The Misty Solitudes dévoilent “You’re a Daydream”, un retour aux heures glorieuses du brit rock

Depuis quelque temps, The Misty Solitudes commencent sérieusement à faire parler d’eux sur la scène indie rock britannique.

Le duo anglais s’est construit une identité autour de morceaux introspectifs, de mélodies aériennes et d’un son capable de capturer ces moments un peu flous entre nostalgie, mélancolie et énergie brute. Avec leur nouveau single You’re a Daydream, sorti le 3 avril, ils confirment leur statut de duo à surveiller de près.

Portrait de The Misty Solitudes

Le morceau possède immédiatement ce petit goût de brit rock des années 90 qui donne envie d’y revenir plusieurs fois. Impossible de ne pas penser à Babyshambles dans cette manière de mélanger désinvolture, romantisme et tension électrique.

Mais là où beaucoup tombent dans la simple imitation rétro, The Misty Solitudes réussissent à garder quelque chose de très actuel. Le titre sonne vivant, spontané et surtout sincère.

“You’re a Daydream” fonctionne autant grâce à son ambiance qu’à son écriture. Il y a quelque chose de très cinématographique dans la façon dont le morceau avance, comme une balade nocturne entre euphorie et solitude. La lyric vidéo contribue d’ailleurs à donner cette couleur si particulière au morceau.

Une bonne partie de cette atmosphère vient aussi du travail de production. The Misty Solitudes ont enregistré ce nouveau single au Tilehouse Studios en utilisant notamment une machine analogique Studer A800 et une console vintage du studio. Et ça s’entend.

Le son possède cette chaleur organique qu’on retrouve rarement dans certaines productions modernes trop propres. Les guitares ont du relief, la batterie respire, et l’ensemble garde un côté brut très agréable.

Avec ce nouveau single, The Misty Solitudes montrent qu’ils savent parfaitement jouer avec les codes du rock britannique sans perdre leur personnalité. “You’re a Daydream” est le genre de morceau qu’on écoute une première fois pour son ambiance, puis qu’on relance pour tous les petits détails qu’il laisse derrière lui.

Un titre qui confirme surtout que le groupe mérite largement l’attention grandissante qu’il reçoit actuellement.

Instagram | Youtube | Site officiel

Set The Tone dévoile « Fourteen » et nous replonge dans les 90s

Avec Fourteen, le groupe gallois Set The Tone signe un single qui joue habilement sur la corde sensible de la nostalgie sans tomber dans le cliché facile. 

Dès l’intro, les textures installent une ambiance familière, mais pas figée. On sent bien l’influence des 90s et 2000s, oui, mais elle est digérée, retravaillée, et jamais copiée-collée. Le morceau avance avec une forme de retenue, comme s’il refusait d’exploser complètement pour mieux laisser respirer le message.

Le groupe Set The Tone

La sincérité du propos est le point fort de ce single. Liam Richards, au chant, livre une réflexion simple mais qui parlera à tout le monde : grandir, oui, mais sans jamais totalement se détacher de ce qui nous a construit. Les rêves d’adolescent, les morceaux qu’on écoutait en boucle, ces petits fragments d’identité qui résistent au temps… Fourteen capte tout ça avec une justesse désarmante. On devine que le titre est né d’une base très intime, avant d’être enrichi par les arrangements et la production.

Finalement, il ne s’agit pas ici de regretter ses 14 ans, mais plutôt de constater que certaines choses – les goûts, les rêves, les obsessions – s’accrochent plus longtemps qu’on ne l’aurait cru.

Musicalement, la collaboration fonctionne parfaitement. Daniel Hayman, à la production, donne de l’ampleur au morceau, tandis que les guitares de Nate Jones et la basse de Rob Williams apportent cette touche rétro si familière. L’ensemble reste fluide et jamais fade. Il y a même un côté légèrement mélancolique qui s’installe, comme une douce piqûre de rappel du temps qui passe.

Là où Set The Tone réussit particulièrement bien, c’est dans cet équilibre entre hommage et modernité. Fourteen ne cherche pas à réinventer le genre, mais à le faire vivre avec honnêteté. Et ça marche !

En somme, Fourteen est un morceau qui s’écoute presque comme une conversation intérieure. C’est efficace, touchant, et suffisamment accrocheur pour rester en tête. De quoi donner envie de Set The Tone suivre de près !

Facebook