Hooverville, folk rock indépendant aux racines punk assumées

Hooverville, relever la tête au milieu du bruit

Derrière le nom Hooverville se cache un parcours forgé dans le bruit, la sueur des salles et une fidélité intacte à l’esprit indépendant. Originaire de Lille, l’artiste fait ses armes très tôt dans la scène punk-hardcore locale, un terrain brut où l’urgence prime sur le vernis. Guitare en main au sein de La Gangrène à la fin des années 1990, il s’inscrit d’emblée dans une logique DIY, essentielle, presque militante. Cette énergie première ne le quittera jamais, même lorsqu’il bifurque vers des formes plus dépouillées.

Hooverville

Du post-rock à la chanson habitée

Au début des années 2000, Hooverville élargit son spectre sonore avec Day in, Day out, collectif instrumental post-rock au sein duquel il explore la guitare et la basse pendant plusieurs années. Cette expérience marque durablement son rapport aux textures et aux silences. Mais c’est en solo, en 2007, lors d’une première partie d’Against Me! à Lille, que le projet Hooverville prend véritablement forme. Le choix du nom, clin d’œil à Woody Guthrie, annonce déjà une attention portée aux marges, aux vies discrètes, aux récits modestes mais essentiels.

Le parcours d’Hooverville l’amène également à croiser des figures marquantes du rock indépendant français. Sur scène, il partage notamment l’affiche avec Paul Péchenart, ex-chanteur des Dogs, dont l’héritage power pop et rock’n’roll résonne naturellement avec son goût pour les chansons tendues et sincères. Cette rencontre illustre une filiation évidente, celle d’une écriture directe, sans posture, où l’émotion prime sur l’esbroufe, et où la scène reste un lieu de transmission autant que de confrontation.

Une folk française sans artifice

Depuis, Hooverville trace une route singulière : une musique d’inspiration anglo-saxonne, mais chantée en français, où la folk dialogue avec le rock et conserve une nervosité héritée du punk. Guitare acoustique, voix frontale, arrangements sobres, parfois rehaussés de touches électroniques ou de piano, tout concourt à laisser respirer les textes. Ceux-ci parlent d’errance, de doutes, de liens fragiles, avec une écriture directe qui refuse l’esbroufe.

Revoir les étoiles, un disque comme un geste

Avec Revoir les étoiles, album sorti en 2025, Hooverville pousse plus loin encore cette quête de justesse. Les morceaux avancent comme des scènes nocturnes, baignées de mélancolie lucide et d’une forme d’espoir discret. Ici, pas de démonstration inutile : chaque chanson cherche l’équilibre entre rugosité et lumière. Les clips, centrés sur des fragments de vie, prolongent cette volonté de faire résonner le quotidien plutôt que le mythe. Un album qui n’élève jamais la voix, mais dont l’intensité se révèle sur la durée.

Hooverville

Hooverville : Une voix discrète mais essentielle

À l’heure où beaucoup cherchent à briller, Hooverville préfère éclairer doucement. Son projet s’inscrit dans le temps long, loin des modes, porté par une sincérité rare. Une musique qui ne promet pas de réponses, mais invite à lever les yeux, malgré le bruit et les lumières artificielles.

Hooverville : Guitare, chant

Discographie d’Hooverville

Albums studio
2025-10 – Revoir les étoiles
2020-04 – Nos Heures

EPs
2015-10 – EP 2015
2014-09 – EP 2014
2013-09 – EP 2013
2012 – EP 2012

Singles
2025 – Revoir les étoiles
2023 – Frère
2023 – Les Galaxies

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Taisen : entre piano classique et explorations électroniques

Taisen

Une musique entre lumière et ombre

Taisen est un compositeur et multi-instrumentiste français basé à Toulouse, dont l’œuvre efface les frontières entre composition classique et expérimentation électronique. Son univers sonore s’ancre dans le piano et s’étend à travers synthétiseurs, textures et mouvements, créant un espace où lumière et ombre, mémoire et imagination, silence et résonance coexistent.

Taisen : Des débuts classiques à l’improvisation

Né en France, Taisen a grandi bercé par la musique classique. Il commence le piano à l’âge de cinq ans, alternant entre conservatoire et cours particuliers. Mais c’est à l’adolescence que la musique devient véritablement son langage personnel. À seize ans, lassé de la rigueur des partitions et de l’enseignement formel, il abandonne les cours et se tourne vers l’improvisation. Ce choix marque le début d’une approche spontanée de la composition, qui s’étendra progressivement à la guitare, la flûte, le violon, puis à la palette électronique qui constitue aujourd’hui l’essence de son univers sonore.

The Fall Sessions : un automne musical

En 2025, Taisen est invité à soutenir Jean-Michel Jarre, une étape qui confirme sa place dans le paysage musical contemporain. Son projet à venir, The Fall Sessions, condense ses idées dans trois compositions introspectives, enregistrées dans son studio toulousain lors d’un week-end de novembre. Chaque morceau est accompagné d’une performance filmée, invitant l’auditeur à partager l’intimité du processus créatif.

L’EP The Fall Sessions, dont le premier extrait A Cycle Ends sortira le 27 février, s’inspire du cycle des saisons. L’automne y est décrit comme une période de transformation constante, tantôt calme, tantôt agitée, parfois sombre, parfois baignée d’une lumière intense. L’œuvre se présente à la fois comme un manifeste et une invitation : ralentir, ressentir et laisser le temps s’étirer.

Taisen : Piano, synthétiseurs, guitare, flûte, violon, composition
Hannah AlKharusy : Violoncelle

Discographie de Taisen

Albums studio
2024 – Time No Time
2023 – Almost Peace
2020 – Home

EP
2026 – The Fall Sessions

Singles
2026 – A Cycle Ends
2025 – Clouds

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