Saam devient « Uber Chanteur » et chante les absurdités de l’économie à la demande

Saam

Et si demain, pour écouter une chanson, il suffisait de la commander sur une application ? Une guitare sur le dos, un scooter sous les fesses et un téléphone à la main, Saam imagine dans « Uber Chanteur » un drôle de métier où même la musique devient un service à la demande. Un titre aussi drôle que grinçant, sorti le 2 octobre 2026.

Imaginez : vous avez envie d’une chanson. Pas besoin d’aller au concert, il suffit de la commander. Quelques minutes plus tard, un chanteur débarque chez vous, guitare dans le dos, prêt à interpréter le morceau demandé. Bienvenue dans la vie de l’Uber Chanteur.

Saam

Avec ce nouveau titre, Saam pousse jusqu’à l’absurde la logique de l’économie à la demande. Son chanteur devient micro-entrepreneur, sillonne Paris d’un rendez-vous à l’autre et enchaîne les prestations à quelques euros. Horaires extensibles, kilomètres, frais professionnels et rémunération qui fond une fois les charges déduites : la journée de travail ressemble rapidement à une course sans fin.

2,50 € la chanson, quelques kilomètres en scooter et, au bout de la journée, un dos en compote. Heureusement, une solution existe : commander un… Uber Kiné.

Derrière cette galerie de situations absurdes se cache pourtant une réalité beaucoup moins légère. L’idée du morceau est née de discussions de Saam avec des chauffeurs et livreurs Uber, qui lui ont raconté leur désillusion face aux promesses de liberté et de revenus associées au statut de micro-entrepreneur.

Plutôt que d’en faire un morceau militant, l’artiste choisit l’humour et le sarcasme pour raconter cette réalité.

« Dans ma chanson, j’ai choisi de traiter ce thème de l’ubérisation du travail sur un ton humoristique et sarcastique afin de mieux capter l’attention de l’auditeur. » – Saam

Une approche qui correspond bien à l’univers de Saam. Derrière ce nom se cache Samuel Dequidt, ingénieur du son en post-production, guitariste, compositeur et auteur. Depuis le lancement de son projet chanson en 2019, il développe un univers nourri par la chanson française et l’humour de Desproges, peuplé de personnages caricaturaux et de situations où l’absurde permet de parler de sujets bien réels.

Son premier album, « Le Prophète », sorti en 2024, a atteint la 16e place du classement Quota parmi 243 productions. Saam s’est notamment produit en première partie des Têtes Raides. En mai 2026, il a également publié son premier roman, « Nouvelle du fond », aux Éditions Déplumées.

Avec « Uber Chanteur », Saam poursuit donc son exploration de nos petites absurdités contemporaines. Une chanson qui parle de travail, de précarité et d’uberisation, mais qui préfère le scooter, la guitare et l’humour au discours militant.

Une chose est sûre : après avoir écouté Saam, vous ne regarderez peut-être plus votre prochaine livraison de la même manière.

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Photo par Alain Smilo

Sho BonAmour en route vers la finale du tremplin Music’AL 2026

Dans le paysage foisonnant de la scène indépendante française, les tremplins musicaux constituent souvent une étape déterminante pour les artistes en développement. Ils permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des professionnels du secteur et parfois de franchir un véritable cap dans une carrière. C’est dans ce contexte que Sho BonAmour figure parmi les artistes présélectionnés pour l’édition 2026 du tremplin musical Music’AL 2026.

Une opportunité importante pour un artiste émergent

Après plusieurs années consacrées à l’écriture, à la composition et à la construction de son univers musical, Sho BonAmour voit aujourd’hui ses efforts récompensés par cette présélection. Une première étape encourageante qui pourrait le conduire jusqu’à la finale, dont les noms des participants retenus seront dévoilés le 21 juin prochain.

Pour les artistes indépendants, ce type de concours représente bien davantage qu’une simple compétition. Il offre l’opportunité de présenter son travail à des professionnels reconnus, de bénéficier d’un accompagnement spécialisé et d’accéder à des ressources souvent difficiles à obtenir lorsque l’on évolue en autoproduction.

Le tremplin Music’AL, un véritable accélérateur

Créé pour soutenir les talents émergents, le tremplin Music’AL met en avant des artistes venus d’horizons musicaux variés. Les participants peuvent espérer bénéficier d’un accompagnement professionnel, d’opportunités de diffusion et de prestations scéniques valorisantes.

L’édition 2026 bénéficie notamment du soutien de Bénabar, qui en assure le parrainage. Une présence qui témoigne de la volonté du concours de créer des passerelles concrètes entre les jeunes talents et les acteurs établis de l’industrie musicale.

Sho BonAmour au tremplin musical 2026

Sho BonAmour : Un vote du public avant le verdict

Avant de pouvoir défendre sa candidature devant le jury final, Sho BonAmour doit franchir une étape essentielle : convaincre le public. Les votes sont ouverts jusqu’au 21 juin et chaque soutien compte dans cette phase décisive.

Le principe est simple : les internautes peuvent se connecter à la plateforme du concours, soutenir leur artiste favori et renouveler leur vote quotidiennement selon les modalités prévues par l’organisation.

Pour Sho BonAmour, comme pour les autres candidats, cette période s’apparente à un véritable marathon où la mobilisation des auditeurs peut faire toute la différence.

Soutenir la scène émergente dans son ensemble

Chez Mazik, nous préférons mettre en lumière les initiatives qui favorisent l’émergence de nouveaux talents plutôt que de prendre parti pour un candidat particulier. Le tremplin Music’AL offre justement une belle occasion de découvrir une grande diversité d’artistes et de projets musicaux.

Nos lecteurs curieux peuvent ainsi explorer l’ensemble des candidatures, écouter les différents univers proposés et apporter leur soutien aux artistes qui les touchent le plus. Derrière chaque projet se cachent souvent des années de travail, de passion et de persévérance.

Que votre préférence aille à Sho BonAmour ou à un autre participant, l’essentiel reste de soutenir la création musicale indépendante et de permettre à de nouveaux artistes de trouver leur public.

Une vitrine pour les talents de demain

Les tremplins musicaux ont souvent révélé des artistes qui occupent aujourd’hui une place reconnue dans le paysage musical français. Sans garantir le succès, ils constituent néanmoins une étape précieuse dans la construction d’un parcours artistique.

L’édition 2026 de Music’AL pourrait bien permettre à plusieurs candidats de franchir un nouveau palier. Une raison supplémentaire de garder un œil attentif sur cette compétition et sur les artistes qui la composent.

Jean-Luc Admin Mazik juin 2026©