Magali Michaut dévoile son second album Prendre de la Hauteur

Magali Michaut - Prendre de la hauteur

Magali Michaut : L’Envol Sensible de « Prendre de la hauteur »

Depuis une décennie, Magali Michaut s’est imposée comme une figure singulière de la scène indépendante. Autrice-compositrice-interprète au parcours atypique, elle a su transformer ses expériences de voyage et ses observations du quotidien en de véritables tableaux sonores. Ce 27 mars 2026, elle marque un tournant avec la sortie de son deuxième album, porté par le clip éponyme : « Prendre de la hauteur ».

Une décennie de bitume et de poésie

Troubadour des temps modernes, Magali Michaut n’est pas une novice de la scène. Avec plus de 400 concerts à son actif — qu’elle se produise en solo avec son violon, en duo ou en trio — elle a forgé son identité sur la route. On retrouve dans son écriture la filiation évidente des grands noms de la chanson française comme Anne Sylvestre ou Renaud, tout en y insufflant la modernité vaporeuse d’une artiste comme Pomme. Sa musique est une conversation intime, une ballade folk qui refuse de choisir entre la douceur et la lucidité.

Un album comme un refuge

Dans ce nouvel opus, Magali Michaut nous invite à un exercice de survie émotionnelle : s’extraire du « bruit ambiant ». Face à la dureté de l’époque et aux complexités relationnelles explorées dans le titre La Bulle, elle propose une respiration nécessaire. L’album navigue entre des atmosphères planantes, à l’image du titre Matin douceur, et des moments plus festifs comme Ce réveillon-là.

L’artiste ne se contente pas de chanter le beau ; elle interroge le monde. Elle nous parle de ses racines à Cergy, de la mélancolie de l’enfance, mais aussi de questions existentielles plus vastes dans Où va-t-on. La science s’invite parfois dans ses textes, comme dans Référentiel newtonien, rappelant que le chemin de la connaissance et de l’acceptation de soi est un mouvement perpétuel.

Une réalisation audacieuse

La grande force de ce projet réside également dans son épaisseur sonore. Co-réalisé avec Kilian Arzel (Wheel Creation), l’album témoigne d’une ambition de production remarquable. Les guitares folks traditionnelles s’enrichissent de textures rares : le banjo, la mandoline, la pedal steel et le dobro apportent une couleur presque organique à des titres comme Ultracrépidarianisme.

L’instrumentation ne s’arrête pas là, intégrant un pupitre de cuivres sur Je suis partie, ainsi que le mariage délicat du violoncelle et de la clarinette sur Reste avec moi. Le tout est subtilement enveloppé de sonorités électro, créant un pont entre tradition et modernité.

Avec Prendre de la hauteur, Magali Michaut ne se contente pas de livrer un recueil de chansons ; elle nous offre un horizon. Un album indispensable pour quiconque cherche, l’espace d’un instant, à regarder le monde d’un peu plus haut.

lien digital officiel