Ellen Alaverdyan : la jeune prodige de la basse qui impressionne le monde

Ellen Alaverdyan

À seulement treize ans, Ellen Alaverdyan fait déjà partie des musiciens dont le nom circule bien au-delà des réseaux sociaux. Véritable phénomène de la basse électrique, cette jeune Américaine d’origine arménienne impressionne autant par sa technique que par sa musicalité. Derrière les millions de vues accumulées sur YouTube et Facebook se cache une artiste passionnée qui, malgré une notoriété précoce, garde les pieds sur terre et poursuit un objectif simple : consacrer sa vie… à la basse.

Ellen Alaverdyan

Parmi les artistes qui ont nourri sa vocation, une figure occupe une place particulière : Tal Wilkenfeld, dont elle admire le jeu, la musicalité et l’approche de l’instrument. Ellen est même allée jusqu’à adopter, pendant un temps, une coiffure et un style vestimentaire rappelant ceux de son idole, un clin d’œil assumé à celle qui l’a profondément inspirée. Mais loin de se contenter d’imiter son modèle, la jeune musicienne s’est rapidement forgé une identité propre. Grâce à une technique déjà remarquable, un sens du groove étonnant et une présence naturelle devant la caméra, elle est devenue en quelques années un véritable phénomène de la basse électrique, attirant l’attention des plus grands noms de la musique.

Une ascension fulgurante pour Ellen Alaverdyan

C’est durant la période de confinement de 2020 qu’Ellen Alaverdyan découvre véritablement la basse. Très rapidement, ses reprises de classiques du rock, du funk, du jazz-fusion ou du metal attirent l’attention des internautes. Son aisance technique, son sens du groove et son incroyable maturité musicale étonnent les bassistes du monde entier.

Ses vidéos totalisent aujourd’hui plusieurs millions de vues tandis que sa communauté dépasse les 700 000 abonnés sur Facebook. Derrière cette réussite, ses parents jouent un rôle essentiel en encadrant son activité sur Internet afin qu’elle puisse continuer à vivre une enfance aussi normale que possible. Ellen aime d’ailleurs rappeler qu’en dehors de la musique, elle apprécie simplement passer du temps avec ses amis, dessiner, regarder YouTube… et dormir.

Des rencontres prestigieuses

Son talent n’a pas tardé à séduire les plus grands musiciens. Parmi les moments les plus marquants de son jeune parcours figure sa rencontre avec Steve Vai. C’est grâce au technicien guitare du virtuose, admirateur de ses vidéos, que celui-ci découvre Ellen. Impressionné, Steve Vai l’invite à partager la scène avec lui lors d’un concert à Las Vegas, une expérience qui restera gravée dans la mémoire de la jeune bassiste.

Elle a également été invitée dans l’émission de Steve Harvey et s’est produite lors d’un match des Golden State Warriors, autant d’expériences qui témoignent de l’impact grandissant de son talent.

Ellen Alaverdyan : Une culture musicale sans frontières

Si Ellen possède des racines arméniennes très fortes, son univers musical dépasse largement les frontières. Son grand-père était un chanteur de musique traditionnelle reconnu en Arménie et deux de ses tantes sont également chanteuses. Pourtant, la jeune musicienne explore avant tout les répertoires qui l’inspirent personnellement.

Ses reprises passent avec une étonnante facilité de Weather Report à Metallica, de Stevie Wonder à Primus, de Led Zeppelin à Tool ou encore des Beatles au jazz-fusion. Elle choisit souvent les morceaux en fonction de la ligne de basse qui la touche ou la stimule techniquement.

Cette curiosité explique sans doute pourquoi son jeu est déjà si personnel malgré son jeune âge.

Jaminai : le passage à la création

Après avoir conquis le public grâce à ses nombreuses reprises, Ellen franchit une nouvelle étape avec Jaminai, un groupe formé autour de son père, le guitariste Hovak Alaverdyan, du légendaire batteur Gregg Bissonette et du claviériste et producteur Murzo.

Ellen Alaverdyan

Le projet met en avant des compositions originales mêlant jazz-fusion, rock progressif, funk et musique instrumentale moderne. La basse y occupe naturellement un rôle central, confirmant qu’Ellen ne se contente plus d’interpréter les œuvres des autres mais développe désormais sa propre identité artistique. Les premiers singles du groupe ont d’ailleurs été très bien accueillis par la communauté des bassistes.

Ellen Alaverdyan : Une carrière qui ne fait que commencer

Malgré sa jeunesse, Ellen Alaverdyan est déjà considérée comme l’une des bassistes les plus prometteuses de sa génération. Plusieurs fabricants d’instruments et de matériel musical collaborent avec elle, tandis que la presse spécialisée salue régulièrement son évolution.

Lorsque l’on lui demande ce qu’elle souhaite faire plus tard, sa réponse est d’une simplicité désarmante : « Just bass. » Une déclaration qui résume parfaitement la passion d’une musicienne dont le parcours semble ne faire que commencer. Décollage réussi avec Take Off !

Musiciens

Ellen Alaverdyan : Basse
Hovak Alaverdyan : Guitare
Gregg Bissonette : Batterie
Murzo : Claviers, Production

Discographie d’Ellen Alaverdyan

Albums studio
2026 – Take Off (avec Jaminai)

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L’Orne : II. WINDOW, une plongée entre mélancolie et tension

L’Orne poursuit son ambitieux projet How Are You Ragged Old Bunny? avec la sortie de II. WINDOW, prévue le 31 juillet sur le label Inner Basement. Ce deuxième volet de la trilogie confirme la singularité du quintette néerlandais, dont la musique oscille entre post-rock, slowcore, noise-rock psychédélique et expérimentations sonores. À travers trois morceaux d’une grande intensité émotionnelle, le groupe continue de bâtir un univers où mélancolie, tension dramatique et immersion sonore se rejoignent.

L'Orne

L’Orne approfondit son identité musicale

Depuis ses débuts, L’Orne développe une esthétique sonore qui privilégie les contrastes et les émotions. Les longues montées instrumentales côtoient des passages d’une grande délicatesse, tandis que les guitares saturées dialoguent avec les nappes de synthétiseur pour créer des paysages sonores aussi hypnotiques qu’inquiétants.

Comme le premier EP de la trilogie, II. WINDOW a été enregistré dans un ancien gazomètre du XIXe siècle situé au sud de Rotterdam. Ce lieu atypique, à l’acoustique exceptionnelle, participe pleinement à la profondeur et à la dimension cinématographique des compositions. Sur scène, cette atmosphère est prolongée par un travail visuel qui renforce encore le caractère immersif des performances du groupe.

L’Orne raconte trois histoires fortes

Le premier titre, « Live, from the horse’s mouth », aborde les paradoxes de la scène musicale de Rotterdam. Inspirée par les expériences vécues par Quincy Fortes, la chanson évoque la désillusion face à un milieu que l’on imagine ouvert mais qui peut parfois reproduire les mêmes mécanismes d’exclusion que le reste de la société. Le morceau devient ainsi une prise de parole sincère sur la liberté d’expression et la nécessité d’oser dénoncer certaines réalités.

« Brook » s’intéresse quant à lui à la souffrance silencieuse provoquée par une relation toxique observée de l’extérieur. L’impuissance ressentie face à un proche incapable de se libérer de son emprise nourrit une composition lente et pesante, fortement influencée par le post-metal et le doom. Cette tension permanente confère au morceau une puissance émotionnelle remarquable.

Enfin, « The Looking Leak » puise son inspiration dans la vision des miroirs développée par Kurt Vonnegut, qu’il décrit comme des passages vers d’autres réalités, tout en faisant écho à De l’autre côté du miroir de Lewis Carroll. À travers ce titre énergique, Luka Lagoone revient sur une amitié adolescente faite d’excès, de manipulations et de recherche permanente de sensations fortes, avant d’exprimer le désir d’une existence plus sereine, tournée vers le calme et la sécurité.

L'Orne II. WINDOW

Le groupe confirme son ambition artistique

Avec II. WINDOW, L’Orne démontre une nouvelle fois sa capacité à transformer des expériences profondément personnelles en compositions universelles. L’équilibre entre les textures aériennes du slowcore, la puissance du post-rock, les éclats du noise-rock et les explorations psychédéliques donne naissance à une œuvre dense, cohérente et particulièrement immersive.

Ce deuxième chapitre de How Are You Ragged Old Bunny? confirme les ambitions d’un groupe qui refuse les conventions et poursuit un parcours artistique exigeant. Les amateurs de musiques atmosphériques, expérimentales et émotionnellement intenses trouveront dans cet EP une œuvre riche, sensible et captivante, qui donne déjà envie de découvrir le troisième et dernier volet de cette ambitieuse trilogie.

Membres

Quincy Fortes : Guitare, Basse, Chant, Composition, Paroles
Luka Lagoone : Basse, Guitare, Chant, Composition, Paroles
Dominic Milder : Guitare, Chœurs
Maj Rachel Wouterson : Synthétiseur, Chœurs
Branko Valchev : Batterie

Discographie de L’Orne

EPs
2026 – II. WINDOW
2026 – I. (How Are You Ragged Old Bunny? – Part I)

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