un deuxième album plus introspectif, The Way You Talk Reminds Me Of Home, attendu le 30 octobre 2026.

Membres de Bluai

Catherine Smet : Chant, guitare
Mo Govaerts : Batterie
Caitlin Talbut : Basse

Discographie de Bluai

Albums studio
2024 – Save It For Later
2026 – The Way You Talk Reminds Me Of Home

EP
2022 – Junkyard

Singles
2021 – Lady
2022 – Hate You
2022 – Dime Store
2023 – In Over My Head
2023 – My Kinda Woman
2024 – Never Going Home
2026 – Sober
2026 – Alive
2026 – It’s Gotta Be Me

Site officiel | Facebook | Youtube | Bandcamp

Wiffeney annonce son premier EP entre soul psychédélique et indie pop

Wiffeney s’apprête à franchir une étape importante de son jeune parcours avec la sortie de son premier EP éponyme, attendue le 30 octobre 2026 chez Good Looks Entertainment. Après seulement quelques mois d’existence, le duo a déjà suscité un véritable engouement grâce à une série de concerts affichant complet à Paris, Londres et Tokyo. Une ascension fulgurante qui témoigne d’un projet aussi ambitieux qu’original, porté par une identité sonore et visuelle particulièrement affirmée.

Wiffeney

Wiffeney, un duo né d’une longue amitié

Derrière Wiffeney se cachent deux amis de longue date aux parcours complémentaires. D’un côté, Jai D, batteur, producteur et musicien nommé aux Grammy Awards pour ses collaborations avec Jay-Z, Tyler, The Creator ou encore Haelos. De l’autre, Steph Hope, animatrice reconnue ayant notamment travaillé avec FX Networks et évolué dans l’entourage du musicien japonais Haruomi Hosono.

Installé entre Londres et Tokyo, le duo est né de leur envie commune de créer une musique qui ne s’enferme dans aucun genre. Lorsque Steph Hope propose à Jai D de produire son premier disque, chacun arrive avec ses influences : elle imagine des harmonies inspirées de Steely Dan, tandis que lui penche davantage vers les productions inventives de Danger Mouse. De cette rencontre naît un équilibre aussi inattendu que séduisant.

Une identité musicale riche en contrastes

Wiffeney développe un univers où la Soul Psychédélique, l’Indie Pop et les productions inspirées du Hip-Hop s’entremêlent avec une grande fluidité. Les arrangements sophistiqués côtoient des mélodies immédiatement accrocheuses, tandis que les textures électroniques enrichissent des compositions aux accents vintage.

Le résultat évoque un voyage sonore coloré, porté par des voix expressives, des ambiances psychédéliques et un sens du détail qui révèle toute l’expérience de Jai D en studio. Certains résument même leur musique comme si Karen O des Yeah Yeah Yeahs avait grandi dans la campagne anglaise en écoutant Tame Impala, une comparaison qui traduit parfaitement l’esprit libre du projet.

Le passage de Jai D à New York, où il a travaillé avec plusieurs figures du collectif Native Tongues, a également nourri cette approche hybride, apportant une dimension rythmique et une finesse de production qui distinguent déjà Wiffeney des formations émergentes.

« Big Number », une satire pop de la fièvre des cryptomonnaies

Premier extrait de l’EP, Big Number donne immédiatement le ton. Derrière son apparente légèreté se cache une satire mordante des excès de la spéculation financière.

Le morceau raconte l’histoire d’un investisseur persuadé de faire fortune grâce au bitcoin avant de voir son portefeuille s’effondrer. Obligé de puiser dans ses économies, il tente malgré tout de sauver les apparences lors d’une soirée où il continue à vanter les mérites des cryptomonnaies dans l’espoir de convaincre d’autres personnes d’investir.

Ce récit teinté d’humour noir illustre parfaitement l’écriture de Wiffeney, capable d’aborder des sujets très contemporains avec beaucoup de dérision tout en conservant une efficacité mélodique remarquable.

Wiffeney

Un premier EP de six titres très attendu

Prévu pour le 30 octobre 2026, Wiffeney prendra la forme d’un EP de six morceaux qui devrait offrir une vision complète de l’univers du duo. Cette première réalisation discographique constitue l’aboutissement de plusieurs mois de travail et permettra enfin au public de découvrir l’étendue de leur palette artistique.

Au-delà des influences musicales, le projet accorde également une place importante à son identité visuelle. Les chansons s’accompagnent d’animations psychédéliques et déjantées qui prolongent leur atmosphère onirique, faisant de chaque sortie une expérience aussi graphique que sonore.

Fort d’un bouche-à-oreille déjà très favorable et de prestations scéniques remarquées, Wiffeney possède tous les ingrédients pour s’imposer parmi les nouvelles formations alternatives à suivre de près. Ce premier EP pourrait bien marquer le début d’une aventure particulièrement prometteuse.

Membres de Wiffeney

Jai D : Batterie, production
Steph Hope : Chant

Discographie de Wiffeney

EP
2026 – Wiffeney (parution le 30 octobre)

Singles
2026 – Big Number
2025 – Townhouse
2025 – California Bleach

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Jean-Luc Admin Mazik juillet 2026©