Wassim : avec « Moitié-moitié », la musique raconte l’histoire d’une identité entre deux mondes

Wassim sortira le 6 novembre « Moitié-moitié », un album chez inTempo Musique qui aborde la double identité à travers une pop teintée de sonorités orientales. Né au Québec dans une famille d’origine libanaise, l’auteur-compositeur-interprète transforme les questions d’héritage, de mémoire et de transmission en chansons personnelles, nourries par son vécu et ouvertes sur le monde.

Wassim, tournée
Wassim, tournée

Que reste-t-il de nos origines lorsque l’on grandit loin de la terre de ses ancêtres ? Comment transmettre une culture à ses enfants sans avoir l’impression de vivre entre deux appartenances ? Ces interrogations traversent le nouvel album de Wassim, qui choisit de raconter la complexité de l’identité plutôt que de la réduire à une seule définition. Avec « Moitié-moitié », l’artiste revendique la possibilité d’être pleinement québécois et libanais, sans devoir privilégier un héritage au détriment de l’autre.

Musicalement, cette démarche se traduit par une rencontre entre la pop contemporaine et les sonorités orientales, le tout porté par un attachement profond à la langue française. Le oud, instrument emblématique des traditions musicales du Moyen-Orient, participe à cette alliance en apportant une couleur reconnaissable aux compositions. La réalisation et les arrangements ont été confiés à Laurence Nerbonne, dont le travail insuffle une dimension moderne aux chansons. Même lorsque les textes abordent des sujets douloureux, les rythmes peuvent se faire entraînants, donnant au disque une énergie qui contraste avec la gravité de certaines histoires.

L’album s’intéresse notamment à la mémoire familiale. La figure d’une grand-mère qui perd progressivement ses souvenirs devient le point de départ d’une réflexion sur ce que l’on transmet et sur les traditions qui risquent de disparaître avec le temps. Wassim évoque cette problématique à travers l’expression « Alzheimer culturel », une formule qui souligne la fragilité des liens avec les origines lorsque la langue, les coutumes et les souvenirs ne circulent plus entre les générations.

D’autres chansons abordent les couples confrontés à l’éloignement, l’un des défis que peut entraîner l’immigration, ainsi que la relation entre un père et son fils, façonnée par la transmission culturelle. Le Liban occupe également une place importante dans cet univers. Pour les membres de la diaspora, les événements qui frappent le pays d’origine continuent de provoquer une émotion particulière, même à des milliers de kilomètres. L’explosion de Beyrouth en 2020 illustre cette proximité affective qui ne disparaît pas avec la distance.

Wassim pochette Moitié Moitié
Wassim pochette Moitié Moitié

Pour enrichir ce projet, Wassim collabore avec Gaële, autrice et interprète d’origine française issue de l’immigration, avec laquelle il partage une sensibilité liée aux parcours entre plusieurs cultures. Amylie a également participé à la composition de certaines chansons. Ces contributions viennent compléter le travail de Laurence Nerbonne et renforcer la diversité musicale de l’album.

Avant cette nouvelle parution, Wassim avait amorcé son parcours discographique avec « L’Artiste », puis « Portrait », un premier album de six titres publié en 2023. Ce dernier était profondément marqué par un deuil périnatal, expérience intime qui avait nourri son écriture et accompagné son affirmation artistique. La tournée qui a suivi lui a permis de présenter ses chansons au public québécois lors de plus d’une trentaine de spectacles.

Son parcours ne se limite toutefois pas à la scène. Engagé dans la défense et le rayonnement de la francophonie, Wassim préside le conseil d’administration d’Impératif français et intervient comme chroniqueur à ICI Ottawa-Gatineau. Cet engagement rejoint naturellement sa démarche musicale : faire vivre la langue française tout en lui permettant d’accueillir des histoires, des sensibilités et des héritages multiples.

La sortie de « Moitié-moitié », prévue le 6 novembre chez inTempo Musique, coïncide avec le Mois du patrimoine libanais au Canada. Cette proximité donne un écho particulier à un disque qui ne cherche pas seulement à raconter une histoire individuelle, mais aussi à rendre visibles les expériences de celles et ceux qui construisent leur vie entre plusieurs cultures.

Avec cet album, Wassim propose une autre manière de parler des origines : non comme d’un choix à faire, mais comme d’un héritage à faire évoluer. Ses chansons rappellent que l’identité peut se composer de plusieurs voix, de souvenirs parfois fragiles et de liens qui continuent d’exister malgré la distance.

Site officiel | Youtube | Spotify | Facebook

NinjA Cyborg dévoile le clip de Burn It All, une nouvelle décharge électrique entre synthwave et punk

NinjA Cyborg dévoile le clip de Burn It All, un single qui donne un nouvel élan à son univers électronique rétrofuturiste. En associant les synthétiseurs analogiques à l’énergie du punk anglais des années 80, Martin Antiphon et Marc Botté font évoluer leur synthwave et préparent une nouvelle étape de leur aventure musicale, entre sortie d’un futur EP et retour sur scène avec Rage Tour.

NinjA Cyborg s’est construit une identité musicale singulière en puisant dans l’imaginaire sonore des années 80. Les bandes originales de films d’action, les musiques de jeux vidéo et les sonorités des synthétiseurs analogiques constituent une matière première que le duo transforme en compositions actuelles. Plutôt que de se limiter à une reproduction nostalgique de cette décennie, Martin Antiphon et Marc Botté privilégient les mélodies, les refrains et l’écriture de véritables chansons. Leur approche de la synthwave rejoint ainsi un territoire où l’électronique rencontre la pop et l’énergie du rock.

NinjA Cyborg / Burn It All
NinjA Cyborg / Burn It All

Les amateurs du genre pourront retrouver certaines affinités avec des artistes comme Carpenter Brut ou Kavinsky, notamment dans cette manière de faire revivre les atmosphères rétrofuturistes. NinjA Cyborg développe néanmoins ses propres codes, en accordant une place importante à la narration, aux ambiances cinématographiques et à la construction d’un univers cohérent autour de sa musique.

Avec Burn It All, le duo franchit une nouvelle étape. Après deux EP qui ont permis de définir ses principales influences, les musiciens injectent une énergie plus directe dans leurs compositions. Le punk anglais des années 80 vient bousculer les textures électroniques et renforcer le caractère incisif de ce nouveau single. Cette orientation apporte une dimension plus brute à leur musique, sans effacer les synthétiseurs ni les mélodies qui constituent le socle de leur identité. Le morceau illustre ainsi leur volonté de faire évoluer leur formule et d’explorer de nouvelles possibilités sonores.

Le clip de Burn It All accompagne cette évolution. Chez NinjA Cyborg, l’image ne constitue pas un simple prolongement promotionnel de la musique : elle participe à la construction d’un univers où les références au cinéma de genre, les personnages imaginaires et les histoires décalées occupent une place importante. Le tandem aime détourner les codes de la culture populaire pour créer des projets visuels qui dialoguent avec ses compositions.

Cette démarche était déjà présente sur Night of the Cobra, le premier EP du groupe, conçu comme la bande originale d’un improbable film de kung-fu. Avec The Sunny Road, Martin Antiphon et Marc Botté avaient ensuite imaginé les aventures de Gordon, un Cyber Ninja parti combattre les méchants de Sun City. Ce récit avait pris vie dans un film d’animation en stop motion réalisé avec des personnages en pâte à modeler par Jef Dubrana et Olivier Hernandez du Freaks Motion Studio. Ces réalisations témoignent de l’importance accordée à l’imaginaire visuel dans le développement du projet.

L’actualité de NinjA Cyborg ne se limite pas à la sortie de ce nouveau clip. L’arrivée du duo au sein de la famille Rage Tour constitue un signe important pour la suite de son parcours et accompagne son retour sur scène. Après avoir posé les bases de son univers à travers ses premières productions, le groupe entend désormais prolonger cette aventure dans le cadre de nouveaux concerts.

Un nouvel EP est annoncé dans la foulée de Burn It All, tandis qu’une tournée se prépare. Cette perspective permettra de retrouver sur scène une musique pensée autour des contrastes, entre atmosphères synthétiques, mélodies accrocheuses et énergie rock.

Le travail sonore demeure également au cœur de la démarche des deux musiciens. Les morceaux de NinjA Cyborg sont majoritairement réalisés en analogique et mixés dans la Studer 903 de Music Unit. Cette méthode témoigne de leur intérêt pour les textures, les timbres et les ambiances, autant d’éléments qui contribuent à la personnalité de leurs productions.

Avec Burn It All, NinjA Cyborg confirme donc son envie de dépasser les frontières de la synthwave traditionnelle. Le duo conserve l’imaginaire rétro qui nourrit sa musique, tout en lui insufflant une énergie punk plus mordante. Entre nouveau clip, futur EP et retour annoncé sur scène, Martin Antiphon et Marc Botté ouvrent un chapitre prometteur de leur parcours musical.

Lien digital | Facebook | Youtube | Instagram