Lamu : Twin Demons, l’électro-rock en zone protégée

Lamu est le nouveau terrain de jeu musical de Laura Chevalier et CC, guitariste de Shaka Ponk. Avec Twin Demons, leur premier EP sorti le 9 octobre 2026 chez Delco Music, le duo plonge dans un univers électro-rock aussi sombre qu’entêtant, où guitares électriques, synthés et voix se confrontent dans un joyeux chaos parfaitement maîtrisé.

Lamu : Twin Demons, l’électro-rock en zone protégée

Lamu, un duo né du chaos

Derrière Lamu se cachent donc Laura, au chant et aux textes, et CC, guitariste et producteur. Partenaires de longue date, les deux artistes ont choisi de mettre leurs expériences précédentes de côté pour construire ensemble un univers qui leur ressemble davantage.

Le concept est plutôt clair : année zéro, zone protégée, nouvelles règles. Leur terrain d’expérimentation se situe quelque part entre rock alternatif, électro, pop massive et atmosphères plus volontiers dark. Une formule qui permet au duo de jouer autant sur l’énergie que sur les contrastes.

La production réalisée avec Valentin et Clément Aubert, alias The Ninety2, contribue largement à cette identité sonore. Les arrangements donnent de l’espace aux guitares tout en laissant les synthétiseurs installer une matière électronique dense et moderne.

Lamu façonne Twin Demons

Le premier single, « Twin Demons », a posé les bases de cette aventure avant la sortie de l’EP. Puis « Play », dévoilé durant l’été, a apporté une facette plus lumineuse et sensuelle au projet, avec la participation du crooner suédois Jay-Jay Johanson.

Avec « Holy Water Fever », sorti en septembre, Lamu a ensuite remis une bonne dose d’électricité dans la machine. Le titre repose sur un refrain particulièrement accrocheur, des cordes électriques et un bass synthé qui donnent au morceau une dimension dansante sans sacrifier son ADN rock. La voix de Laura et le jeu de guitare de CC occupent naturellement le devant de la scène.

Et puisqu’un duo baptisé Twin Demons ne pouvait décemment pas se contenter de rester sage, « Poison » accompagne désormais la sortie de l’EP. Plus sombre, le morceau explore la fascination et le désir avec une ambiance volontiers romantique et vénéneuse. Synthés et guitares s’y répondent sur une production massive et onirique.

Lamu, entre guitares électriques et synthés

Ce qui intrigue chez Lamu, c’est justement cette volonté de ne pas choisir entre rock et musique électronique. Les guitares conservent leur mordant tandis que les machines épaississent considérablement le décor. Le duo peut ainsi passer d’une pulsation dansante à une atmosphère plus obscure sans donner l’impression de changer de planète à chaque morceau.

Laura apporte une présence vocale qui peut se montrer aussi bien puissante que sensuelle, tandis que CC construit autour d’elle un environnement où les riffs et les textures électroniques se complètent plutôt qu’ils ne se concurrencent.

Twin Demons fonctionne ainsi comme une première déclaration d’intention. Lamu ne cherche manifestement pas à rentrer dans une case préexistante : le duo préfère en fabriquer une nouvelle, quitte à y laisser quelques étincelles.

Lamu en concert au Nouveau Casino

Après avoir progressivement dévoilé les contours de son univers au fil des singles, Lamu passe désormais à l’étape supérieure avec la scène. Le duo se produira au Nouveau Casino à Paris le 15 octobre 2026, quelques jours seulement après la sortie de l’EP, pour une soirée qui prendra naturellement des allures de release party.

Laura et CC y présenteront pour la première fois sur scène leur projet sous le nom de Lamu. Ils partageront l’affiche avec Maxence Alexandre, en première partie.

Pour un projet dont l’identité repose autant sur les contrastes, les textures et l’énergie électrique, le passage du studio à la scène devrait constituer un test particulièrement intéressant. Car si Twin Demons est l’année zéro de Lamu, le concert pourrait bien être le véritable début de l’histoire.

Une chose est certaine : avec Lamu, la guerre attendra. « Faites Lamu, pas la guerre ! »

Membres

Laura Chevalier : chant, textes
CC : guitare, production

Discographie

EP
2026 – Twin Demons

Singles
2026 – Twin Demons
2026 – Play
2026 – Holy Water Fever
2026 – Poison

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Quand la dark-pop rencontre l’EDM: Michelle Kash dévoile “Gravity (Stash Konig Remix)”

Michelle Kash dévoile “Gravity (Stash Konig Remix)”, une relecture électrisante et nocturne de son single dark-pop qui propulse son univers poétique dans une dimension résolument club. Entre émotion brute et pulsation électronique, ce remix transforme une confession intime en une expérience sonore immersive, pensée autant pour les dancefloors que pour les nuits introspectives.

Michelle Kash dévoile l’origine intime de “Gravity”

À l’origine, “Gravity” est né comme un poème. L’artiste y raconte un moment suspendu, celui où l’on cesse de lutter contre une attraction devenue trop forte. À l’époque, Michelle Kash se trouvait prise entre deux relations, oscillant entre hésitation et désir. Puis, comme elle l’explique elle-même, « tout s’est effondré en un seul instant », donnant naissance à la chanson. Cette tension émotionnelle reste au cœur du morceau, même dans sa version remixée.

Michelle Kash Gravity (Stash Konig Remix)

Michelle Kash revisite “Gravity” avec Stash Konig

Pour réinventer ce titre, Michelle Kash s’est associée au producteur basé à Los Angeles, Stash Konig, dont l’ascension fulgurante dans la scène électronique en fait l’un des remixeurs les plus convoités du moment. Connu pour ses relectures pour des artistes internationaux majeurs, Konig a immédiatement compris l’atmosphère et la profondeur du morceau. Ensemble, ils ont imaginé une version qui évoque une virée nocturne à travers une ville illuminée, entre mystère, sensualité et énergie.

Le résultat est un titre hypnotique où nappes de synthés cinématographiques et rythmes électroniques enveloppent la voix smoky de Michelle Kash. Tantôt murmure séducteur, tantôt chant affirmé, sa performance vocale glisse au cœur de la production avec une intensité magnétique. La charge émotionnelle de la version originale demeure intacte, mais le battement du morceau s’ancre désormais dans une dynamique dance irrésistible.

Gravity (Stash Konig Remix) Michelle Kash

L’artiste affirme son univers entre dark pop et EDM

L’univers artistique de Michelle Kash s’est toujours construit à la frontière entre poésie et pop alternative. Avant de se consacrer pleinement à la musique, elle écrivait déjà des poèmes, jouait du piano et de la guitare et explorait différentes formes d’expression artistique. Une retraite dans le désert de l’Utah a marqué un tournant décisif, l’encourageant à poursuivre la musique comme véritable vocation.

Depuis, l’artiste new-yorkaise installée à Los Angeles développe une signature sonore à la fois sensuelle, cinématographique et introspective. Son interprétation de “Personal Jesus” (de Depeche Mode) avait d’ailleurs atteint la 4e place du classement Billboard Dance Club Songs, révélant sa capacité à transformer l’émotion en énergie dancefloor.

Avec “Gravity (Stash Konig Remix)”, Michelle Kash livre un morceau sombre, élégant et captivant. Un titre qui capture l’électricité des nuits urbaines et rappelle qu’il existe parfois des forces auxquelles il est impossible d’échapper, comme l’attraction de la musique elle-même.

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